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La célèbre émission de France 5 Arrêt sur images, arrêtée en 2007 sur fond de vives polémiques avec son créateur Daniel Schneidermann, se poursuivra probablement sur le web.
Arrêt sur images retrouve l'image sur une chaîne dédiéePosté par Van le 25.11.08 à 12:50 | tags : arrêt sur images
Privée de télé depuis la décision de France 5 ne pas reconduire l'émission à la rentrée 2007, Arrêt sur images était partie s'installer sur le web, et poursuivait avec moins de visibilité son décryptage des médias. Hier, Daniel Schneidermann a annoncé son retour sur le petit écran, sur un canal dédié pour les abonnés à Free, arrêtsurimages.tv. Dans un premier temps, la chaîne diffusera l'émission en boucle, à la demie de chaque heure impaire (11h30, 13h30 etc), ainsi que les émissions disponibles depuis janvier dernier sur le site internet. Comme pour celui-ci, l'accès à la chaîne sera payant, 2,50 € par mois, car "ça coûte cher, l'indépendance", comme le rappelle le journaliste. Par la suite, si le projet obtient suffisamment de moyens financiers, la chaîne enrichira son contenu avec de nouvelles émissions - "que des émissions absentes de l'offre médiatique actuelle, des émissions dont le système ne veut pas". Et pourquoi pas des programmes étrangers, qui observent les médias des autres pays et continents. De la télé au web, et retour : Internet ne suffit pas, et la nouvelle future chaîne a beau être qualifiée de "chaîne d'après la télé", on ne se passe pas si facilement du petit écran pour exister.
ASI est lancéPosté par Rom le 09.01.08 à 07:48 | tags : arrêt sur images
Arrêt sur Images continue de décrypter la télévision, mais entend étendre son modèle de réflexion critique aux autres médias (et là, il est difficile d'oublier à quel point Daniel Schneidermann avait fustigé, à raison, l'emploi sur-abusif de l'expression "les médias" par Paul Amar dans son émission "Revu et Corrigé" alors qu'il l'emploie copieusement aujourd'hui). Parmi les dossiers du jour : la photo de Beauvoir retouchée par Le Nouvel Obs, le salaire de Sarkozy, et la première émission décomposée en sept actes et pour l'instant accessible gratuitement - ce qui permettra de se rendre compte si vous avez envie ou non de payer l'abonnement.
Premier site d'infos payantes, ASI va donner le la aux multiples projets qui se sont lancés dans la même ligne, comme celui d'Edwy Plenel. Souhaitons leur longue vie. Le site d'ASI. Daniel cherche les scoops Les décrypteurs des médias sont tous à la recherche du scoop, et Daniel Schneidermann plus que quiconque puisqu'il tente de convaincre les internautes (ou plutôt "@sinautes", comme on les appelle sur le site) de payer pour avoir accès à une information pertinente. Chose dure, tant la culture internet n'existe que dans le gratuit. L'idée de l'ex-équipe d'Arrêt sur images est à l'opposée de la mode. Culottée même.Et depuis la mise en place du site internet provisoire, les anciens signataires de la pétition pour le maintien de l'émission sur France 5 reçoivent une newsletter hebdomadaire. Des premiers textes vindicatifs envers l'émission (déplorable) Revu et Corrigé, voici venu le temps des polémiques. La lettre numéro 5 revenait sur la grève des transports et le manque de précision de la part des médias sur le maintien du régime de retraite des conducteurs de trains. Mais surtout, la grosse histoire, c'était les extraits du film-documentaire sur "Y'a que la vérité qui compte", interdit de diffusion par l'équipe de l'émission, où les deux compères Bataille et Fontaine (enfin surtout Laurent Fontaine) demandent à ce qu'il n'y ait pas de sujet sur des homosexuels, parce que "le programme sera diffusé le lundi de Pâques et que c'est familial et que ça va faire perdre plusieurs milliers de téléspectateurs". Là, bravo, Monsieur Schneidermann, sacré scoop ! Non, vraiment : apprendre que l'objectif de Bataille et Fontaine est (était) de produire des émissions populaires et généralement condescendantes, voilà qui mérite de payer son obole... Quant à cette semaine, ASI nous informe qu'une image du président qui gaffe (toujours sur les retraites des cheminots) n'a pas été diffusée sur TF1 et France 2, ainsi que l'interview télévisée du même président pour 60 Minutes qui s'arrête lorsque la journaliste l'interroge sur son divorce (pas diffusé sur France 2). Là encore, du scoop pour celui qui n'écoute pas la radio et qui ne regarde que TF1, mais qui n'est malheureusement pas la première cible d'ASI. Et rituellement la newsletter se termine par un "Abonnez-vous, dès maintenant" ou "Abonnez-vous, dès aujourd'hui". Côté teaser, Daniel Schneidermann n'a presque rien à apprendre de Bataille et Fontaine. Il sait ce que les lecteurs d'@si veulent : avoir l'impression d'être mis dans la confidence d'histoires interdites par la chape de plombs des grands médias français à la solde du gouvernement. Mais ce qu'il semble oublier, c'est que ce qui mérite d'être payé n'est pas le scoop, mais l'analyse. Or