|
Toute l'actualité de la BBC et ses programmes sur le blog télé.
La BBC n'aime pas les vieuxLa BBC n'est plus ce qu'elle était. Après le "scandale" des animateurs trop bien payés (alors que nous sommes en crise), voici qu'un mémo secret vient d'être révélé au grand public. Le contexte : l'une des juges de l'émission Strictly Come Dancing (où des danseurs et des danseuses se battent l'honneur d'un contrat), Arlene Philips (ancienne danseuse et chorégraphe de 66 ans) a été remplacé par Alesha Dixon (chanteuse et danseuse de trente ans). Pour éviter toute polémique, la BBC a donc envoyé à tous les candidats et aux juges le même mémo dans lequel on trouve la réponse aux questions que pourraient poser les journalistes.
Quelques extraits : - Pourquoi la BBC a décidé de remplacer Arlene et pas un autre juge ? - Que pensez-vous de cette décision ? - Pensez-vous que les producteurs changeront d'avis ? - La politique de la BBC est-elle sexiste ou jeuniste ? Bien évidemment, comme tout en Grande-Bretagne, ce mémo fait polémique. Qu'ils sont délicats ces britanniques... Les Monty Python fêtent leurs quarante ans2009 marque les quarante ans du Monty Python's Flying Circus qui a débuté en 1969 sur la BBC, et à cette occasion, la troupe devrait se retrouver pour un ultime et dernier concert au Royal Albert Hall en octobre prochain (le 23, pour être précis). Ils interpréteront l'adaptation musicale de leur film Monty Python, la vie de Brian intitulée Not the Messiah (He's a Very Naughty Boy). C'est le second spectacle tiré d'un de leur film après le succès Spamalot, comédie musicale dérivée, elle, de Monty Python, Sacré Graal. Toutefois, on déplorera l'absence de John Cleese qui a prévu d'autres engagements. Il faut remonter au concert à la mémoire de Georges Harrison en 2002 pour la précédente réunion (sans John Cleese également) et surtout à l'excellente émission hommage tournée à Aspen en 1998 lorsqu'ils ont reçu le prix AFI. John Cleese, cette fois-ci, y était, ainsi que Graham Chapman dans son urne funéraire.
Le casting de Doctor Who est au complet
La BBC a annoncé, en fin de semaine dernière, l'identité de la nouvelle compagne du Docteur : ce sera Karen Gilliam, une jeune actrice écossaise de 21 ans. Elle rejoint donc au casting Matt Smith qui a été choisi il y a quelques mois pour jouer le 11ème Docteur. La BBC joue cette fois la carte d'un duo bien plus jeune que leurs prédécesseurs. Rappelons que cette nouvelle saison débutera au printemps 2010 et sera la première sans Russell T Davies aux commandes, qui passe le relais à Steven Moffat, scénariste de la série à qui l'on doit certains des meilleurs épisodes de Doctor Who dont "Blink" et "Silence at the Library". David Tennant quant à lui quittera son rôle du Docteur après l'épisode spécial de fin d'année qui s'annonce explosif avec le retour de Billie Pipper (Rose) et Catherine Tate (Donna). Mais les fans auront tout de même l'occasion de le voir apparaître en guest star dans le spin-off The Sarah Jane Adventures et la BBC a confirmé qu'un scénario est en cours de validation pour amener le Docteur sur grand écran avec Tennant dans le rôle titre. Alors, vous en pensez quoi de ce nouveau casting ? Design for Life : la télé-réalité de Philippe StarckÀ ceux qui se demandaient après le décès hier de Jade Goody (la starlette de télé-réalité passée dans le Big Brother anglais et morte d'un cancer ce dimanche) où pourrait aller la télé-réalité, voici un nouveau venu dans un registre beaucoup (vraiment beaucoup) plus léger : Philippe Starck. Le designer français que le monde entier nous envie (n'oublions pas qu'il a réalisé cette merveilleuse Sur une durée de dix semaines, il seront douze (parmi une centaine de postulants) à suivre les enseignements de Philippe Starck et à tenter de convaincre sa haute autorité de l'intérêt de sa présence. Il ne reste plus qu'à ces jeunes designers en herbe d'être capable de briller sans faire de l'ombre au mentor qu'est Philippe Starck et dont les petites phrases assassines ainsi que les questions plus ou moins embarrassantes (notamment sur la sexualité) promettent, lit-on dans The Independent, de faire tout l'intérêt et le sel de la série. La liste des candidats (en photo ci-dessus) est par ici. Pas de date pour la mise à l'antenne encore. David Cameron veut geler la redevance (au Royaume-Uni)
