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20 ans en 2009 : un doc révolutionnaire - Bonjour je suis réalisateur de documentaire et je viens vous proposer un sujet absolument révolutionnaire !- Ah bon ? Je suis tout ouïe ! - Voilà, il s'agirait de filmer des jeunes de 20 ans pour leur faire raconter leur vie, leur détresse, leurs angoisses. - ... - Oui, parce que, voyez-vous, les jeunes d'aujourd'hui, c'est plus comme avant : l'université en grève, le manque de perspective, le chômage, la crise, l'impossibilité de se loger à Paris, les stages interminables, tout ça, c'est dur, alors, hein. - Vingt ans, vous dites ? - Oui, enfin à partir de vingt ans, ça pourra aussi aller jusqu'à vingt-huit, par exemple. - C'est-à-dire, que, excusez-moi de vous le dire, ça ne me paraît pas tout à fait nouveau comme approche. - Comment ? - Et bien, il me semble que ça a déjà été fait plusieurs fois, à plusieurs reprises et plutôt bien et que là, ce dont vous me parlez, c'est un peu pareil. - Oui, non, mais moi, je vous parle des jeunes de vingt ans, quoi, les jeunes d'aujourd'hui. - Oui, mais bon, le problème des jeunes de vingt ans de 2009 n'est pas si éloigné que ça de ceux de 2005, non ? De mémoire, Arte avait fait une série sur "les jeunes de vingt ans" à travers le monde interrogeant des adolescents de tous les pays et de toutes origines. - Non, mais, moi, ça n'a rien à voir, c'est ceux de la France d'aujourd'hui, ce sont des chômeurs, des artistes, des glandeurs, des SDF... - Ça vous paraît pas un peu orienté votre documentaire, là ? - Mais il y aura aussi des filles fortes en littérature. Je filmerai une fille devant une bibliothèque. - Ah. - Et un type allongé dans sa chambre d'étudiant. - Mais... - Non, je vous jure : ça va être révolutionnaire. - Mais il y a aussi un documentaire sur les difficultés de ce qu'on appelait la "génération X" dans les années 90, ces jeunes qui n'avaient pas d'avenir, qui ne voyaient pas comment trouver leur place dans la société, les difficultés d'insertion... - Rien à voir ! Moi, c'est des jeunes qui vivent chez leur parents ou en coloc' ! - Ça m'a l'air en tout point semblable. - Mais je vais mettre la musique du groupe Tortoise dessus ! - Et alors ? Votre angle, c'est quoi votre angle ? - Mon angle, c'est la... euh... la difficulté... euh... pour les jeunes... euh... de vivre. Quoi, merde, t'as quelque chose contre les jeunes, toi ? - Du tout. Même dans les années soixante-dix, un réalisateur avait suivi pendant plusieurs années, près de trente ans, une classe d'enfants en primaire jusqu'à leur arrivée dans la vie professionnelle. Ça avait un peu plus d'envergure. - MAIS Y'AURA DES JEUNES FILLES ! - Ah ! Mais, voilà qui parle à mon oreille de producteur, il vous faut combien ? Pour voir un documentaire sur les jeunes de vingt ans, rendez-vous sur Canal+, le lundi 4 mai à 20h45. Desperate Housewives : la saison 5 arrive sur Canal+
Cette saison 5 commence donc... cinq ans après la fin de la saison 4. C'est vrai que l'enchaînement régulier des péripéties des habitants de Wisteria Lane devenait un peu trop rocambolesque pour que l'on s'y intéresse encore. À tel point qu'on finissait par se demander si le quartier en question n'était pas un repère de dangereux criminels plutôt qu'un paisible quartier de gentils voisins. Les enfants de Lynette ont grandi (des émois sexuels en perspective ?), Susan a quitté Mike, Tom lutte pour garder sa pizzeria tandis que Gabrielle Solis veut se refaire une silhouette. Bree castre toujours autant son mari, Orson qui trouve une manière presque innocente de se venger. Et Edie (dont on dit que c'est sa dernière saison) touche le gros lot en se mariant avec Dave Williams, personnage un peu louche. Bref, on repart pour de nouvelles aventures mais sans le passif des années précédentes qui finissait un peu par coller aux personnages et à les alourdir à tout point de vue. Fresh start, donc, mais toujours aussi malades et névrosés, les Desperate Housewives remontent la pente de la saison 4 qui avait été bien molle. À découvrir dès le jeudi 2 avril sur Canal+ Putain 20 ans : les Guignols en chiffres![]()
- 4000 : nombre de JT des Guignols diffusés en 20 ans ... Et aussi, 20 coupes de cheveux pour PPD, 3 présidents de la république, etc.
