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Les meilleurs moments de Larry David à l’écran

Posté par Soso le 20.07.09 à 18:51 | tags : série, youtube tv, people

Peut-être que la trogne de Larry David (personnage principal du dernier Woody Allen) ne parle pas à tout le monde, et pourtant, le sexagénaire entré dans les annales de la comédie télé et donc de la culture populaire américaine, mérite lui aussi son top. Retour sur quelques moments cultes d'humour noir et dérangeant autant qu'hilarant, que l'on doit à ce scénariste et producteur devenu aussi acteur.

 

La sitcom Seinfeld, réunissant à chaque diffusion plus de vingt millions de spectateurs, fait passer Larry David (auteur et producteur aux côtés de Jerry Seinfeld) à la postérité.
La série de neuf saisons, soit 180 épisodes de 23 minutes, met en scène une bande de quatre potes juifs new-yorkais, l'un mesquin, l'autre frustrée, tandis que le troisième, déjanté, déboule toujours à sa façon dans l'appart du pince-sans-rire. Chef-d'oeuvre d'autodérision et élue sitcom la plus culte par TV Guide en 2002, certains épisodes sont restés mythiques, notamment The Contest (11, IV, 1992), pour lequel Larry David a reçu un Emmy Award.


Et pour cause. George y raconte à Elaine, Kramer et Jerry comment il a été surpris par sa mère en plein séance de masturbation. Se déclare alors au sein de la joyeuse bande un concours pour savoir qui parviendra à tenir le plus longtemps... Le sujet n'étant pas convenable pour un prime-time de la NBC, l'auteur est forcé de rivaliser de périphrases pour évoquer la-chose-dont-on-ne-prononce-le-nom. L'expression "the master of my domain", devient ainsi cultissime aux Etats-Unis, reprise et détournée, finalement pour évoquer d'autres « domaines ». S'il ne joue pas encore, Larry est pourtant présent à l'écran à travers le personnage de George Costanza, petit chauve au regard suspicieux qui cumule les névroses : parano, radin, sordide, couard, il est également dépourvu de toute morale. Extrait d'une « série à propos de rien » :

 

 

 

 

Pas de périphrases, en revanche, dans cet épisode de Curb Your Enthusiasm (Larry et son nombril en VF). Après la série Seinfeld dans laquelle les personnages parvenaient à créer toute une intrigue à partir d'un rien, à l'inverse, Larry qui dans Curb incarne son propre rôle, se retrouve pris contre sa volonté dans des situations qu'il ne contrôle pas, et dans lesquelles il se compromet à cause de son attitude inadaptée. Dans la série qui entrera dans sa 7e saison à l'automne prochain sur HBO, et promet de réunir les équipes de Seinfeld et Curb, l'auteur s'emploie à dénoncer l'ambiance qu'il juge vulgaire à L.A. Démonstration.

 

 

 

 

 

Larry s'affirme encore mais cette fois au cinéma, dans un rôle d'anti-héros, vieillard odieux et narcissique à l'humour glaçant mais qui s'adoucit sous l'influence d'Evan Rachel Woods (ou de Woody Allen). Il incarne dans Whatever Works un génie raté et incompris, dont la vie moribonde, rythmée d'obsessions névrotiques, sera ragaillardie par sa rencontre avec une lolita. L'acteur, sans qui le film paraîtrait bien fade et défraîchi (le scénario a quand même été ressorti à l'occasion de la grêve des scénarios, d'un tiroir refermé il y a trente ans), parvient à maintenir l'intérêt du spectateur par la touche décalée de son jeu et sa personnalité corrosive, et forme un duo efficace avec le réalisateur dans la pratique de la mise en abyme.

 

 

 





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