Et maintenant, plus de page de publicité Histoire d'en finir avec un événement qui a alimenté les pages Médias des journaux et qui risque - malgré le vote de la loi prévue pour mardi soir - de continuer de faire couler de l'encre et des octets, rappelons que depuis vendredi, c'est officiel : l'article concernant la suppression de la publicité entre 20 heures et 6 heures du matin sur France Télévisions a été adopté vendredi soir : 48 votants, 48 exprimés, 30 pour, 18 contre. Il restera aux chaînes publiques la possibilité de diffuser des messages pour « des biens ou services présentés sous leur appellation générique », un peu comme sur Radio France où la collectivité des producteurs de topinambours rappelle régulièrement que ce légume délicieux se déguste à toutes les sauces.Les journalistes (courageux) qui ont suivi les débats notaient néanmoins que même l'opposition n'avait plus l'envie de faire traîner les débats et avait troqué son indignation pour l'humour. Ainsi Olivier Millot de Télérama rapporte la bonne anecdote de l'après-midi de vendredi. Quand le député Frédéric Lefebvre (UMP, Hauts-de-Seine) prend la parole, Jean Glavany (PS, Hautes-Pyrénées) lui lance : « Le valet de TF1 ! ». Quelques minutes après, alors que le même Lefebvre déclare : « Cela fait des années que vous défendez, les uns et les autres (i.e. l'opposition), la suppression de la publicité, certains d'entre vous ayant même défilé dans la rue », Glavany s'insurge : « Vous mentez comme un arracheur de dents ! Vous êtes la petite frappe de TF1 ! ». Un peu plus tard, on demande un rappel au règlement où Michel Herbillon (UMP, Val-de-Marne) reprend Glavany et lui demande de retirer ses propos rajoutant : « Vous n'avez pas le droit de traiter un collègue de cette manière ». Quand Glavany répond dans les minutes qui suivent, il explique : « Je ne sais plus si j'ai vraiment dit 'petite frappe de TF1', et peut-être aurait-il été moins excessif de dire 'Grosse Bertha de TF1' » rajoutant à propos de la première déclaration de Lefebvre : « On peut répéter dix mille fois un mensonge : cela n'en fait pas une vérité ». C'était notre minute : « C'est pas parce qu'on débat sur des lois compliquées qu'il faut pas rigoler ». (désolé pour l'absence d'une partie du texte durant la journée due à l'utilisation d'un caractère qui était mal interprété par l'application de publication) Commentaires
De gus, posté le 14.12.08 à 19:18
![]() Enfin une bonne nouvelle. La télé publique sans pub, j'en ai rêvé, ces connards de droite l'ont fait. Il est très dommageables que ces pignoufs de gauche n'aient pas su critiquer à bon escient : il y avait et il y a toujours bien des choses à dire sur la forme... mais sur le fond : bravo ! Et plutôt que de se foutre de la gueule des pubs pour les topinambours sur le service public radio, méditez plutôt sur la différence entre RTL et France Inter. De Lil', posté le 15.12.08 à 03:14 ![]() Vu le nombre de votes versus les représentants, zont encore passé une loi à un moment où les chats sont gris !
En plus des arguments de place publique, perso, je reste droite dans mes bottes. S’il y’avait une réelle volonté de conformer la notion de service public & de la publicité, dans ce cas des mesures auraient du être prises pour diminuer les pub des industriels, pour aider des actions plus éthiques et sociales, qui ne peuvent pas acheter de l’espace TV avant 20h. Quitte à prendre des mesures, autant être jusqu’auboutiste sur l’éthique ! De Rom, posté le 18.12.08 à 00:02 ![]() Gus > Je pense qu'il y a pleins de malentendus entre nous... Rappelez-vous 2004 et la campagne de pub pour une banque d'investissement dont même Paoli avait finir par dire qu'il en avait marre (des mecs qui hurlaient je ne sais plus quoi, c'était insupportable). Je suis un fervent auditeur de Radio France et je rêverai que la télévision publique lui ressemble, mais ce que je ne comprends pas c'est qu'il y a déjà Arte et je ne vois pas du tout l'intérêt de faire de France 2 une Arte bis. Quant à France 3, je crains le démantèlement des régions. Nous verrons ce que l'avenir nous réserve et j'espère sincèrement me donner tort. Le problème n'est pas de vouloir que France Télévisions soit "sans pub", c'est les raisons qui sont derrières. À mon sens, sous Mitterrand, elles étaient idéologiques, sous Sarkozy elles sont économiques (le gouvernement promet 450 millions d'euros pendant 3 ans et après ? Que se passera-t-il ? Où le service public les trouvera ?) - entendre par là pour l'économie des chaînes privées. Ajouter un commentaire |
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