Actuellement fixée à 139,5 livres (151 euros), la redevance doit passer à 142,5 livres (154 euros) pour une télévision couleur. "Faire ça serait un signal important pour rappeler aux institutions publiques qu'en ces temps difficiles, il faut apprendre à faire plus avec moins", a-t-il déclaré. La crise frappe durement certaines chaînes britanniques : la plus ancienne télévision privée, ITV, a annoncé des pertes de 2,7 millions de livres pour l'année 2007 et a licencié 600 personnes. Dans un tel contexte, il paraît délicat d'augmenter le capital de l'institution publique - même si celle-ci a déjà annoncé 2 500 postes en moins. Et en France ? Après la décision de supprimer la publicité sur France Télévisions - Nicolas Sarkozy n'avait probablement pas prévu la crise lorsque cette idée l'a traversé - il paraît difficile de faire l'impasse sur l'augmentation prévue (de 116 euros à 118 euros pour 2009 puis 120 euros en 2010). Car après tout, pourquoi le gouvernement devrait montrer l'exemple ? Le handicap fait peur aux parents
Cerrie Burnell anime une émission pour enfant, CBeebies sur la BBC. À vingt-neuf ans, cette jeune fille est la cause de protestations anonymes de parents parce que, selon eux, elle fait peur aux enfants. La faute à un handicap de naissance : la demoiselle est née sans sa main droite. Elle est d'ailleurs fréquemment questionnée par les enfants sur ce sujet et constate qu'ils semblent bien plus intrigués qu'apeurés. En présentant le show télé pour la BBC - poste obtenu après audition - Cerrie veut montrer ce que permet la ténacité, ce à quoi on peut arriver quelles que soient les difficultés auxquelles nous sommes confrontés. Belle leçon pour la jeunesse, non ? D'ailleurs, ce n'est pas les enfants à qui le handicap fait peur, mais bel et bien à certains parents qui ne veulent surtout pas répondre aux questions légitimes de leur progéniture - les préserver en quelque sorte de toute confrontation avec les gens "différents". Sur le forum de l'émission, quelques-uns demandent même la mise à l'écart de l'animatrice. Sir Bert Massie qui travaille à la commission des droits de l'homme et interrogé par la BBC, juge qu'il s'agit de la projection des parents sur les enfants d'avis négatifs sur le handicap. Cerrie continue heureusement de présenter son émission tout en faisant le tour des émissions "pour adultes" afin d'expliquer son point de vue et rassurer ceux que la différence effraie. Le nom du nouveau Doctor Who révélé Samedi, au cours de l'émission Doctor Who Confidential sur BBC One, le nom du nouveau Doctor Who a été annoncé : Matt Smith. Mais qui diable est-il ?Onzième docteur de la série - qui a débuté en 1963 - le jeune acteur a 26 ans. En enfilant l'imperméable du Doctor Who, intrépide voyageur du temps, il prend la suite de David Tennant à partir de 2010. C'est le plus jeune Doctor Who qu'il n'y ait jamais eu : il est de trois ans le cadet de Peter Davison qui était avant lui le « plus jeune » Doctor Who en 1981. Pendant son adolescence, le petit Matt voulait devenir footballeur, mais une blessure au dos l'a éloigné d'une carrière professionnelle. Il a débuté à la télévision en 2006, déjà pour la BBC, dans une adaptation de The Ruby In The Smoke, roman écrit par Philip Pulman. Mais c'est surtout au théâtre qu'il s'est illustré depuis 2004. En 2007, il était opposé à Christian Slater dans une pièce du West End : Swimming With Sharks et l'année suivante il donnait la réplique à Lindsay Duncan dans That Face. Il commencera à tourner dès janvier. David Tennant, son prédécesseur, confie que « la vie de Matt va changer totalement ». Mais sera-t-il à la hauteur du succès de ce dernier et des attendes féroces des fans de la série ? La série Doctor Who est diffusée sur France 4.