![]() ![]() Pour le reste, soirée spéciale Guignols ce soir sur Canal+ à partir de 20h50, avec un faux doc sur les coulisses des Guignols suivi de Il était une fois les Guignols, une grande rétrospective historique commençant il y a 15 milliards d'années... A voir aussi :
Canal+ acquiert les droits de Millenium, la série
Millenium la série est, comme tout le monde croit devoir le souligner, l'adaptation complète de la trilogie suédoise (le film n'adaptant que le premier tome), chaque volume faisant l'objet de deux épisodes de 90 minutes. Jusqu'ici, on nous avait donc annoncé l'adaptation du premier tome de la trilogie au cinéma, et des deux autres tomes à la télé - les droits ont été achetés, et mal négociés, avant le succès planétaire du polar, ce qui explique pourquoi seul le premier volume a les honneurs du grand écran. Mais il semblait s'agir de trois films et téléfilms, correspondant aux trois tomes. Millenium la série, en six épisodes, est-elle donc encore un autre projet, ou le même projet reformaté ? Dans tous les cas, point d'inquiétude, si vous êtes allergiques à la lecture et que vous n'aimez pas non plus le cinéma, Millenium arrivera toujours jusqu'à vous, et même jusqu'à votre canapé.
Vingt ans : l'anniversaire des Guignols de l'Info sur Canal+
C'est donc bien naturellement que Canal+ rend un hommage mérité à l'émission le lundi 16 mars en les invitant pour l'occasion au Grand Journal de Michel Denisot qui précédera une soirée spéciale en l'honneur des marionnettes en latex. Il y aura bien sûr les interventions des marionnettes en plateau et en coulisses ainsi que les équipes qui travaillent quotidiennement sur l'émission. Pour la première fois depuis bien longtemps (pour ainsi dire la fin des déclinaisons de Nulle Part Ailleurs), le JT des Guignols sera réalisé en direct du plateau du Grand Journal délaissant pour un soir son studio usuel. La soirée qui suivra sera composée d'abord d'un faux reportage comico-comique intitulé Les Coulisses des Guignols et écrit par Lionel Dutemple et Julien Hervé (auteurs des Guignols). Il racontera comment se prépare le journal en mettant en scène chaque marionnette dans son propre rôle : PPD comme guide, Platini au bureau des sports, Carla Bruni à la cafétéria. Et ensuite, une histoire exhaustive (plus de quatre heures) des guignols depuis les Arènes de l'info en 1988 (émission dérivée du concept de Spitting Image au Royaume-Uni sur ITV) jusqu'au rendez-vous incontournable de Nulle Part Ailleurs à partir de 1990 lorsque le journal est réalisé en direct pendant l'émission. Là encore, les marionnettes seront mises en scène dans des plateaux écrits par Lionel Dutemple, Bruno Gaccio et Julien Hervé (auteurs et ex-auteur pour Gaccio) avec les meilleurs moments de chaque année. Et pour les chiffres : 314 guignols réalisés, 300 personnes qui travaillent en moyenne sur l'émission chaque mois, 4 000 journaux télévisés et entre 2,5 et 3 millions de téléspectateurs chaque soir en 2008. La soirée Guignol, le 16 mars dès 19h10 sur Canal+. Et sur Internet, faites-vous "guignoliser" à l'adresse www.putain20ans.fr. Dors avec Dexter (et fais des cauchemars)Bientôt en vente (juin 2009), voici qu'arrive dans les rayons, sous la forme d'une poupée type Action Man, Dexter, le héros de la série éponyme diffusée sur Canal+ et Showtime aux États-Unis.
