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Le petit écran fait de moins en moins de place au grand ? Tous les billets cinéma sur le blog télé.

Un film sans : un programme court sans Michel Muller

Posté par Van le 07.11.09 à 09:18 | tags : câble, cinéma à la télé, rigolade, dailymotion

 

Imaginez que vos films favoris soient privés d'un élément anodin mais finalement essentiel : c'est le principe d'"Un film sans". Cette nouvelle série de films courts revisite le cinéma de genre en respectant ses codes mais en le privant d'un élément obligatoire : "Un film policier sans cigarette", "Un film de vampire sans hygiène dentaire" ou encore "Un film catastrophe sans espoir".

On doit ce sympathique concept à Michel Muller, l'ancien dingue de Canal+ ("Fallait pas l'inviter") qui a sévi sur le web il y a deux ans à l'occasion de la campagne présidentielle avec le très bon Hénaut président. Entouré de plusieurs co-scénaristes et d'une bande d'acteurs plutôt bons dans l'absurde, Muller a donc imaginé cette série de films de 3 minutes environs, qui revisite chacun un genre bien codé du cinéma, en privant le scénario d'un élément censément essentiel.

"Un film de prison sans tailleur", "Un mélo sans mensonge", "Un film de boxe sans corruption", "Un film policier sans planque" etc. L'humour est évidemment absurde, souvent en-dessous de la ceinture, mais le concept est bon et peut se décliner à l'infini.

Ici, "Un film policier sans logique" :

 


 

Un film sans, une série à suivre tous les samedis à partir du 7 novembre à 20h35 sur TPS Star.

 

 




La télé refait le mur (de Berlin)

Posté par Rom le 03.11.09 à 15:18 | tags : arte, france télévisions, france 2, cinéma à la télé

 

Si vous ne le savez pas encore, il y a vingt ans, le mur de Berlin chutait. Or, parce que nous vivons dans un système décimal, nous avons pour habitude de célébrer n'importe quoi quand on tombe sur une dizaine. Du coup, 20 ans, deux dizaines, c'était une trop belle occasion. Et la télévision ne compte pas la manquer. Attendez-vous à manger cette semaine du mur à toutes les sauces.

On commencera ce mardi avec un documentaire de Patrick Rotman sur France 2 à 20h35, Un mur à Berlin, qui suit une trame chronologique histoire de se remettre dans le bain et de se rafraîchir la mémoire. Good bye Lenin !, film de Wolfgang Becker continuera la soirée, avec l'histoire de cette mère de famille sortant d'un coma dans une Allemagne réunifiée.

Mercredi, c'est Arte qui fêtera la chute du mur avec un autre documentaire, 1989, l'Elysée au pied du Mur, de Patrick Barbéris. Celui-ci se concentrera plus sur la chute du mur et notamment sur la façon dont les chefs d'état (dont François Mitterrand) gèreront la réunification allemande.

Enfin, jeudi, de nouveau sur France 2 (qui prend décidément très à cœur sa mission de service public, mais laisse tomber Carolis, ton mandat ne sera pas reconduit), deux autres documentaires seront diffusés. Le premier à 22h55, Gorbatchev / Védrine, une histoire inédite du mur (signé Védrine lui-même et Stéphane Paoli) est un entretien de 50 mn entre... Hubert Védrine et Mikhaïl Gorbatchev où les deux grosses têtes politiciennes discutent de l'air du temps, de l'effondrement du bloc communiste ainsi que de Ronald Reagan (dont on aura pu se faire une autre idée dans un documentaire sur Arte mercredi, Reagan l'enfance d'un chef). Le second est une rediffusion d'un documentaire belge : d'un mur à l'autre, de Berlin à Ceuta, qui est moins un reportage sur le mur de Berlin qu'un parallèle avec le « mur » de Ceuta où les sans-papiers attendent des jours meilleurs.

Rien de prévu du côté de TF1, à première vue, même pas un Joséphine Ange Gardien spécial Pont Aérien. Trop dur.







Le journalisme au cinéma à la télé (sur TCM)

Posté par Van le 25.09.09 à 17:49 | tags : câble, cinéma à la télé

La chaîne du câble TCM a décidé de mettre le journaliste en une ce mois de septembre. A travers onze films hollywoodiens et un documentaire inédit sur la profession et son image dans le cinéma américain, The Hollywood Post, portrait-robot d'une figure passionnante pour la fiction, que TCM rediffuse d'une traite ce samedi 26 septembre, pendant 24 heures.