Wallace et Gromit reprennent du serviceQui ne connaît pas Wallace et Gromit, les deux personnages en pâte à modeler qui ont fait la fortune de leur créateur Nick Park ? Après leurs aventures en court-métrages diffusées d'abord dans des festivals puis sur la BBC, après leur film en 2005, Wallace et Gromit le mystère du lapin-garou et le jeu officiel associé, voici une petite déclinaison façon mini-game assez sympathique sur le web qui anticipe sur le prochain épisode de la saga intitulé : « A matter of load and death » dans lequel nos deux héros ouvrent une pâtisserie alors que plus de douze pâtissiers locaux ont déjà disparus et qu'une enquête s'impose.
Ici, c'est plutôt à la manière des petits jeux vidéo des années quatre-vingts, le tout en Flash, et c'est assez rigolo pour attendre la diffusion promise le jour de Noël de l'épisode sur BBC1. Extras de retour à l'antenne (et bientôt à Hollywood) ?![]() La série britannique Extras pourrait revenir à l'antenne dans un nouvel épisode a annoncé son créateur, Ricky Gervais, jeudi dernier sur ITV1. Le dernier opus date de décembre 2007, un numéro « spécial Noël » de quatre-vingt minutes, comme Gervais l'avait fait avec sa première série sur la BBC The Office. Il s'agissait d'un épisode de conclusion, mais dont la fin restait ouverte aux futures évolutions des personnages.Ricky Gervais explique dans cet entretien qu'il a "beaucoup à battre", puisqu'il a déjà eu David Bowie et Robert de Niro dans la dernière saison d'Extras. Parmi ses envies, il voudrait approcher Al Pacino et a déjà proposé à Danny DeVito ainsi qu'à Michael Douglas de faire une apparition dans la série. DeVito lui aurait avoué son intérêt. Ricky Gervais revient également sur sa décision de ne pas prolonger outre mesure une même série et explique qu'il y a plus de possibilités d'évolution avec Extras qu'il n'y en avait avec The Office. Pour lui et Stephen Merchant, son compagnon d'écriture et de réalisation, Andy Milllman, le héros de la série qu'il interprète lui-même - à la limite de son alter-ego par moment - pourrait ainsi tenter sa chance à Hollywood. D'autant que l'expérience de Gervais dorénavant en Californie lui permet de continuer à développer ce personnage d'acteur à la recherche d'une intégrité et d'une légitimité artistique. Comme il le dit :« si vous pensiez que réussir en Grande-Bretagne était difficile, à Hollywood, c'est une toute autre paire de manche ». Les scénaristes britanniques font la leçon au gouvernement françaisLa Writer's Guild of Great Britain (qui représente les scénaristes de l'audiovisuel britannique) a demandé "au gouvernement français de reconsidérer le projet de réforme" de l'audiovisuel public, dans une lettre adressée jeudi à l'ambassadeur de France à Londres et à Christine Albanel, ministre de la culture.