Le petit Dexter Morgan, serial killer et analyste de sang, est livré avec sa plaque de la police de Miami, son poignard, son sac poubelle pour ranger ses victimes bien proprement après ses méfaits et surtout l'indispensable plaquette sur laquelle il fait couler délicatement depuis son scalpel une petite trace de sang, mémoire de son meurtre. Le tout pour 16$99. On espère rapidement la barbie Debra Morgan, sœur de Dexter dans la série, interprétée par Jennifer Carpenter et mariée à Michael C. Hall (l'acteur qui joue Dexter) dans la vraie vie, histoire de s'inventer des supers histoires d'incestes. À noter, dans un registre plus funky, on peut aussi s'acheter une bobble head :
Harry's Code not included. (Via) Pigalle, la nuit, une nouvelle fiction Canal+![]() ![]() "Thomas (Jalil Lespert) a 30 ans et travaille à la City. Lors d'un voyage d'affaires à Paris, il sort dans un club de strip-tease de Pigalle, et découvre que sa sœur Emma (Armelle Deutsch), en est la vedette. Thomas, cherche à lui parler mais le soir même, Emma se volatilise." Une histoire entre un frère et une soeur, une histoire de clan - Simon Abkarian campe un patron de sex-shop devant faire face à l'installation d'un nouveau club branché -, l'histoire d'un quartier, "une plongée à la fois réaliste et onirique au coeur du quartier parisien de Pigalle" nous dit le communiqué. Les deux scénaristes-réalisateurs avaient été salués pour leur polar en six épisodes diffusé sur France 3, Les Oubliés, avec Jacques Gamblin, particulièrement original et réussi. On peut donc espérer une qualité équivalente pour ce nouveau projet, dont le tournage s'étalera jusqu'au mois de juillet - cinq mois de tournage pour une fiction télé, c'est bon signe. Canal+ étant le commanditaire et futur diffuseur de ce Pigalle, la nuit, on a même hâte de voir mis en scène ce quartier parisien mythique et fantasmatique.
Pour la 100ème de l'Effet Papillon, trois questions à Victor Robert Lancée en septembre 2006, l'Effet Papillon de Canal+ va fêter son centième numéro ce dimanche. L'émission qui se consacre à l'actualité internationale tente constamment d'être là où les autres ne sont pas en s'imposant un angle de traitement original. Il s'agit, d'une certaine façon, de la suite du travail qui était réalisé par certains membres de l'équipe dans le Vrai Journal de Karl Zéro.L'année dernière, à la même époque, Canal+ a proposé une nuit autour de l'Effet Papillon (judicieusement intitulée Papillon de Nuit) composée de quatre-vingt reportages issus de l'émission. À l'occasion de son numéro 100, le site internet de Canal+ propose quelques-uns des meilleurs reportages. Et nous en avons profité pour poser trois questions à Victor Robert, présentateur et co-rédacteur en chef : Comment se décide le choix des sujets ? Voyez-vous une concurrence entre l'Effet Papillon et d'autres émissions du PAF ? Après la Nuit Papillon, y'a-t-il des envies d'évolutions du format ? L'Effet Papillon, tous les dimanches à 12h10 en clair sur Canal+. Canal+ et le Daily Show : suite et fin
Pour mémoire, il y a quelques temps, souvenez-vous, on constatait avec émoi la disparition du Daily Show de la grille de programme de Canal+ Décalé. N'était conservée que la Global Edition qui est une hebdomadaire au goût de best-of des meilleurs moments de la semaine. Comme à Fluctuat, on n'hésite pas à prendre des risques (mesurées) pour résoudre les mystères les plus incompréhensibles de notre époque moderne, nous avons saisi le téléphone pour appeler Canal+ et après plusieurs jours, nous avons obtenu une réponse... sans surprise. Pour suivre le rythme de la diffusion quotidienne du Daily Show, Canal+ avait pris la décision (louable) de traduire et de diffuser systématiquement l'émission de la veille. Le Daily Show passant aux alentours de 23 heures sur Comedy Central à New York (mais il est finalisé plus tôt, on peut donc imaginer que la chaîne cryptée française le recevait avant sa diffusion), il était réceptionné par Canal en fin de journée et le faisait traduire et sous-titrer dans la nuit. Or l'opération était trop coûteuse d'un point de vue technique et nécessitait plusieurs traducteurs. Et puis, diffusé à 12 heures sur Canal+ Décalé, le Daily Show avait un résultat d'audience plus "qualitatif" que "quantitatif", d'où la difficulté de justifier le prix auquel revenait sa mise à l'antenne en France (qu'on ne nous a pas donné). On a quand même demandé si l'idée de le passer à une heure plus susceptible de rassembler le public probable de l'émission (par exemple : pas à midi, mais en fin de journée) n'avait pas traversé les cerveaux des grands pontes de la programmation. La réponse a été claire : il y a déjà beaucoup trop de choses à l'antenne, on serait bien en mal de trouver la place nécessaire et sans garantie d'audience de surcroît. Heureusement, il n'est pas question de supprimer la Global Edition le samedi. Et rien n'exclut qu'à l'avenir l'émission ne revienne pas quotidiennement (parce qu'on l'aime beaucoup à Canal, nous a-t-on assuré). Canal Presque cherche le rire
La formule n'était déjà pas identique à celle de la semaine dernière. La tranche info ouvrait le show avec un grand dossier pour savoir s'il fallait travailler le dimanche. Un premier intervenant avait écrit un livre "trop chiant" et un second intervenant voulait qu'on ne travaille pas le dimanche pour récupérer les enfants de sa femme parce qu'ils étaient divorcés. Une caméra cachée clôturait la séquence. On revenait ensuite - toujours en plateau - pour une séquence "Talk" où l'invité de la semaine se prêtait au jeu de questions / réponses de Virginie Efira. On apprenait ainsi qu'Akhenaton aime bien faire la cuisine et que le simple fait de couper des pâtes au cours d'un repas le fait quitter la table. Puis, Efira a tenté un portrait en poème qui, bizarrement, n'était absolument pas drôle, mais presque déprimant.
