Battlestar Galactica : La fin du voyage![]()
"I see angels, angels in this very room. Now I may be mad, but that doesn't mean that I'm not right, because there's another force at work here. There always has been." - Gaius Baltar Gaius nous livre en une phrase un résumé des forces en présence dans ce final diffusé ce week end aux Etats Unis. Sans trop spoiler, quelques réflexions sur celui-ci, totalement à la hauteur de toute la série : Ron D. Moore réussit encore un mélange des genres en nous offrant un vrai space opéra dans la première partie de cet épisode de 2 heures 11, tout en ne perdant pas de vue la psychologie des personnages et la résolution de leur destinée. Dans son podcast, il précise que Battlestar Galactica a toujours été un drama avant d'être de la science fiction. Pour ceux qui seraient déjà en manque, on rappelle que Caprica, la série spin off démarrera en 2010 et que le pilote sera disponible à la vente en DVD le 21 avril. Par ailleurs, SyFy diffusera à l'automne le téléfilm « the Plan » qui revient sur le début de la série vu du point de vue des cylons. Et vous, vous en avez pensé quoi de ce final ? Commentaires
De Grdmngr, posté le 25.03.09 à 16:17
![]() J'en ai encore les larmes aux yeux... De Verdigirs, posté le 25.03.09 à 16:52 ![]() Surement l'une des fins les plus belles que j'ai eu l'occasion de voir. Pleine à craquer de tristesse et de mélancolie. Vraiment une excellente série, où les personnages sont tous attachants, aussi bien les "méchants" que les "gentils" (vu que cette limite est explosée tout au long des épisodes). Cette fin divise, entre ceux qui adorent, et ceux qui ne sont pas satisfaits des réponses. Je reste très ému, et quand aux réponses, mouais, je m'en doutais un peu, et c'est pas ce qui est le plus importants, même si (ça se comprend, c'est quand même sacrément tiré par les cheveux ce retour sur terre il y a 150 000 ans, surtout qu'à cause de ça un nombre d'incohérences impresionnant suit)... En tout cas, quelle tristesse (non pas par ce que c'est la fin mais surtout par la solitude qui règne), c'est considérable de voir à quel point on peut s'attacher à des personnages. J'aurai pas dit non à une cinquième saison... De hardis, posté le 26.03.09 à 06:33 ![]() Un final plein de professionalisme qui répond avec un certain talent de mise en scène aux questionnements sans intérêt (et totalement dénués de pertinence) lancés tout au long des deux dernières saisons par des scénaristes (faites votre choix) en panne d'inspiration / en roue libre / adeptes du délayage palinodique à but commercial. Battlestar Galactica a explosé en vol aux environs de la fin de la deuxième saison, les créateurs s'étant montrés incapables de tenir les engagements des débuts. Revoyez donc le pilote... Tout y est original, ou tout du moins réussi. Mais là où on suivait des êtres choisis au hasard de la survie, et dont le parcours était indissociablement politique et affectif, ne restent plus que des marionnettes sans devenir, prisonnières d'un pitoyable devenir-sitcom... Et il faut les flashbacks des deux derniers épisodes pour se rappeler à quel point le personnage comique de Baltar était évident, avant qu'on essaie d'en faire un Christ au rabais. En effet à une époque les protagonistes n'étaient pas encore devenus hystériques à force de tourner en rond (ou de faire des choix qui ne cadrent pas avec le personnage, ce qui revient au même) ; ne résonait pas non plus cet abject gimmick régressif et politiquement correct ("frak!", ou quand les scénaristes s'amusent à faire dire des gros mots à leurs joujoux préférés, sans avoir les couilles d'aller jusqu'au bout...) ; et enfin au hasard le "chef" et l'amiral ne ressentaient pas le besoin de parler comme Clint Eastwood pour dire : "Passe-moi l'sel.". Et pour terminer, quand les idées font défaut, reste évidemment le recours au fatras mystico-quincailler de la mauvaise S-F, ce qui tranche là encore avec l'élégance des débuts... Quand on sait qu'une prophétie, étant ce qu'elle est, va de toutes façons se réaliser, et dans le même mouvement absolument tout justifier, quel besoin aurait-on dans ce cas d'une quelconque ligne scénaristique? C'est là d'ailleurs à mon avis que se trouve la raison profonde du recours à Dieu, plus que dans une quelconque bigoterie des auteurs (rappelons qu'au début en guise de provocation le Dieu unique était du côté cylon) : depuis un certain temps manquait tout simplement à cette série un principe unificateur. De Defkt, posté le 26.03.09 à 09:38 ![]() Un peu déçu moi aussi par le côté "présence supérieure" qui relève un peu de la paresse scénaristique , je suis d'accord sur la mythologie inhérente à B G mais elle a eu souvent plus de "corps" Ajouter un commentaire |
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