En effet, la BBC, groupe audiovisuel public libéré de toute publicité, possède un modèle performant lui permettant de produire et diffuser des bons programmes, qui s'exportent d'ailleurs largement à l'étranger (on lui doit notamment The Office, Life on Mars, Les Tudors), en étant financé exclusivement par la redevance. Loin d'être le parent pauvre de l'audiovisuel britannique, elle en est plutôt une figure de proue et peut se permettre de donner des leçons à ses voisins d'outre-Manche. Selon les auteurs britanniques, le service public ne peut être crédible qu'à deux conditions : "Un financement adéquat et pérenne provenant d'une source publique, assuré sans conditions" et "des structures robustes et transparentes à même d'assurer la séparation et l'indépendance du diffuseur public vis-à-vis des organes du gouvernement et de l'Etat". Ce courrier de nos amis Anglais constitue peut-être l'argument le plus percutant entendu jusqu'ici contre cette réforme discutée demain à l'Assemblée nationale. (source Satellifax)
L'édition Deluxe des Flying Circus
En effet, cette nouvelle mouture contient - comme l'autre - tous les épisodes des quatre saisons (bon, jusque là, vous allez me dire, c'est un minimum) mais en plus un DVD de bonus qui contient un sketch de deux minutes qui était perdu depuis sa première diffusion. Et ça, le Python Addict ne peut pas laisser passer. Intitulé "Party Political Broadcast (Choreographed)", on y voit John Cleese en Tory qui répète un discours coaché par Eric Idle battant la mesure. Diffusé au tout début du douzième épisode de la saison trois en 1973, il avait été coupé par la BBC lors de sa rediffusion l'année suivante car - c'est la rumeur - il allait être mis à l'antenne juste avant des élections et la chaîne ne voulait pas être critiquée à cause de ce sketch en cas de défaite des conservateurs. Et puis, ensuite, il disparaît, probablement par perte du master original en raison d'une politique de stockage critiquable de la BBC. Il disparaît donc pour toujours. Ou presque... puisqu'il a été retrouvé - d'abord exhumé sur YouTube, puis sur ce DVD - à partir d'une bande d'époque de la chaîne de télévision WNED à Buffalo dans l'État de New York. La qualité est sensiblement catastrophique, mais le fan ne peut pas s'arrêter à ce genre de détail, n'est-ce pas ? (je ne suis pas affilié avec eux, mais il est à la vente ici sans frais d'expédition) The Making Of Me : la BBC répond aux questions stupidesDans les années quatre-vingt dix, Chris Rock interprétait au Saturday Night Live un afro-américain militant sous le nom de Nate X qui avait pour habitude de faire des Top 5 comme "les cinq meilleurs raisons qui font que les noirs ne jouent pas au Hockey", la numéro un était : "Ne se sentent pas le besoin de dominer encore un autre sport".
En écho à ce sketch, le second épisode de la nouvelle émission (pseudo) scientifique de la BBC intitulée The Making of Me tente de comprendre pourquoi Colin Jackson est un athlète de haut-niveau. Chaque numéro de la série se focalise ainsi sur une personnalité et perce le mystère qui fait d'elle ce qu'elle est. Pour ceux, comme moi, qui ne connaissent pas grand chose au sport, Colin Jackson est un athlète britannique multimédaillé d'or et d'argent principalement au 110 mètres haies. Et sa principale caractéristique - en dehors d'être balèze en athlétisme - c'est qu'il a des origines jamaïcaines ce qui explique la forte concentration de mélanine de sa peau. Implicitement, la question est en réalité "pourquoi les noirs sont-ils forts en sport ?".