Autant dire que ce second épisode semblait encore plus abscons que le premier. D'autant que l'invité de la semaine n'avait pas grand chose à dire ou à faire contrairement à Omar et Fred qui avaient eu deux séquences. Encore une fois, le plus drôle fût sans nulle doute la partie info sportive avec un match de football parlé que n'aurait pas renié les Monty Python (qui faisait déjà jouer les philosophes) ou le 100 mètres nage libre en banc de poisson. On se prend à penser que l'émission qui "remplace" Ça Cartoon doit avoir un ton très familial ce qui explique peut-être ces sketchs si décalés et un peu trop dans le non-sens. On attendra encore la prochaine émission pour se décider s'il faut définitivement ranger Canal Presque dans un placard. Parce qu'après tout, on se souvient des premiers temps des Guignols de l'Info, alors Arènes de l'Info ou de Groland qui n'avaient pas encore tout le sel et le piquant qu'on leur a connus par la suite. L'émission est visible sur le site de Canal+ (notons que le nouveau lecteur de vidéo est plutôt bien fait). L'Ecole du pouvoir : un beau mariage entre fiction et politique
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Politique et fiction n'ont jamais fait bon ménage en France. Et pourtant, que de bonnes choses sont nées de cet alliage dans d'autres pays, particulièrement aux Etats-Unis. Aussi, lorsqu'une fiction française s'intéresse de près à la fabrique du pouvoir hexagonale, l'Ecole Nationale d'Administration, ce « monstre froid » si souvent remis en cause - en ce moment même, l'ENA est en pleine réforme - l'initiative mérite qu'on lui prête attention... Lire la suite de la critique de L'Ecole du pouvoir, lundis 19 et 26 janvier à 20h45 sur Canal+. Canal Presque... sans saveur Hier à 19h00, c'était Canal Presque, la nouvelle émission avec Virginie Efira, l'ex-présentatrice de la Nouvelle Star de M6. En trente minutes, Canal Presque, c'est un condensé d'une journée de Canal+ : de l'info, du sport, du talk-show, de la pub, du cinéma. Bon, ça, c'est l'idée sur le papier. Car ces trente minutes qui sont produites par Ahmed Hamidi, auteur de nombreuses années aux Guignols, sont, dans les faits, un peu molles.Cela commence ainsi par Virginie qui doit se plier en quatre pour passer sous un panneau bloqué (première blague : à Canal Presque, tout n'est pas vraiment opérationnel). Ensuite, elle trébuche et tombe par terre (seconde blague : Virginie ne tient pas debout). Enfin, elle se trompe de caméra en lisant son prompteur (troisième blague : Virginie est belge). Elle s'assoit alors à une table dans un décor typique d'une émission de Canal+ dans le classique ton blanc surexposé. La première partie, c'est donc un "talk" avec les invités de la semaine Omar et Fred. À côté de Virginie, un critique cinéma "tout au long de l'année" donne son avis sur L'Eté meurtrier, mouais. Derrière, le public applaudit aux bonnes blagues. Le tout est monté dans un style assez sec, proche en terme de rythme de l'ancienne émission de Laurent Ruquier, On a tout essayé. Le vrai problème, c'est que cela ressemble un peu trop à un véritable talk-show de Canal+ comme le Grand Journal.
