La télé publique américaine sur la sellette (elle aussi)
Chaque année depuis huit ans, l'administration Bush tente de sucrer le budget pour la diffusion publique (radio et télévision). Irrémédiablement, des voix d'auditeurs et de téléspectateurs s'élèvent pour forcer le Congrès à restaurer le budget. Mais la part des téléspectateurs de PBS, la chaîne télé, se réduit encore plus rapidement que celle des chaînes commerciales, explique le New York Times, et trouver des gens concernés et mobilisés par l'avenir de la Public Broadcasting Service devient difficile. En contrepartie, l'audience de la radio publique (NPR) a explosé : 30 millions d'auditeurs aujourd'hui, alors qu'ils n'étaient que 2 millions en 1980. Alors PBS a reluqué du côté des annonceurs, augmentant leur temps d'antenne pour les faire payer un peu plus, et ainsi augmenter artificellement son budget... budget qu'elle s'est empressée d'investir pour faire produire de pâles imitations de shows populaires des autres chaînes. Le cas français
Trouver le milliard d'euros pour compenser les recettes pub et produire les émissions qui remplaceront les trois heures quotidiennes de publicité de France 2 (sans compter les futurs investissements pour la diffusion en haute-définition, domaine dans lequel la France brille par son retard), voilà tout le problème. Et les idées proposées jusqu'à présent (taxer les revenus des chaînes privées et / ou des opérateurs internet) ne semblent guère convaincre. Et puis, il y a l'envie qui démange depuis plusieurs mois l'actuel président de France Télévisions d'augmenter la redevance. L'argument massue est toujours le même : elle est l'une des plus faibles d'Europe, alors pourquoi ne pas l'aligner sur les autres pays de l'Union ? Mais bien sûr ! Et si l'harmonisation est faite pour la redevance télé, pourquoi ne pas aligner le prix de la viande et des légumes ? Pourquoi ne pas aligner nos salaires sur ceux de la Grande-Bretagne, par exemple ? Vu le résultat des précédentes commissions du gouvernement (citons la déjà célèbre Mission Olivennes contre le téléchargement illégal qui devrait déboucher sur ce qui a déjà pris le nom de : "loi Fnac" et l'extraordinaire Rapport Attali qui préconise d'augmenter les franchises de salons de coiffures pour relancer l'économie), on peut déjà douter de la pertinence du rapport qui en sortira. Commentaires
De Cyrille, posté le 19.02.08 à 21:44
![]() Comme quoi on n'est pas prêt d'avoir de solutions concretes à nos problèmes. Ce n'est par ailleurs que pure folie que de supprimer la publicité. On n'a déjà pas assez de problèmes financiers comme ca, il faut en plus que l'on en rajoute en déséquilibrant un autre système qui tenait encore! De manu, posté le 20.02.08 à 00:20 ![]() Pourquoi décridibiliser tout ton article en comparant le projet de commission de Jean-Francois Copé au rapport de la commission Attali dont tu n'as surement pas lu un mot? De Rom, posté le 20.02.08 à 11:06 ![]() Manu > Je n'ai pas lu le rapport Attali, je me suis contenté de la synthèse (très négative) que Bernard Maris (bien meilleur économise que moi) a faite. Maintenant, si tu vois dans cette boutade une mise en perspective, je pense que tu stigmatises à tort la crédibilité de cet article sur une simple ligne qui te déplaît. Ajouter un commentaire |
Discussions en cours sur le forum télé :
|