Composée de plusieurs étapes, The Making Of Me démarre avec John Barrowman qui essaie de deviner sur dix candidats qui est gay et qui est hétéro. Puis, une batterie de tests va chercher à déterminer si le cerveau et le pénis de John sont bien homos : on lui met des électrodes un peu partout et on lui montre du porno des deux bords. Au bout de quinze minutes, le mystère est levé : John est vraiment gay. Youpi. Arrive alors la phase dite "de recherche". L'homosexualité est-elle innée ou acquise ? John retrouve sa famille et nous montre sa chambre avec ses boîtes de Barbies encore cartonnées. C'est là que le mystère s'épaissit (façon de parler) : son frère qui a eu la même vie n'est pas homo. Il faut donc chercher plus loin. Le voilà parti à San Francisco pour une analyse d'ADN. on prend le sien, celui de son frère celui de sa mère et on regarde le chromosome X des trois. S'ils sont différents, cela pourrait vouloir dire que selon le chromosome reçu, on est gay ou on est straight. Bref, ce serait une (pseudo) preuve de la présence d'un gêne homo (ce en quoi je me permets de faire remarquer que ce ne serait pas vraiment génial parce que ça voudrait dire qu'on pourrait imaginer une thérapie génique de correction de la sexualité). Comme c'est le même pour les deux frères, la piste est mauvaise (j'entends un "ohhhh" de déception dans la salle). Piste suivante : dans le ventre de la maman, on est soumis à une quantité plus ou moins importante de testostérones. Si on en reçoit beaucoup, on serait hétérosexuel si on en reçoit peu, on serait homosexuel. Pour le savoir, il faut comparer son index et son annulaire : les garçons ont l'annulaire sensiblement plus long que l'index, la différence est quasi imperceptible chez la femme (personnellement, j'ai ma main gauche qui est une vraie tafiole, alors que ma main droite est un vrai mec).
Or, John a l'annulaire plus long que l'index (ce n'est pas lui sur la photo ci-dessus), ce n'est donc pas pour ça qu'il est pédé. Mon Dieu, mon Dieu. Dernière piste : le nombre de frères. Les homosexuels ont tendance à avoir plus de grands frères que les hétéros (je vous sens passionnés et vous avez raison). Et il se trouve (tadam !) que John a un grand frère et sa maman a fait une fausse couche d'un garçon. Bingo : John est gay parce qu'il a eu deux grands frères, l'homosexualité est donc innée et pas acquise (la fulgurance du raisonnement me sidère encore). John peut rentrer chez lui le cœur serein. On a donc vraiment hâte de voir le prochain épisode avec Colin Jackson et de savoir si c'est parce qu'il est noir qu'il est fortiche en sport et encore plus le troisième épisode : pourquoi Vanessa-Mae est-elle une violoniste si douée ? Personnellement, j'ai ma réponse : c'est parce qu'elle est asiatique et, c'est bien connu, les asiatiques sont travailleurs, agiles et commencent de bosser à l'âge de cinq ans. Ça, c'est du solide. Et sinon, je vais vous dire pourquoi John est un inverti : à cause de ses sourcils diaboliques.
Un extrait de l'émission par ici. La fiction en cage Autant se faire une raison dès maintenant, la rentrée de septembre ne sera pas la plus excitante de l'histoire en terme de nouvelles séries, grève des scénaristes (et panne d'inspiration ?) oblige. En creusant un peu, on trouvera toujours deux-trois projets histoire de pouvoir un peu s'enthousiasmer - et comme le prouve l'illus. ci contre que Rom m'a envoyée pour me motiver, on va creuser sec.Faute d'idée neuve, la tendance est donc au remakes. Les Américains font désormais leur marché chez les Britanniques pour renouveler leurs griller - faut pas rêver, chez nous, à part Les Ch'tis, ils n'ont encore rien trouvé. Après The Office, Life on Mars (série de la BBC à la rentrée sur ABC), State of Play (adapté au cinéma), c'est un Prison Break au féminin qui va être exporté outre-Atlantique par HBO et Alan Ball, le créateur de Six Feet Under. Enfin, dans la ligée des séries en cage - autre tendance actuelle -, Robert Rodriguez prépare lui aussi sa série carcérale, Women in chains, qui n'a pas encore trouvé acquereur. Mais Rose McGowan (son héroïne de Planète Terreur) est déjà de la partie.