La fausse tranche info - à nouveau en public - est assez incompréhensible avec ses deux intervenants qui s'insultent et disent "couilles". Suit une caméra cachée, une fausse tranche d'info sport et finalement une fausse sitcom de huit minutes qui clot l'émission - à nouveau en public et avec Omar et Fred - dans un décor monochrome plutôt cheap. Bref. Écrit comme ça, ça ne paraît pas terrible, mais en vrai, ce n'était guère mieux. "Oui, mais on voit les jambes de Virginie", rétorquera l'homo heterosexualitus erectus moyen. Peut-être, mais cela n'empêche pas les sketchs d'être finalement assez obscurs et l'émission de manquer singulièrement de rythme. Soyons francs : après ce premier numéro, il est difficile de savoir ce qu'ont voulu faire les auteurs... mais il est évident qu'il est impossible de parler - comme le faisait Rodolphe Belmer dans Libération - d'un Saturday Night Live à la française, tant dans la forme que dans l'esprit. Canal+ tacle le Daily Show with Jon Stewart... You bastards ! Après les vacances de Noël, Canal+ a pris une décision pour le moins étrange : la suppression du Daily Show de Comedy Central avec Jon Stewart qu'elle avait pris l'habitude de diffuser tous les jours à 12h00 sur Canal+ Décalé.On sait pourquoi le programme avait été mis en avant au cours du moins de novembre : l'élection américaine a poussé Canal+ et sa direction des programmes à se démarquer comme elle sait si bien le faire en proposant ce programme original et qui n'était jusqu'à présent pas visible en France. L'élection terminée, l'émission disparaît de la grille des programmes. Plus précisément : seul un épisode, l'édition internationale, est conservée (diffusée deux fois le samedi). À l'horaire qu'avait choisi jusque là Canal+, il est évident que les gens potentiellement intéressés par le Daily Show devaient l'enregistrer. On imagine bien que les scores d'audience n'étaient pas extraordinaires. Cependant, une solide base de fans français s'était constituée qui appréciait l'excellent (et très rapide) travail des traducteurs proposant dès le lendemain l'épisode de la veille. Pour une fois qu'on nous incitait à ne pas télécharger un programme illégalement, voilà qu'on nous le retire, alors que justement son impact s'intensifiait. Ce n'est pas la première fois que cela arrive (souvenons-nous du Late Show with David Letterman que Comédie! a diffusé pendant plus d'un an avant de se décider de le supprimer malgré les protestations des internautes sur le forum de la chaîne), mais cela reste foncièrement incompréhensible, surtout pour remplacer le Daily Show par une rediffusion de la première saison de 30 Rock... Le budget pour la traduction ne devait quand même pas leur coûter un bras. Chère Canal+, toi qui aime tellement le football - au moins pour ça, pas de problème pour trouver des millions d'euros ! - sache que le blog télé de Fluctuat te sanctionne d'un gros carton rouge. Dexter + The Shield : le jeudi, c'est meurtres en série![]() ![]() Tueur en série sympathique puis flics ultra-violents, les frontières entre le bien et le mal se brouillent avec ces deux bonnes séries complexes et troubles. Dexter, interprété par l'excellent Michael C. Hall, ne tue que des méchants, et possède ses raisons. On ne condamne pas tellement ses crimes et bien que méchant, on a plutôt envie de le ranger du côté des gentils - on ne veut en tous cas pas qu'il se fasse coincer, ce qui est d'ailleurs tout l'enjeu de cette seconde saison. Dans The Shield, ce serait l'inverse, des flics pourris et violents font des ravages, mais pour la bonne cause. Des supposés gentils qu'on classerait bien dans les bad guys. Le choix de Canal + de diffuser d'abord Dexter, en première partie de soirée, est intéressant : il serait moins subversif de s'attacher à un meurtrier bonhomme qu'à des flics pourris. Il faut dire qu'en réalité, la violence de The Shield est beaucoup plus crue que celle de Dexter. Vic Mackey tue face caméra, quand Dexter tue caché, et presque proprement. Fait notable, ces séries créées pendant les années Bush, soulèvent en nous toutes sortes de sentiments contradictoires et perturbants, à l'opposé du manichéisme de l'Amérique de W - et c'est ça qui est bon. Canal presque : Virginie Efira fait du Saturday Night Live ?
