Sarko dans les médias : quand on aime on ne compte pas
Hors période électorale, le temps de parole dans les médias est censée se répartir à égalité entre gouvernement, majorité et opposition. Mais une décision du Conseil d'Etat datant de 2005 estime que "le président de la République ne s'exprime pas au nom d'un parti ou d'un groupement politique", et ne rentre par conséquent dans aucune catégorie. Le CSA s'engouffre donc dans la brèche et, s'il minute tout de même le temps de parole de Nicolas Sarkozy (sans parler de ses "conseillers spéciaux"), il ne l'impute à personne. Dans un monde parfait, la (non)décision du CSA serait parfaitement logique. Que le président de la République, président de tous les Français, ne s'exprime pas au nom d'un parti ou d'un groupement politique, ça semble normal, pertinent, souhaitable. Mais dans les faits ? Eh bien dans les faits, il n'y a plus qu'à changer les institutions. C'est bien l'idée de Laurent Fabius, qui entend déposer un amendement afin de faire modifier la Constitution en ce sens. C'est aussi ça, la rupture. Commentaires
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