 

Le documentaire (rediffusé à 19h45 demain), mène à la fois une réflexion sur le métier de journaliste, et sur la façon dont le cinéma a exploité le sujet. Aux Etats-Unis en effet, le journaliste est celui qui raconte une histoire, on n'y parle pas d'"article" ni de "papier", mais de "story", une aubaine pour Hollywood, grand pourvoyeur de stories. Parmi les intervenants dans ce documentaire, Costa-Gavras, Edwy Plenel, Denis Robert, Jean Hatzfeld (grand reporter de guerre) ou encore Patricia Tourancheau (journaliste de Libé). 

 

En guise d'illustration, TCM propose donc onze films emblématiques sur la profession de journaliste du cinéma américain - où l'on voit que le sujet a inspiré les plus grands cinéastes :

- Bas les masques de Richard Brooks
- La Dame du vendredi de Howard Hawks
- Spéciale première de Billy Wilder
- L'Année de tous les dangers de Peter Weir
- A cause d'un assassinat de Alan J. Pakula
- Citizen Kane d'Orson Welles
- L'Homme qui tua Liberty Valance de John Ford
- Mad City de Costa-Gavras
- Le cri de la liberté de Richard Attenborough
- La Déchirure de Roland Joffé
- Le gouffre aux chimères de Billy Wilder

 




Point Break sur Teva : n'y a-t-il que la TNT pour honorer Patrick Swayze ?

Posté par Van le 17.09.09 à 12:50 | tags : people, téva, cinéma à la télé, paris premiére
D'aucuns pourraient s'en offusquer. Après Paris Première, qui diffusait hier les trois premiers épisodes de la série The Beast, dans laquelle Patrick Swayze a tenu son ultime rôle, c'est au tour de Teva de rendre hommage à l'acteur défunt en diffusant ce soir Point Break, le film mythique de Kathryn Bigelow. Sur les grandes chaînes hertziennes en revanche, c'est silence radio.

Nous avions de notre côté parié sur M6 qui aurait pu rediffuser Dirty Dancing, tandis que TF1 ou France 2 auraient passé Ghost. Mais pour le moment, rien.

C'est un scandale.

En images : cinq films cultes de Patrick Swayze.




La journée de la jupe fait du bien à Arte

Posté par Van le 23.03.09 à 14:22 | tags : arte, cinéma à la télé, chiffre
Diffusé vendredi soir sur Arte avant sa sortie en salles ce mercredi, La Journée de la jupe a offert à la chaîne franco-allemande une des meilleures audiences de son histoire. Il n'est pas dit que le film ait le même succès en salles.

2 245 000 téléspectateurs ont regardé Arte vendredi soir, qui diffusait donc en avant-première le film de Jean-Paul Lilienfield qui marque le retour d'Isabelle Adjani sur les écrans. C'est le record de l'année pour la chaîne culturelle, et un des meilleurs scores de toute son histoire - 9,6% de parts de marché. Doit-on mettre cette réussite sur le compte de la très rare Adjani ?

Elle interprète dans La journée de la jupe une prof d'un collège de banlieue qui pète les plombs et prend sa classe en otage. L'actrice, en roue libre, prend toute la place à l'écran, éclipsant à la fois les élèves et la description de la violence et des conditions d'enseignement dans les villes de banlieue.

Il sera intéressant de voir si la diffusion du film avant sa sortie en salles lui offrira un bon bouche-à-oreille, et si le nom d'Adjani déplacera les foules au ciné comme il a sans doute retenu l'attention des téléspectateurs sur Arte. En raison de sa sortie dans les salles obscures justement, le film n'est pas disponible sur Arte+7 ni en VOD.




Le mois des Oscars sur TCM : 28 films, 47 Oscars

Posté par Van le 31.01.09 à 10:08 | tags : cinéma à la télé, câble
La chaîne du câble et satellite TCM propose pendant tout le mois de février, en l'honneur de la cérénomie des Oscars le 22, un film nommé ou récompensé de la fameuse statuette chaque soir.

28 soirées, 28 films et 47 Oscars en tout, c'est donc la sélection cinéma de la chaîne TCM (Turner Classic Movie) pour le mois de février, chaque soir à 20h45. Pour les abonnés chanceux, ça garantit donc à peu près un bon film à voir tous les soirs de la semaine pendant les quatres prochaines semaines. Ce qui n'est pas du luxe quand on se rend compte que même avec sept chaînes cinéma à la maison, on peine souvent à trouver un film valable à regarder.

En vrac, on pourra voir au cours du mois : Chaînes conjugales de Joseph L. Mankievicz, A l'Est d'Eden d'Elia Kazan, Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, O' Brother des frères Coen, Boulevard du crépuscule (illus.) de Billy Wilder, Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Bunuel, Ali de Michael Mann - et d'autres.