Pari risqué que de prendre comme référence le Saturday Night Live (comme le faisait au printemps Rodolphe Belmer dans les colonnes de Libération), émission américaine mythique diffusée depuis 1975 sur NBC, dans laquelle la plupart des grands comiques des trente dernières années outre-Atlantique ont fait leurs classes. L'émission, du pur divertissement qui se donne les moyens, se découpe en parodies, sketches et interludes musicaux, qui forment à l'arrivée un vrai spectacle. Les Nuls en leur temps s'était inspirés du concept pour leur émission sur Canal. Mais SNL reste typiquement américain et illustre à merveille le sens de l'entertainment des Etats-Unis, qu'ils portent comme une seconde nature. A tel point qu'on imagine mal une déclinaison étrangère. La chaîne cryptée retente tout de même le coup en 2009 avec Virginie Efira donc, venue de Belgique et plus récemment des plateaux de la Nouvelle Star de M6. Elle sera accompagnée d'une équipe de comédiens et recevra des invités - Omar et Fred, par ailleurs parrains de l'émission, pour le premier numéro. En 26 minutes, parodies, fausses pubs, sketches, talk-shows et sitcoms doivent se succéder sans s'essouffler. L'écriture devra être particulièrement soignée pour que l'émission soit, un jour peut-être, rebaptisée Sunday Night Live. (photos Sipa) Dexter s'invite sur Canal+ et enchaîne les saisons
Après avoir résolu l'enquête du tueur au camion frigorifique à la fin de la première saison, la seconde saison s'ouvre sur la découverte du cimetière sous-marin de Dexter : là où il jette ses victimes découpées dans une baie de Miami... Ce nouveau "serial-killer" dont il est le seul à connaître l'identité - puisque c'est lui - met toute la section policière sur la brèche dont sa sœur... L'étau se resserre autour de lui, incapable de maîtriser ses pulsions de meurtres. La troisième saison - qui débutera donc six semaines après - s'intéressera plus particulièrement à la vie, aux relations et aux liens affectifs de Dexter avec en arrière-plan ce qui semble être un manquement au code d'honneur que lui a instauré son père adoptif, Harry : assassiner seulement des criminels après une vérification minutieuse de leur culpabilité. Dexter à partir du jeudi 8 janvier sur Canal+. Pushing Daisies, l'Amélie Poulain au masculin sur Canal+
Ned possède un don encombrant, le pouvoir de ressusciter les morts par un simple contact. Le revers de la médaille étant que s'il les touche une deuxième fois, il les renvoie pour de bon dans l'au-delà. Si en revanche il décide de les garder en vie, d'autres mourront à leur place, pour rétablir une sorte d'équilibre cosmique. Forcément peu enclin au contact physique, Ned retrouve son amour d'enfance, décédée, qu'il ramène à la vie sans pouvoir se décider à la renvoyer chez les morts. Quelqu'un d'autre meurt donc à sa place, Ned se retrouve face à la seule fille qu'il ait jamais eu envie de toucher - et il ne pourra bien sûr jamais le faire sous peine de la tuer instantanément. Au croisement d'Amélie Poulain et de certains films de Tim Burton, Pushing Daisies a le mérite de détonner dans l'univers télévisuel. Mais, obsédée par ses modèles, elle mise tout sur sa forme et son esthétique - réussies - qu'on n'a déjà trop vues au cinéma. Jean-Pierre Jeunet est passé par là. Les enquêtes menées par les personnages principaux - Ned est associé à un détective privé qui exploite son don pour enquêter sur des meurtres - ne sont pas haletantes et la série, fraîche et sympathique, ne tient pas la longueur pour autant. Mafiosa saison 2 : plus de consistance, et plus de (joey)stars