pour l'instant, celle-ci n'existe pas vraiment, et Daniel Schneidermann semble plus préoccupé par des envies de "coups médiatiques" que par le développement de ce qui a fait le succès de l'émission télé. Comme, lorsqu'en réponse à une lettre de Laurent Fontaine qui s'achève par une proposition à aller boire un café avec lui, il botte en touche par un charmant, mais orgueilleux : "Quant à l'aimable invitation finale à boire le café, comment dire les choses ? Je ne souhaiterais pas que nos @sinautes soient privés du plaisir d'assister à une rencontre si prometteuse. Aussi, j'y suis tout disposé, dès que notre site définitif nous permettra de tenir cette discussion en présence de quelques caméras". En attendant des jours meilleurs... Revu et corrigé : vu et oublié Alors c'est donc ça l'émission pour laquelle la direction de France 5 a évincé Arrêt sur Images ?Pauvre service public, tu es décidément tombé bien bas. Dans un décor de Talk-Show aux couleurs bleues high-tech, Paul Amar est au centre, face caméra et lit son prompteur avec l'aisance d'un cancrelat renversé sur son dos. Il sue, il a chaud, il se dit qu'il n'aurait pas dû reprendre deux fois de la paëlla à la cantine ce midi. Son texte est digne d'une rédaction d'un élève de seconde : thèse, antithèse, synthèse. Les mots de liaisons sont bien appuyés pour qu'ils n'échappent à personne. En régie, filmé par une caméra à l'épaule, le rédacteur en chef explique qu'en bon élève de la démocratie participative, les téléspectateurs pourront poser leurs questions par SMS, que rien ne sera censuré mais qu'il filtrera juste les messages diffamatoires et les insultes. Rha non, hein, pas de ça ici, Monsieur. Revu & Corrigé a un programme chargé pour cette première : l'enlèvement de la petite Maddy, l'affaire Clearstream, Laurent Gerra qui "flingue la télé", mais, attention, tout cela vu sous "l'angle des médias". Pas question ici de défricher l'information ou de l'expliquer, non. Seulement de discuter de son traitement. Paulo le rabâchera jusqu'à la nausée... sans jamais le pratiquer. Alors voilà, ça commence par un petit sujet sur Madeleine McCan, la gosse kidnappée au Portugal, qui nous remémore les grandes lignes du fait-divers et le traitement "des médias" qui ont d'abord été du côt Au retour plateau, Paulo interroge un journaliste qui nous montre des images du site Internet lancé par les parents de Mady. Derrière les images, le single : "Don't You Forget About Me" de Simple Minds. Et pas gonflé, juste après, Amar interroge d'un air suspicieux et sur un ton faussement improvisé (mais qu'on imagine dûment répété) d'une douteuse mise en abyme rédemptrice : "Dites-moi, il y avait de la musique sur les images du site, elle m'a dérangé, c'est vous qui l'avez mise ?". Réponse du journaliste : "Non, c'est celle du site, jamais nous ne nous serions permis". Et juste avant, sur le reportage, c'était peut-être pas vous, la musique suintant les bons sentiments et le populisme consensuel ? Alors, c'est pour ça que l'émission Arrêt Sur Images a été arrêtée ? Oui, l'émission de Daniel Schneidermann avait ce ton un peu professoral "asseyez-vous on va vous expliquer, vous vous faites avoir" de temps à autre agaçant. Et parfois il y avait la sensation que l'équipe d'ASI avait un peu trop à cœur de critiquer les autres sans se remettre en question (même s'il y avait une séquence d'arrêt sur les images d'ASI, mais qui restait plus potache que critique). Au moins, ASI osait affronter de face les polémiques, se remettait en cause quand il y avait lieu, citait les journaux et ne couvrait pas le tout sous le générique "les médias", comme le remarque justement Daniel Schneidermann tout au long de sa critique de Revu & Corrigé. À n'en pas douter, pétrie dans sa suffisance, la direction de France 5 va laisser vivre cet ersatz pendant une année, mais la longévité (douze ans !) d'Arrêt Sur Images ne risque pas d'être égalée. Revu et Corrigé : tous les samedis à 19h00 et rediffusion les dimanches à 13h15. Arrêt sur images sur le web : abonnez-vousPosté par Van le 14.09.07 à 09:42 | tags : arrêt sur images
Là, il faut faire une démarche : si on veut vraiment voir renaître cette très bonne émission, même sous une autre forme, il va falloir y aller de sa poche. Trente euros pour l'année, l'abonnement prenant effet en janvier 2008, date de mise en ligne du site définitif. Une partie seulement sera accessible gratuitement, le reste des infos étant réservée aux abonnés. Arrêt sur images sur le web
Il est à parier qu'il observera de près le travail de son successeur sur France 5, Paul Amar, et son Revu et corrigé. Le journaliste a d'ailleurs créé (avec un peu d'humour, on l'espère), un Observatoire International de Paul Amar. Le futur site d'Arrêt sur images sera principalement financé par des abonnements - ainsi une partie seulement du site sera gratuite. Système qui a l'avantage de garantir plus d'indépendance. La lutte continue. No pasaran ! |
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