Pour démarrer ce cycle spécial Oscars : Viva Zapata! d'Elia Kazan, dimanche 1er février à 20h45.




Orange Cinéma Séries : un pavé dans la mare ?

Posté par Van le 10.10.08 à 11:53 | tags : série, cinéma à la télé, canal+, orange cinema séries

Orange Cinéma Séries, annoncé depuis plusieurs mois par l'opérateur téléphonique, va être lancé le 13 novembre prochain. Pour 12 € par mois (en plus de l'abonnement), les abonnés à l'offre Triple Play d'Orange (télé-internet-téléphone) se verront proposer cinq chaînes thématiques :

- Orange Cinémax : les blockbusters (=TPS Star ou CinemaPremier)
- Orange Cinéhappy : les films familiaux (=Cinefamiz)
- Orange Cinéchoc : les films d'action (=Cinefrisson)
- Orange Cinénovo : les films indépendants (=Cinéculte)
- Orange Cinégéant : les films classiques (=Cineclassic)

La guerre est déclarée entre Orange et Canal+.

Le contenu des chaînes sera alimenté grâce aux accords passés avec HBO, Warner, MGM, Gaumont, Bac Films, Wildside et Fidélité. C'est ainsi qu'Orange devrait récupérer quelques exclusivités qui étaient auparavant l'apanage de Canal+, comme Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Ocean's 13, The Dark Knight, et côté série True Blood, In Treatment ou John Adams. Tout ces programmes seront également accessible sur PC et téléphone portable, et en "catch up tv" pendant un mois après leur diffusion.

Ce qui devrait devenir vraiment dangereux pour Canal+, c'est le développement de Studio 37, filiale production cinéma créée par Orange qui finira d'attaquer la chaîne cryptée sur son domaine de chasse.

Alors, allez-vous changer d'opérateur ?

 

 




Mesrine : la figure du moment sur petit et grand écran

Posté par Van le 03.10.08 à 14:33 | tags : cinéma à la télé, fiction

Au moment où le premier volet du biopic de Jean-François Richet sur Jacques Mesrine sortira en salles (Mesrine : L'Instinct de mort, le 22 octobre), les documentaires et fictions consacrés au gangster français seront assez présentes à la télévision. Le petit écran mise visiblement sur un buzz positif du film de Richet et n'exclut pas un hold up en salles.

- Le 21 octobre sur Planète Justice : Mesrine, fragments d'un mythe, documentaire en forme de contre-enquête qui cherche à éclairer différents mythes entourant le personnage.
- Le 21 octobre sur Paris Première : Mesrine, d'André Génovès, raconte l'histoire de la traque de l'ennemi public, jusqu'à sa mort ; puis Jacques Mesrine, profession ennemi public, documentaire de Hervé Palud qui retrace son parcours avec des témoignages et des images d'archives. Ce film datant de 1984 sort par la même occasion en DVD, que vous pouvez gagner sur la page concours de Flu.

- Le 24 octobre sur 13eme Rue : Mesrine, la traque, basé sur le témoignage du chef de l'anti-gang Robert Broussard.

Sans compter les émissions type Grand Journal qui ne manqueront pas d'inviter l'équipe du film de Richet avec Vincent Cassel dans le rôle titre pour en faire la promo.

(Via




Le nouveau Honoré d'abord sur Arte

Posté par Rom le 12.09.08 à 14:39 | tags : arte, cinéma à la télé

Le nouveau film de Christophe Honoré, La Belle personne, tiré de La Princesse de Clèves de Madame de La Fayette, va mettre en émoi les jeunes filles en fleurs et les adolescents sensibles qui avaient succombé au charme de sa précédente œuvre, Les Chansons d'amour. Comme souvent avec les coproductions Arte, le film initialement destiné à la télévision bénéficiera d'une sortie en salle le 17 septembre après sa diffusion ce soir sur la chaîne franco-allemande.

L'histoire reprend donc la trame de l'œuvre de Marie-Madeleine de La Fayette et transpose son action à notre époque. Junie arrive dans un nouveau lycée et rencontre Otto avec qui elle sort parce qu'il fait partie de la bande de son cousin Mathias et qu'il est le plus calme d'entre eux. Mais c'est sans compter Nemours, le beau professeur d'Italien qui trouble la belle Junie.

Du côté des acteurs, on retrouve Louis Garrel (fils de Philippe Garrel (et pas Romain Garrel, n'importe quoi, comme je l'avais écrit), qui avait déjà joué dans Dans Paris et Les Chansons d'amour), Léa Seydoux (petite fille de Nicolas Seydoux, le patron de Gaumont, et petite nièce de Jérôme Seydoux qui chapeaute Pathé - actrice dont on lit dans le dossier de presse qu'elle "a craint de ne rien faire, se plaignant que contrairement aux autres, Grégoire Leprince-Ringuet (qui était aussi des Chansons d'amour) - merci MAO.