Si vous avez raté le début, Mafiosa racontait comment Sandra Paoli, une jeune avocate, se retrouvait propulsée à la tête d'un clan mafieux à la mort de son père, luttant pour se faire respecter dans un monde de mâles, de meurtres et de violence qui lui était jusque là étranger. Assez réussie du point de vue esthétique, relativement réaliste et violente, la série restait un peu bancale et inégale. La deuxième saison, sous l'égide de Pierre Leccia, scénariste insulaire, et d'Eric Rochant (réalisateur d'Un monde sans pitié et de L'Ecole pour tous et fan de séries américaines), a pris de la consistance au niveau de l'écriture et du jeu d'acteurs, plus dans leurs rôles. Aux côtés d'Hélène Fillières et Thierry Neuvic, quelques guests feront une apparition dans cette nouvelle saison, notamment l'imprévisible Joey Starr (illus.). Mafiosa, saison 2, tous les lundis à 20h50 sur Canal+. (illus.© Jean-François Baumard / Canal +)
Les chaînes de télé passent à la TNT HDPosté par Rom le 04.11.08 à 16:36 | tags : arte, canal+, csa, france 2, france télévisions, m6, télé et politique, tf1, tnt
Il y avait là Bertrand Méheut de Canal+, Nonce Paolini de TF1, Nicolas de Tavernost de M6, Patrick de Carolis de France Télévisions, Jean Rozat d'Arte France et le président du CSA, Michel Boyon. Bien sûr, ce fut le moment idéal de rappeler à quel point la télévision en France était en avance sur toute la concurrence européenne (on peut légitiment en douter : peut-être les installations des chaînes sont en avance - et encore - en tout cas, selon GfK, peu de gens ont un téléviseur équipé d'un tuner haute-définition) et d'acclamer la qualité des programmes qui est à tomber à la renverse, surtout depuis que Laurence Ferrari remplaçait Patrick Poivre D'Arvor dont la qualité de peau n'était malheureusement pas "HD Compatible" (on voyait trop les implants) (mais non, ce n'est pas vrai) (enfin, c'est peut-être vrai, ils ne l'ont pas dit). Ensuite, tous ont appuyé sur un bouton, et - chazam - la TNT HD était lancée (c'était à peu près aussi magique que ça). Concrètement, pour le quidam moyen, cela ne change rien : si son téléviseur est équipé comme il faut, il reçoit dorénavant les programmes des chaînes en haute-définition (ce qu'on peut remarquer sur le logo à l'écran des chaînes, puisque la majorité des programmes continue d'être de basse extraction) ; s'il ne l'est pas, on ne voit rien de différent - un peu comme avec la couleur en 1967. Sachez toutefois que d'ici 2011, la diffusion des images analogiques par voie hertzienne connaîtra une cessation d'activité ce qui entraînera au rebut une quantité non négligeable d'écrans cathodiques pour cause de non-compatibilité. Les entreprises de recyclage se frottent les mains, il va y avoir du travail. Au moins pour elles. Dirty Sexy Money sur Canal+![]()
Créée par Craig Wright, scénariste d'épisodes de Lost ou Six Feet Under, cette série diffusée aux Etats-Unis sur ABC (où la deuxième saison est en cours) tire sur toutes les ficelles qui peuvent faire d'une série un succès. Parfois un peu trop prévisible et manquant d'originalité dans son principe, Dirty Sexy Money reste savoureuse grâce à sa galérie de personnages décadants et amoraux, politiquement incorrects. Ceux-ci sont incarnés par des acteurs impeccables : Peter Krause, l'ex croque-mort de Six Feet Under qui interprète l'avocat de la famille en constant conflit moral, Donald Sutherland, flamboyant patriarche de la famille, William Baldwin, sénateur dont les préférences sexuelles l'exposent dangereusement, et d'autres moins connus mais tout aussi justes. Dirty Sexy Money, saison 1, à partir de ce jeudi à 20h50 sur Canal+. Vies de Fous, état des lieux de la psychiatrie en FranceAvec Vies de Fous, Samuel Lucret et Jean-Thomas Ceccaldi nous plongent dans l'univers de la psychiatrie en France. Pas l'univers des légers névrosés que nous sommes tous plus ou moins qui vont consulter un psychanalyste afin de mieux appréhender leur vie, non. Celui des pathologies lourdes, l'univers de ceux qui sont confrontés aux maladies mentales comme la dépression, la schizophrénie, les maniaco-dépressifs. Souhaitant retracer le parcours d'un malade, le reportage commence au service des urgences pour finir dans les institutions et les associations d'entraide. Il brosse ainsi toutes les étapes et toutes les institutions auxquelles est confronté un malade psychiatrique.