Terry Jones dépoussière le Moyen-ÂgeTerry Jones, ancien des Monty Python et réalisateur de films à l'occasion est également un fin érudit. En 2004, il écrit et interprète pour la BBC une série destinée à dépoussiérer les stéréotypes du moyen-âge intitulée Medieval Lives. Cette série va être diffusée sur la chaîne Histoire dans le courant du mois de juin. ![]() Sacré Moyen-Âge - comme elle va s'appeler en France - se focalise à chaque épisode sur une figure de l'époque : le Paysan, le Moine, le Roi, le Philosophe, le Hors-la-loi, le Chevalier, le Menestrel et la Damoiselle. L'émission mélange animations de gravure ou peintures d'époque, façon Terry Gilliam dans le Monty Python's Flying Circus, autour de reconstructions plus ou moins historiques avec Terry Jones qui interprète le rôle principal.
![]() Outre le ton et le style du commentaire assez cabotins, l'intérêt de la série tient par le contre-pied pris face aux idées préconçues qui restent dans notre tête : non, le paysan n'était pas un ignare crasseux, au contraire, il connaissait bien la loi et bénéficiait de plus de vacances que l'Anglais contemporain ; le moine avait tendance à amasser des fortunes plutôt que de se consacrer à Dieu ; la Damoiselle pouvait prendre des décisions et même influer sur le pouvoir et ainsi de suite. C'est bien fichu, très rigolo et documenté. Sacré Moyen-Âge, à partir du mardi 3 juin à 12h35 sur Histoire. Facebook trop réel sur la BBC3Ok, ok. Ce n'est pas le gag le plus fin du monde, mais c'est assez rigolo : un groupe de comiques britanniques (Idiots of Ants) a réalisé un petit film qui pourrait s'intituler "Facebook dans la vraie vie". En gros, imaginez qu'un copain de seconde perdu de vue débarque chez vous, vous "poke" et demande à devenir votre ami pendant qu'un autre pote est en train de tagguer votre mur. Et bien voilà ce que ça donne (VO non sous-titrée, mais c'est plutôt facilement compréhensible pour peu que vous soyez Facebook addict) : Personne pour un Scrabble ? À voir aussi sur le site de la BBC 3. Oliver! : Casting grandeur nature sur la BBC
En Grande-Bretagne, où la tradition est quand même un peu plus longue qu'en Gaule, la BBC a instauré avec le pape du genre, Andrew Lloyd Webber, une émission destinée à distribuer le premier rôle d'une production à venir. Et c'est la troisième année que l'opération se déroule. Après la recherche du premier rôle pour The Sound Of Music dans l'émission intitulée "How Do You Solve A Problem Like Maria?", l'année dernière c'était le tour du rôle de Joseph pour le spectacle Joseph and the Amazing Technicolor Dreamcoat dans l'émission "Any Dream Will Do". Voici, pour 2008, "I'd Do Anything" dont le but est cette fois-ci de révéler deux talents : le premier pour le rôle de Nancy et le second pour celui du jeune Oliver dans la comédie musicale (pardon "le musical" - mon Dieu que c'est laid, non je sais pas qui a eu l'idée de traduire ça par "le musical" et pas "la musicale", mais c'est vraiment atroce) : Oliver! bientôt produite par Cameron McIntosh. Le principe est celui d'un télé-crochet - rien de neuf - douze candidates s'affrontent en chantant en public le samedi soir. Puis un vote téléphonique est organisé et les deux moins populaires s'affrontent dans un terrible sing-off (disons "mort subite") devant Lloyd Webber qui décide d'en garder une, l'autre étant définitivement éliminée. Pour les jeunes Oliver, la compétition est moins atroce puisqu'ils ne sont pas soumis au vote du public. Chaque semaine, le jury en désigne un qui participera à la demi-finale prévue à la fin du jeu. Ce dimanche, le jeune Arthur, dix ans, de Bristol a été sélectionné, tandis que Tara, 24 ans, était impitoyablement éliminée. Bon, pourquoi parler de ça ?, parce qu'après tout cela n'a rien de nouveau. D'abord, parce que ça nous éloigne cinq minutes des jeunes rockers et rockeuses de la Nouvelle Star, et ça c'est déjà pas mal. Ensuite, parce que cette émission possède un truc génial (outre celui d'émoustiller tous les homos de la planète qui sont, c'est bien connu, fans de comédies