"C'est une famille que je me suis constituée, dont ils sont chacun un parent précieux", explique Christophe Honoré en citant - outre Garrel et Leprince-Ringuet - Clotilde Hesme, Alice Butaud et Estéban Carvajal-Alegria tous dans les précédents projets du réalisateurs.

Pour Honoré, La Belle personne ferme "la trilogie de l'hiver sans fin" commencé avec Dans Paris et Les Chansons d'amour.

Le film sera diffusé ce soir sur Arte à 21 heures. Et cerise sur le gâteau des amateurs du (saint) Honoré, la musique est une nouvelle fois d'Alex Beaupain.




Le Parrain remonté s'invite à la télé

Posté par Rom le 20.07.08 à 09:32 | tags : cinéma à la télé, direct 8

Il est assez rare de voir Direct 8 proposer un programme intéressant - malgré ce que peut en raconter jour après jour les journaux Direct Matin et Direct Soir, non : Rodriguez au pays des merguez n'est pas un "grand film français" - pour le remarquer. Ainsi ce soir, la chaîne propose les deux premiers épisodes du Parrain en version romanesque pour la télévision.

Composé de neuf parties d'une heure environ chacune, ce remontage des deux premiers épisodes de la saga familiale (Le Parrain de 1972 et Le Parrain 2 de 1974) a été réalisé sous la direction de Francis Ford Coppola lui-même et produit par NBC. Il sera initialement diffusé en novembre 1977 sur cette chaîne.

Très différente des films, cette nouvelle version supprime la structure en flash-back de l'épisode 2 et la sophistication de l'épisode 1 pour suivre une chronologie classique des événements afin d'en faciliter la compréhension. Le résultat, sans doute plus efficace, aseptise malheureusement quelques séquences comme la magnifique scène d'ouverture du mariage dans Le Parrain qui paraît d'un coup beaucoup plus artificielle. Les fans de la saga le savent déjà, mais il y a quelques scènes supplémentaires dans ce remontage.

Coppola a expliqué avoir "accepté" de superviser cette version afin de lever des fonds pour Apocalypse Now dont le budget était plus que dépassé.

En 1992, Coppola recommencera - avec cette fois-ci une sortie en vidéo - avec la saga complète qui intégrait les scènes de l'épisode 3 tourné en 1990.

Bonne nouvelle pour les cinéphiles : comme ce remontage a été fait à partir des bandes américaines, il n'existe pas de version doublée. C'est donc en VO que le film sera diffusé ce soir.

Le Parrain - La Saga sur Direct 8 chaque dimanche à 22h30.

(ah oui, et avant qu'on vienne me le dire, ce n'est pas une première diffusion : cette version est déjà passée - de mémoire - sur Paris Première)




Le cinéma français et la mauvaise foi des médias

Posté par Rom le 22.05.08 à 11:12 | tags : canal+, cinéma à la télé, dailymotion

Ce qu'il y a de biens avec les médias français qui couvrent le festival de Cannes, c'est leur prévisibilité. Chaque année la sélection officielle propose un certain nombre de films de notre pays et irrémédiablement, c'est dans ces trois ou quatre films en compétition que se trouvent LE chef d'œuvre de Cannes et de l'année.

Souvenez-vous de (déjà) l'euphorie des Inrocks et de Jean-Marc Lalane avec Les Chansons d'amour de Christophe Honoré. Euphorie relayée à la télévision avec le (déjà) Grand Journal et le sémillant Laurent Weil. Pas un média français n'aurait pas donné gagnant la palme d'or ce magistral film.

Mais le vrai problème du festival de Cannes, c'est le jury qui n'est pas français et qui ne comprend rien à rien. Je vous jure, hein... Les Chansons d'amour est reparti bredouille et Jean-Marc Lalane s'est étranglé avec son toast au tarama le soir de la remise des prix tant il en était estomaqué.

Cette année, c'est bien sûr Un Conte de Noël d'Arnaud Desplechin (lire la critique ciné de flu). Et pas un journal - sauf Flu - n'émet la moindre réserve devant "le meilleur film de Desplechin" (et ce qu'il y a de bien, c'est que chaque film de Nono, c'est toujours son meilleur).

Revoyons donc pour le plaisir un film français vu par l'équipe de Groland :


 

L'actu du festival de Cannes sur le blog cinéma.