Grande force du documentaire, ses réalisateurs prennent le temps de parler avec la majorité des intervenants en posant leurs caméras sans effet tapageur ni racoleur. Il a fallu plus d'un an d'immersion et de travail pour réussir à tourner ce reportage d'une heure et demie. De plus, les interviews sont réalisées à visage découvert. Presque tous ont accepté d'être filmés tel quel, sans se cacher. D'aucuns diront que cela ne permet pas de tout montrer - et il est vrai qu'une institution a refusé que l'on tourne dans ces locaux - mais cela confère une intensité rare au reportage et ne l'empêche sûrement pas de présenter un état des lieux sévère, notamment en ce qui concerne l'engagement des gouvernements au fur et à mesure des années.
Cet état des lieux mélange à la fois l'espoir des proches et des malades tout en rappelant les coupes budgétaires de plus en plus importantes et des prises en charge de plus en plus limitées faute de place. On se surprend à réaliser à quel point le politique se repose sur le monde associatif qui ne peut pas être partout. D'autant que statistiquement, 1% de la population est susceptible d'être touché par la schizophrénie. Soit en Seine-et-Marne : 13 000 schizophrènes potentiels pour cent places spécialisées. Bienvenue dans notre joli monde. À voir ce soir sur Canal+ à 20h50. Mad Men, Romanzo Criminale, Crusoe sur Canal+
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Canal+ a annoncé à cette occasion l'acquisition de Mad Men (illus), la série-de-AMC-qui-a-la-classe, et qui a rafflé la mise aux derniers Emmy Awards, mais qui a déjà été diffusée en France sur TPS Star. Qui appartient au groupe Canal. La chaîne cryptée a également acheté Romanzo Criminale, une série italienne adaptée du roman de Giancarlo de Cataldo sur la violence des années de plomb - qui avait déjà été adapté au cinéma en 2006. Par ailleurs, elle a parié sur Crusoe, énième adaptation des aventures de Robinson, qui sera diffusé à partir du 17 octobre aux Etats-Unis. Orange Cinéma Séries : un pavé dans la mare ?
- Orange Cinémax : les blockbusters (=TPS Star ou CinemaPremier) La guerre est déclarée entre Orange et Canal+. Le contenu des chaînes sera alimenté grâce aux accords passés avec HBO, Warner, MGM, Gaumont, Bac Films, Wildside et Fidélité. C'est ainsi qu'Orange devrait récupérer quelques exclusivités qui étaient auparavant l'apanage de Canal+, comme Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Ocean's 13, The Dark Knight, et côté série True Blood, In Treatment ou John Adams. Tout ces programmes seront également accessible sur PC et téléphone portable, et en "catch up tv" pendant un mois après leur diffusion. Ce qui devrait devenir vraiment dangereux pour Canal+, c'est le développement de Studio 37, filiale production cinéma créée par Orange qui finira d'attaquer la chaîne cryptée sur son domaine de chasse. Alors, allez-vous changer d'opérateur ?
Les Feux de l'amour votent Obama
Victor, Nick, Sharon, Phyllis, Ashley étaient présents, en chair et en os, et ont déchaîné le public. La diffusion française ayant 4 ans de retard sur la diffusion américain, Ariane Massenet a pu faire du gros spoiler en révélant les principaux événements survenus pendant cette période, laissant quelques femmes d'âge mûr désemparées. Comme souvent, surtout quand il s'agit d'acteurs américains archi rodés, il ne s'est rien passé, rien n'a été dit - ou presque. On sait que le show est regardé par 100 millions de personnes dans le monde chaque jour - respect. Et qu'il a reçu un prix pour son rôle "social". De la bouche des acteurs, on a juste réussi à savoir que le cast, par la voix d'Eric Braeden (Victor Newman, qui est peu le patron) vote Barack Obama. Mise à part Phyllis qui hésite encore et conseille de se poser vraiment des questions avant de voter. C'est le mieux. XIII sur Canal+, une bonne trahison"Je me fiche d'être trahi si je suis bien trahi".
Les deux films de 90 minutes sont inspirés des premiers albums, écrits il y a 25 ans. Ils sont ici réactualisés sur fond de guerre d'Irak et d'Afghanistan, avec des personnages qui n'existaient pas dans la BD, et des interprètes (Stephen Dorff en XIII, Val Kilmer dans le rôle de la Mangouste) qui ne correspondent pas toujours aux dessins de William Vance. Au final, ce XIII télévisé intéressera peut-être moins les connaisseurs de la BD que le grand public qui n'en a jamais entendu parler. XIII, premier épisode, ce soir à 20h50 sur Canal+. |
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