Parks and Recreation : le faux-doc est-il un format déjà éculé ?Et nous y voici ! Annoncée depuis plusieurs mois, Parks and Recreation est arrivée jeudi dernier sur les écrans de NBC, la même soirée que The Office et 30 Rock ce qui confirme que le jeudi soir, c'est la soirée déconne sur NBC.
Parce qu'elle est produite par Greg Daniels et Michael Schur, Paks & Recreation a été présentée comme le "spin-off" du faux-documentaire américain The Office US (série déjà produite et écrite par les Daniels et Schur et elle-même adaptée de l'excellent The Office de Ricky Gervais et Stephen Merchant pour la BBC). Or, de spin-off, il n'est pas vraiment question ici (si l'on excepte la présence de Rashida Jones qui jouait déjà dans The Office US) en tout cas d'un point de vue narratif. Théoriquement, le "spin-off" est la mise en avant d'un personnage secondaire (ou pas) pour en faire le personnage principal d'une série. Par exemple : Joey, la série qui reprenait le personnage de Joey dans Friends. En revanche, c'est la copie conforme de la méthode de tournage de The Office US. Et c'est là où le bat blesse : si le postulat est différent, la comédie tourne cependant sur le même principe, à savoir une caméra qui filme dans le cadre d'un (faux) documentaire des scènes embarrassantes ou humiliantes autour d'un personnage légèrement imbu de lui-même. Ici, c'est Amy Poehler, ex-membre du Saturday Night Live, qui reprend le rôle de la neuneu de service (celui de Steve Carell dans The Office US) : elle est employée par le gouvernement et se prend pour la future Hillary Clinton. Son objectif : faire construire un parc dans une zone abandonnée. Et donc, la caméra la suit aux différents meetings, dans les réunions de voisinages et aux tribunaux, multipliant quiproquos et mauvais timing. Or, après un seul épisode, il apparaît évident que le dispositif déjà utilisé dans The Office US et The Office UK semble totalement éculé. Alternance d'interviews d'un côté et de caméras embarquées de l'autre, on voit comme le nez au milieu de la figure toutes les situations arriver. Il était peut-être un peu trop ambitieux de vouloir faire de l'invention visuelle (relative) de Ricky Gervais et son acolyte Stephen Merchant dans The Office (version anglaise) un style à part entière. Commentaires
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