24 heures chrono de cinéma sur Arte

Posté par Rom le 14.05.08 à 17:18 | tags : arte, cinéma à la télé

Ce soir, c'est cinéma sur Arte. Pour fêter l'ouverture du 61ème Festival de Cannes, la chaîne se lance dans une programmation audacieuse de films pendant 24 heures à partir de ce soir 22h45 jusqu'à demain 23h30.

Au programme. La soirée débute avec Bataille dans le ciel de Carlos Reygadas dont personne n'a oublié la première scène. Vers 1 heures, ce sera le tour du film A tout de suite de Benoît Jacquot suivi, à 3 heures, de La Montagne sacrée d'Alejandro Jodorowsky (un peu plus célèbre pour ses scénarios de bédé dont l'L'Incal, Tome 1 : L'incal noir que par son cinéma) qui séduira les amateurs de films fantastiques un peu barrés.

À 6h25, ce sera la rediffusion de L'enfant des frères Dardenne. 8h00, ce sera l'heure du grand classique de Gas-oil, première collboration entre Jean Gabin et Michel Audiard.

Vers 10 heures, 33 films courts réalisés par d'illustres cinéastes pour célebrer les 60 ans du Festival de Cannes seront diffusés. On continuera avec à 14h55 Just a kiss de Ken Loach et puis Papa est en voyage d'affaires, probablement le plus beau film de Emir Kusturica (palme d'or de 1985).

La journnée s'achèvera à 21 heures par Exils avec Romain Duris et Lubna Azabal.

Tout autour de cette programmation cinéma, des documentaires et un direct depuis Cannes agrémenterons la journée.




Les 12 meilleures adaptations de séries au cinéma

Posté par Van le 13.05.08 à 12:44 | tags : cinéma à la télé, série

Sex and the City : le film le 28 mai, Speed Racer le 18 juin, The X-Files: I Want to Believe le 30 juillet, ce début d'été est riche en adaptations de séries télé au cinéma. Un blog américain en profite pour déterrer ce qu'il considère comme les 12 meilleures adaptations du genre :

- Les Incorruptibles : Brian De Palma reprend le même matériau (les mémoires d'Eliot Ness) que la série des années 1950 pour réaliser un de ses chefs d'oeuvre, sorti en 1987.

- Monty Python, Sacré Graal (1975) : Terry Gilliam porte au cinéma la bande du Monty Python Flying Circus qui sévit sur la BBC à la fin des années 1960. D'autres suivront mais celui-ci reste sans doute le plus drôle de tous.

- Les Simpson - le film : celle-ci se passe de commentaire, vous savez tous de quoi il s'agit.

- Star Trek II, la colère de Khan (1982) : une des 11 adaptations de la série culte - la 11e, adaptée par J.J. Abrams sortant en début d'année prochaine.

- South Park, le film (plus long, plus grand et pas coupé) (1999) : comme son l'indique...

- Miami vice - Deux flics à Miami (2006) : Michael Mann mettant en scène Jamie Foxx et Colin Farrell dans l'adaptation de cette série des années 1980, c'était plutôt classe.

- Le Fugitif (1993) : Harrison Ford et Tommy Lee Jones font revivre la série des années 1960, énorme succès en salles.

- Mission : Impossible (1996) : Brian De Palma toujours, pour ce premier opus avec Tom Cruise, le seul à avoir encore quelque chose de la série.

- The Blues Brothers (1980) : ce qui a rendu mythique le duo du Saturday Night Live, Dan Aykroyd et John Belushi.

- Head (1968) : adaptation, par Bob Rafelson, méconnue en France de la série tout aussi méconnue The Monkees, qui met en scène les délires d'un groupe musical sur fond de drogue et d'anarchisme des sixties.

- Y a t'il un flic pour sauver la reine ? (1989) : la première des trois adaptations de Police Squad! Et elle se suffisait bien.

- Twin Peaks (1992) : David Lynch fait revivre Laura Palmer en faisant, contre toute attente, un prequel à sa magistrale série. Franchement décevant à mon humble avis, le film laisse toutes les horribles interrogations de la fin de la série de côté pour se recentrer sur ce qui s'est passé avant.

Détails et extraits ici.

Votre avis, ci-dessous ?

 




Le Festival de Cannes sur Canal+

Posté par Van le 21.04.08 à 14:16 | tags : canal+, cinéma à la télé, grand journal

Canal+ mise autant sur le Festival de Cannes que sur les Jeux Olympiques, comme l'a expliqué Rodolphe Belmer dans un point presse. Le dispositif cannois sera aussi important que celui mis en place pour les JO, avec quelque 400 personnes sur la croisette pour couvrir l'événement. On s'étonne après que ce soit le bordel. Plus de 300 heures de programmes lui seront dédiées - sachant que l'événement dure 240 heures, c'est une belle performance.