musicales), c'est l'annonce des résultats. Car quand un candidat (ou une candidate) perd, alors qu'il vient de subir un terrible affront d'impopularité, il doit chanter une ultime chanson, celle qui signe l'arrêt définitif de sa participation. Et cette cruauté est - comment dire ? - étrangement excellente. La première année, c'était sur l'air de "Fairwell" de The Sound of Music : La seconde année, c'était sur l'air de "Close Every Door" de Joseph (dont les paroles étaient... glaçantes) : L'un des perdants du nom de Seamus était tellement énervé d'avoir perdu qu'il avait modifié les paroles en live changeant le "I have been promised a land of my own" par "a show of my own". Ça ne lui a guère réussi. Enfin, cette année, les Nancy perdantes quittent le navire sur un medley de "Cheerio, But Be Back Soon / As Long As He Needs Me". Un sympathique moment de désespoir cathodique qu'on est heureux de ne pas vivre soi-même. I'd Do Anything, les samedis et dimanches soirs sur BBC One. Rétro : Look Around You
Images désaturées, réalisation molle, costumes à jacquard, c'est tout un festival de rétro qui s'affiche à nos yeux et comme nous sommes samedi et qu'on a du temps, voici l'épisode des germes, via YouTube (en VO seulement) : La seconde saison, sortie deux ans plus tard, change complètement de format. Les épisodes durent cette fois-ci une demi-heure et il y a des intervenants qui discutent entre eux. Comme dans cet épisode Music 2000 qui est un peu à la Nouvelle Star ce que Michou est au spectacle de transformsime : un mètre étalon. L'en-vrac de mars
The Tudors, un soap-historique sur Canal+![]() ![]() The Tudors (dont on a déjà parlé là), fresque historique sur les débuts du règne de Henri VIII (le père d'Elizabeth I) riches en intrigues, complots, trahisons et passions, est une série de 10 épisodes de 52 minutes. Elle a été créée par Michael Hirst, qui doit à force bien connaître l'époque puisqu'il a écrit Elizabeth et Elizabeth : l'âge d'or, et qui la décrit comme un "soap-opera qui vire par moments au thriller" - une fort bonne recette s'il en est. C'est Jonathan Rhys Meyers (notamment vu dans Match Point) qui interprète Henri VIII, considéré en son temps comme le plus beau prince d'Europe. Comme vous pouvez le constater ci-dessus, les critères de beauté ont légèrement évolué depuis. Canal diffusera la série en prime time le lundi, à raison de deux épisodes par soir. Jekyll sur Canal+Docteur Jekyll et mister Hyde, version mini-série pour la BBC. Créée par Steven Moffat (celui que Steven Spielberg a choisi pour écrire l'adaptation de Tintin au cinéma), Jekyll revisite le vieux mythe de la double personnalité en six épisodes, et sera diffusée à partir de ce soir sur Canal+. Bande-annonce :
La Star Ac' de la politique
La BBC vient de racheter le concept et compte le diffuser pendant les élections de 2009. Ca nous laisse le temps de le racheter en France, pour diffusion en 2012. Certains partis pourraient en faire bon usage. (source Le Parisien)
Watching the tellyEnvie de voir la télé britannique ? Voici The Telly, système au départ destiné aux expats du Royaume-Uni, qui permet moyennant un abonnement relativement élevé de profiter de plus de quarante-deux chaînes dont celles de la BBC, de ITV ou encore de Channel 4. Le système consiste en fait à louer un décodeur câble qui est installé dans un rack à Maidenhead, une bourgade proche de Reading en Angleterre. Son contenu est ensuite distribué via Internet vers votre adresse IP. De votre côté, il ne vous faut qu'un ordinateur connecté et une application de lecture vidéo, le SlingPlayer. Le système ne fonctionne qu'avec un décodeur, la Slingbox, qui est facturé 93 livres, mais qui est gratuit jusqu'au 31 janvier 2008 pour les résidents du Royaume-Uni, des Etats-Unis et du Canada. L'abonnement basique coûte 49 livres par mois et donne droit aux chaînes gratuites de la télévision britannique. Ce prix comprend la location de l'emplacement pour votre Slingbox ainsi que l'infrastructure du réseau (et pour payer les gens de The Telly accessoirement).
