100 Français qui bougent : patchwork de vide Hier soir, c'était la première du magazine événement de France 2. Les 100 qui font bouger la France. Prévu sur 95 minutes, ça nous fait du cinquante-sept secondes par invité. Mais de toute façon, le pot-aux-roses sera découvert à 21h36 lorsque Béatrice Schönberg expliquera que, pour des raisons de montage, on retrouvera tous les Français qui manquent sur le site Internet de l'émission (j'y suis allé, ça n'a pas l'air d'y être encore).En revanche sur le forum de l'émission, les téléspecateurs ne cachent pas leur agacement, notamment les professeurs et les instituteurs. Alors, ce n'est pas que je souhaite absolument cracher sur le service public, mais il n'empêche qu'on avait un peu l'impression de voir un assemblage de poncifs (les élèves ne sont pas assez disciplinés), de préjugés (les profs font mal leur boulot, vive le privé) et de démagogie (ouh, regardez les pitits nenfants qui chantent du slam pour apprendre le français suivi de "j'ai envie de vous faire un bisou à tous", mais finalement une tapette c'est suffisant). Tiens, d'ailleurs le slam, c'est tellement bien que je ne résiste pas au plaisir de vous faire revoir la séquence : Il y avait toutefois, reconnaissons-le, quelques intervenants qui pondéraient l'enthousiasme réformateur des participants et de Béatrice (comme lorsqu'elle demande si l'éducation à la maison, ce n'est pas finalement : "la bonne solution ?"). Mais pas l'ombre d'un débat à l'horizon. De simples faits exposés et alignés les uns après les autres avec un sondage passionnant distillé tout au long de la soirée et réalisé par les partenaires RTL et Le Figaro. Parmi les reportages, plutôt courts, on retiendra avec nostalgie l'histoire de la maman qui a retiré ses enfants de l'école pour leur faire profiter d'un enseignement à la maison : - Je profite de toutes les occasions pour leur apprendre de nouvelles choses, comme en cuisine. Tiens, les spaghettis bolonaises, par exemple. Ma petite chérie, c'est qui les champions des pâtes ? Mythique. Non, le véritable événement, c'était la robe noire à bretelles de Béatrice Schönberg qui avait un faux air de Petite Maison dans la Prairie. Pour le reste, on remarquera qu'en dépit d'une introduction longue pour nous expliquer qu'on va voir des Français inconnus qui ont décidé de faire des choses avant d'attendre que cela vienne "d'en haut" (sic), il y avait quand même un peu de pipole : Alexandre Jardin (pour son association "Lire et faire lire", avec un superbe pull gris jeté sur ses épaules), Guy Roux (j'ai pas vraiment compris pourquoi) et Jean-Baptiste Maunier (parce qu'il a été dans une chorale à Lyon). Une émission transparente qui s'oublie au fur et à mesure qu'on la regarde mais qui instille des idées navrantes comme si on vous nettoyait le cerveau avec de l'Ajax Super Brillant. Commentaires
De webnet, posté le 13.10.07 à 14:41
![]() Moi je l'ai trouvée très bien cette émission. Enfin il apparaissait clairement qu'en donnant la liberté, l'intelligence et le plaisir d'apprendre revenait. Mais je comprends que certains détestent entendre qu'il faut en passer par des mesures radicales comme l'école à la maison et la suppression des tutelles administratives pour arriver à moins d'exclusion et d'échec. De sylvcos, posté le 04.06.08 à 23:09 ![]()
Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum télé :
|