Le Grand Journal s'installera une fois de plus sur la plage du Martinez, les Parisiens (et autres malheureux habitants du nord de la Loire qui attendent toujours un signe du Printemps) pourront donc tranquillement pleurer devant leur écran de télé à voir stars et journalistes discuter cinoche devant la mer, toutes Ray-Ban dehors. Et parmi les annonces spécifiques, on apprend le retour de Frédéric Beigbeder sur le plateau de Michel Denisot, et l'absence de Daphné Roulier pour cause d'heureux événement, remplacée par son mari Antoine de Caunes pour l'émission Extérieur jour. "J'ai pensé qu'étant la cause, je pouvais aussi en être le remède" a-t-il commenté. Pratique.

Outre Canal+, le Festival de Cannes sera évidemment à suivre sur le blog cinéma de Flu.




Disco, une épidémie annoncée

Posté par Van le 26.03.08 à 16:05 | tags : cinéma à la télé, émission, france 3, france 4
La semaine prochaine, Fabien Onteniente, celui a commis Camping, récidive avec un film que vous aurez sans aucun doute largement vu venir : Disco.

Vous l'aurez vu venir car, outre la copieuse campagne d'affichage démarrée voilà bien trois mois, un certain nombre de chaînes s'est mis d'accord pour orchestrer une promo gratuite autour du film, en surfant sur la vague disco auto-annoncée avec des programmes idoines. Vous avez intérêt à aimer les Bee Gees.

Vendredi dernier sur TF1 : Les enfants de la télé spécial Disco.
Lundi sur France 3 : La folle histoire du disco, ou un mouvement vieux de 30 ans raconté par Amanda Lear.
Dimanche et lundi prochains sur France 4 : l'émission Pliés en 4 donne carte blanche à Cyril Hanouna pour rendre hommage aux années disco. Et le lendemain, la chaîne programme Staying alive, la suite de La Fièvre du samedi soir (là où tout a commencé), réalisée par Sylvester Stallone.

Camping avait quand même fait 5 millions d'entrées. Un cinquième de la population française ayant déjà vu Bienvenue chez les Ch'tis, Disco a le champ libre.

 




À 80 ans, les Oscars faiblissent

Posté par Rom le 26.02.08 à 16:37 | tags : canal+, cinéma à la télé

Dimanche dernier, c’était les Oscars à Hollywood. Au cas où cela vous a échappé, c’est Marion Cotillard qui a remporté la statuette de la meilleure actrice. De nombreux blogs à travers le pays félicitaient ce succès à coup de « Bravo Marion », « La France est fière de toi » et autres « Marion, championne du monde ! ». Superbe abrutissement populaire. Oui, parce que, c’est pas parce que Marion Cotillard est française que son Oscar devient propriété nationale. Enfin, toujours est-il que cela a permis à Olivier Dahan (qui semble se prendre pour un auteur) d’exhiber la pièce à conviction A : un superbe béret à rayures.

La cérémonie était diffusée en direct sur Canal Plus avec trois intervenants : Didier Allouch, Patrick Bruel et Laurent Weil. Miracle de la modernité, il était possible et facile de rabattre leur caquet en passant sur la piste anglaise du décodeur numérique (en tout cas, ça marchait avec l’ADSL). On évitait ainsi la traduction simultanée et les commentaires toujours aussi intéressants de Lolo, comme lorsqu’il a dit, un peu après la remise de l’Oscar de la meilleure actrice : « Non, mais maintenant, on est soulagé, ça nous intéresse moins depuis que Marion a remporté notre Oscar » (bon, il a pas dit tout à fait ça, mais c’était pas loin) ou bien lorsqu’il a remercié les équipes techniques de Canal Plus, Patrick Bruel et Didier Allouch ajoutant systématiquement « merci d’avoir joué le jeu ». Ce qui donnait : « Oui, merci à Canal+ d’avoir joué le jeu, merci à vous, Patrick Bruel, c’était sympa de jouer le jeu avec nous, merci aux équipes techniques, on a tous bien joué le jeu, y’a beaucoup de monde là, que vous ne voyez pas dans le studio, mais je les remercie tous d’avoir joué le jeu ». Oui, mais de quel jeu parle-t-il ? Ils ont fait un rugby dans les coulisses, ou bien ?

