Ma vie, c'est la télé
Evidemment, un ouvrage d'une telle envergure ne s'écrit pas tout seul. Il est co-signé Jean-François Kervéan, et Michel Drucker s'en explique dans la préface de l'œuvre (je vous résume) : "Si j'avais dû coucher sur le papier cette biographie seul, il m'aurait fallu stopper toutes mes autres activités pendant une saison ou attendre la retraite et rédiger mes mémoires comme tant d'autres, mémoires qui n'auraient parlé à personne. C'est pour cela que j'ai demandé à mon ami Jean-François Kervéan de m'accompagner sur le chemin de l'écriture pour vous narrer mes aventures". Le vrai scoop arrive page 17 lorsque Michel Drucker avoue : "Mon père a été médecin jusqu'à quatre-vingts ans, j'aimerais comme lui, si le public me le permet, ne jamais prendre ma retraite". En filigrane, on peut entendre : "Ne me faites pas le même coup qu'à Jacques Martin : m'évincer de l'antenne à ma première embolie". Mais si je parle de Michel Drucker ici, c'est aussi parce qu'il est le grand témoin ce soir de l'émission de Mireille Dumas sur France 3 dans un spécial Vie Privée, Vie Publique consacré aux coulisses de la télévision. Au programme : comment prépare-t-on un "Tenue de Soirée" avec Gad Elmaleh ?, qu'est-ce qui motive les participants des jeux télévisées comme ceux qui jouent aux Z'amours et à Questions pour un champion ("Notoriété ou désir de victoire ?" se demande le reportage, occultant l'appât du gain, mais bon, c'est pas les glorieux cinq cents euros qui récompensent le super champion du jeu animé par Julien Lepers ou le voyage à Tunis pour les gagnants des Z'amours qui doivent vraiment motiver les foules) ?, les coulisses des grandes fictions télévisées comme le dernier Maupassant avec Marie-Anne Chazel ou bien encore l'envers du décor de Plus Belle la vie. Oui, vous l'aurez remarqué, cela fleur bon l'ethnocentrisme France 2 / France 3. En même temps, c'est un peu normal pour une émission du service public. Et enfin, au cours du programme, il y a cette rencontre exclusive avec Michel Drucker qui nous apprend que même les animateurs qui le trouvaient consensuel viennent le voir maintenant pour lui dire : "Je te comprends", comme Thierry Ardisson. "C'est normal", explique Michel, "je connais tout le monde, je sais tout de leurs vies, de leurs joies, de leurs faiblesses, j'étais là lorsque cette chanteuse était au plus bas et devait quand même monter sur scène ou bien encore lorsque ce couple dont la famille se déchirait devait jouer ensemble chaque soir" (je vous fais ça de mémoire, j'ai pas eu le temps de prendre des notes). Du vrai scoop, vous dit-on. Allez, Monsieur Drucker, accrochez-vous à nos dimanches et Jean Nohain n'aura qu'à bien se tenir. PS : Et n'oubliez pas notre super jeu du Funny Friday, il reste une semaine pour nous soumettre vos propositions ! il y a un coffret de Papa Schultz saison 2 à remporter (non, je déconne, y'a rien à gagner, si ce n'est la gloire). Commentaires
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