|
On aime Alias, du même créateur que Lost, la série où rien est impossible.
La torture en prime time "Si Jack Bauer existait, ce serait un interrogateur déplorable, voire un psychopathe". C'est l'avis de David Dantzig, qui dirige la campagne lancée par l'association Human Rights First pour dénoncer la généralisation de la torture à la télévision. Alias, The Shield, Lost, et bien sûr, la plus emblématique de toutes, 24 (soixante-sept scènes de torture en cinq saisons !), montrent non seulement beaucoup de scènes de torture, mais contribuent souvent à la justifier. L'association constate, à raison, que les codes ont changé, surtout depuis le 11 septembre : la torture est de plus en plus présente, elle n'est plus l'apanage des méchants, et elle est présentée comme nécessaire, efficace, voire carrément patriotique. Et, c'est très net, dans cette série aux accents républicains qu'est 24, non seulement le spectateur ne s'indigne pas que Bauer passe son temps à torturer les méchants, mais il l'y encourage - parfois à son corps défendant. On a bien compris le message : c'est comme ça qu'on arrive à sauver le monde, et non en tergiversant comme des tapettes sur les libertés et droits individuels (et je serais prête à parier que certains d'entre vous réagiront de même à la lecture de ce post : "bien sûr qu'il les torture ces fils de p###, on va quand même prendre des gants avec des terroristes qui veulent tous nous faire sauter...". Non ?). Ce type de comportement s'inscrit dans l'imaginaire collectif à travers ces séries, qui contribuent à modifier les mentalités. Ce qui peut être très grave quand on est un vrai soldat et qu'on part faire la guerre à l'autre bout du monde. Les soldats américains sont en effet fans de 24, comme tout le monde, et peuvent être tentés - surtout très jeunes - de reproduire sur le terrain ce qu'ils ont vu à la télé. D'où l'urgence de sensibiliser l'opinion pour Human Rights Watch, car ce phénomène pourrait bien avoir des conséquences très concrètes. Et si la fiction contribue à noircir encore un peu la réalité, c'est le début de la fin. Alias avec Elodie, mais sans Michael Alias, saison 5, trois premiers épisodes : c'était donc vendredi soir sur Téva (en VF, quelle déception, ça n'incite pas à attendre de regarder ce type de programme à la télé en toute légalité, mais passons). Quelques impressions :Bon d'abord Michael Vartan alias Michael Vaughn a dû énerver les scénaristes, il se fait donc zigouiller direct. Dur ! Ensuite, il a fallu qu'ils composent avec la grossesse de Jennifer Garner qui campe donc une Sydney Bristow enceinte. Pas évident pour un agent de terrain. Enfin, ils sont allés chercher une frenchie, Elodie Bouchez, pour jouer une méchante pas si méchante que ça. Que d'éléments perturbateurs à mon avis pour poursuivre l'esprit de Alias qui n'est plus Alias sans les faits d'arme de Sydney, et sans la belle gueule de Vaughn. Là-dessus, remarquez, il y a tout de même de bonnes chances qu'il ressuscite d'une manière ou d'une autre. Les personnages ont toujours plusieurs vies dans cette série. Allez, quelqu'un veut savoir ce qui se passe vraiment avec Michael Vaughn ? En fait il est recherché par une organisation hyper puissante, genre pire que l'Alliance, qui a mis un contrat sur sa tête. Il décide donc de simuler sa mort pour ne pas se faire tuer. Les seuls dans le coup sont Sydney (ouf!) et Jack, qui est toujours dans ces coups-là. Il est reclu dans un monastère au Népal (ou dans le coin). On ne le découvre que vers le 12e épisode, au moment où Sydney accouche d'une petite fille. Alias is back![]() C'est ça la magie des séries ! Alias, trois épisodes, avec Jennifer Garner et Michael Vartan, vendredi 29, 20h50 sur Téva. |
Discussions en cours sur le forum télé :
|