Pour présenter la cérémonie, Jon Stewart s’y collait cette année, rôle qu’il avait déjà tenu il y a deux ans. En 2007, c’était Ellen DeGeneres, celle qui pleure quand on lui reprend ses chiens. Le temps disponible pour les répétitions et l’écriture du monologue d’introduction fut réduit suite à la grève des auteurs, dont il a été fait allusion à plusieurs reprises. À la fin de son speech, Jon Stewart rappelle l’âge des Oscars : « quatre-vingts ans, ce qui en fait automatiquement le principal candidat républicain à la présidence » et s’inquiète : « normalement, quand on voit un président noir ou une présidente, quelques heures après un astéroïde frappe la Statue de la Liberté ».

Les quatre heures de direct n’auront finalement tenu en haleine que trente-deux millions de téléspectateurs, a informé l’institut de sondage Nielsen, faisant de cette quatre-vingtième cérémonie la moins regardée de toutes (depuis leur diffusion à la télévision et depuis que l'on mesure les audiences, bien sûr). En dépit de ce score maigrichon, ABC a vendu en moyenne 1,8 millions de dollars le spot de trente secondes.

Enfin, s'ajoutent les inévitables polémiques. D'abord, la disparition en tant que présentatrice de Whoopi Goldberg au cours de la rétrospective des hôtes de la cérémonie des Oscars. Ensuite, un doute sur les raisons qui ont poussé les officiels des Oscars à ne pas mentionner l’acteur Brad Renfro au cours de la séquence d'hommage aux disparus de l’année. L’acteur – vu dans The Client et Bully – est décédé d’une overdose d’héroïne et de morphine le quinze janvier dernier. Soit une semaine avant Heath Ledger qui, lui, était dans le montage. Le représentant des Oscars a simplement déclaré « ne pas pouvoir intégrer tous les disparus de l’année à la séquence »... Ou alors, à quatre-vingts ans, Alzheimer guette l'Oscar.




Short TV court toujours

Posté par Van le 09.02.08 à 09:30 | tags : câble, cinéma à la télé

 

Cette excellente chaîne qu'on ne regarde pas assez fête sa première année d'existence. Short TV, la chaîne du court métrage, continue de diffuser des petites choses passionnantes, comme les premiers pas de cinéastes désormais cultes qui commencent toujours par un court (le prochain : les premiers pas de Tony Scott, dimanche 2 mars). Ou ceux d'acteurs-stars comme Jude Law : mercredi 13 février, jour de sortie de son dernier film Sleuth (le remake de l'excellent film de Mankiewicz Le Limier), découvrez le court où il fit ses débuts Ou ce mois-ci, Oscars obligent, diffusion de courts métrages nominés ou oscarisés. 

 

Bref, regardez Short TV, vous en sortirez grandis (ouh, il y a du slogan là).
Le site de la chaîne. 




Scalp, Trader : programme spécial fraude boursière

Posté par Van le 28.01.08 à 11:25 | tags : canal+, cinéma à la télé, m6, série
Déprimante actualité financière oblige, M6 change sa programmation ce soir en remplaçant La Firme de Sydney Pollack avec Tom Cruise par Trader (illus. gauche), un film de James Dearden adapté du bouquin de Nick Leeson, le trader qui a fait tomber la Baring's Bank, une des plus vieilles institutions de Grande-Bretagne au milieu des années 1990.

Côté Canal+ en revanche, on doit se trouver visionnaire : un énorme scandale boursier éclate en France alors que la chaîne cryptée est en pleine diffusion de Scalp (illus. droite), son excellente série sur les milieux boursiers français, sujet pourtant pas franchement courant à la télévision - et heureusement pas constant non plus dans l'actualité.
La Société générale a au moins eu le bon goût de perdre 5 milliards à un moment opportun pour l'audimat.

Trader, 20h50 sur M6.
Scalp, épisodes 5 et 6, 20h50 sur Canal+.




Kubrick, Breton et Tracks : Sacrée Soirée sur Arte

Posté par Rom le 01.11.07 à 16:03 | tags : arte, cinéma à la télé, documentaire télé

Pour ce premier novembre, pourquoi pas une petite soirée sur Arte ? Sauf bien sûr, si vous préférez Diane, femme flic sur TF1, ou Le plus beau métier du monde, le Dangerous Minds français avec Depardieu sur France 3. Ainsi, à 20h40 s'ouvre le cycle Kubrick (déjà évoqué ici) avec le fascinant Full Metal Jacket, une des œuvres les plus âpres du réalisateur américain.