Là où le système devient pernicieux c'est que pour regarder la télévision britannique, il faut bien sûr payer une redevance comme en France. Or, The Telly est considéré comme un "hotel" : il paie donc une redevance pour ses "clients" pour une période consécutive de vingt-huit jours. Au-delà, le "client" se doit de s'affranchir de la redevance britannique. Ce qui nécessite un compte en Grande-Bretagne. Et sans ce reglèment, vous payer pour un service que vous utilisez illégalement. C'est balot. The Telly est en train d'essayer de se faire déclarer comme "propriétaire" et plus comme "hôtelier". S'il y arrive, l'argent de l'abonnement pourra payer la redevance. En attendant, ce système, bien qu'efficace, n'est véritablement légal que pour les vrais expatriés britanniques. Extras fait son Christmas SpecialComme pour The Office, Ricky Gervais et Stephen Merchant ont tourné un ultime épisode "spécial" de quatre-vingt minutes qui conclut la série Extras diffusée en 2006 et 2007 sur la BBC en Grande-Bretagne et HBO aux États-Unis. Pour mémoire, Extras narre les aventures d'un acteur de seconde zone qui rame tout au long de la première saison avant d'avoir la chance de tourner sa propre sitcom dans la saison 2, mais en faisant hélas de nombreuses concessions qui lui pèsent sur le cœur.
Cet épisode de Noël a été diffusé le 16 décembre dernier sur HBO, avant même la BBC où il ne trouvera le chemin des ondes que le 27 décembre prochain. Malgré le succès planétaire de The Office, Extras n'a toujours pas trouvé une chaîne pour l'héberger en France (mis à part deux épisodes diffusés au cours de la semaine anglaise de Canal+). D'ici à ce que Nicolas et Bruno, les reponsables de l'atroce Bureau sur Canal+, le copié-collé de The Office, ne se décident à refaire le même coup et réalise une série intitulée "Supplémentaires", il n'y a qu'un pas qu'on espère qu'ils ne franchiront pas. La Passion du Christ sans Mel Gibson
A ma connaissance, Jésus n'avait encore jamais fait l'objet d'une série télé, fallait bien que ça arrive et, tant qu'à le mettre en scène, l'équipe BBC/HBO semble être clairement la mieux placée. La dernière fois que les chaînes anglaise et américaine ont fait équipe, ça a donné le chef d'oeuvre qu'est Rome. Tournée au Maroc, la série (intitulée The Passion) s'intéressera donc à cet épisode si longuement et douloureusement mis en scène par Mel Gibson dans sa La Passion du Christ, selon trois points de vue : celui des Romains, des autorités religieuse, et de Jésus himself. Ce dernier sera incarné par le comédien britannique Joseph Mawle (illus.) Diffusion prévue en Grande-Bretagne pour Pâques 2008 La BBC, reine des excuses
Il faut dire que les scandales qui touchent la BBC ont fait chuter la crédibilité de la chaîne nationale auprès des Britanniques. Le dernier précédent concernait un documentaire dont certaines scènes clés avaient été délibérément réinterprétées. |
Discussions en cours sur le forum télé :
|