Le Monde extérieurPuis, à 22h40, après cette immersion dans la guerre du Vietnam, on plongera dans Le Monde Extérieur, documentaire de Stéphane Breton. Rompu aux voyages lointains, Stéphane Breton a traversé la planète. Il a vécu notamment chez les Wodani des hautes-terres de Nouvelle-Guinée et en a tiré deux documentaires (Eux et Moi en 2001 puis Le Ciel dans un jardin en 2003) avant d'emmener ses valises dans les Monts Tian-Shan, pour filmer des bergers Kirghizes. De retour dans son village "d'origine", c'est-à-dire Paris et sa proche banlieue, il n'a pas pour autant laissé son œil d'ethnologue. Il a décidé de filmer cette ville occidentale comme s'il destinait son documentaire à ses "amis" Wodani. Il découvre ainsi la ville avec l'œil de la caméra et arrête son regard sur des choses anodines ou étonnantes avec sensibilité.

Pour les acharnés, à 23h35, un Tracks spécial Berlin et, à 0h40, la rediffusion de Dracula, Prince de ténèbres (toujours en VM malheureusement), le troisième volet de la saga réalisée par Terence Fisher.




Le plaisir des nanards

Posté par Rom le 01.11.07 à 10:06 | tags : cinéma à la télé

Depuis l'avènement des chaînes cinéma sur le câble, chaque jour est l'occasion de redécouvrir un patrimoine cinématographique oublié - généralement pour une bonne raison. À l'origine, une sélection était faite et, s'il y avait parfois des thématiques (comme l'intégrale des films de Samuraï de 1970 à 1972 dans la région d'Osaka), la majorité des films présentés oscillait entre œuvres récentes, mais pas trop (puisque la première exclusivité reste en général réservée à Canal+) et grands classiques. Mais, lorsque les chaînes cinéma se sont déclinées thématiquement, il a fallu puiser dans un fond de catalogue obscur, au grand plaisir des amateurs de nanards.

Un site très complet leurs ait d'ailleurs consacrés :Nanarland.

Mais si je m'égare un peu de l'univers télévisuel, c'est principalement pour faire découvrir à qui ne connaît pas ce chef d'œuvre de la nullité qui a été diffusé sur Ciné Cinéma Culte, Cinéfaz ou CinéFX : Les Week-End Maléfiques du Comte Zaroff.

Voici deux extraits qui se passent de commentaire, je pense.

Ici, deux jeunes mariés débarquent dans un château, le moment idéal pour enlever son tee-shirt et danser seins nus.

L'instant où les deux tourtereaux découvrent la salle de torture à leurs dépens.

Aujourd'hui, l'offre la plus pléthorique de nanards se trouve sur CinéFX, sanctionnée en juillet dernier pour ne pas avoir diffusé assez "d'œuvres cinématographiques européennes et d'expressions original française aux heures de grande écoute". C'est sûr qu'on ne trouve pas des Week-end Maléfiques tous les matins. Et heureusement.




Novembre sous Kubrick

Posté par Rom le 23.10.07 à 16:49 | tags : arte, cinéma à la télé

Arte va couvrir, tout le mois de novembre, la carrière de Stanley Kubrick. Le cycle que la chaîne franco-allemande propose reprend pour ainsi dire l'intégralité du coffret huit DVD sorti en 2004. On pourra ainsi (re-re-re)voir les grands classiques du réalisateur américain, dont Barry Lyndon, Full Metal Jacket, Lolita, Docteur Folamour, 2001, Eyes Wide Shut et Orange Mécanique (ce dernier en VOSTF) mais également des films moins souvent diffusés : Les sentiers de la gloire, Le baiser du tueur (VOSTF) et L'ultime razzia (VOSTF). Le tout sera accompagné du documentaire que l'on retrouvait dans le coffret DVD mentionné ci-dessus : Stanley Kubrick , une vie en images de Jan Harlan.

Sur le site internet d'Arte, il y a en plus une super animation en Flash avec la filmographie du réalisateur, ingénieusement baptisée "Cube-brique", des interviews de Jan Harlan et Michel Ciment (celle-ci est annoncée dans le communiqué de presse, mais introuvable pour le moment) ainsi qu'un dossier sur Lolita qui date d'un vieux Thema de 2005 et un lien vers la radio d'Arte sur la page de 2001 qui ne marche malheureusement plus.

Le site du cycle.

Mis à part lorsque je l'ai précisé dans le texte, les films sont proposés en version multilingue (VF ou VOSTF via le télétexte page 889).




Les chaînes primées à Cannes

Posté par Van le 30.05.07 à 10:57 | tags : arte, cinéma à la télé, france 2, france 3, prix

Douze films coproduits par France Télévisions étaient présents au Festival de Cannes cette année. Sur ces douze films, trois ont été primés :
- Le Scaphandre et le papillon, de Julian Schnabel, prix de la mise en scène
- Persepolis, de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, prix du jury
- Elle s'appelle Sabine, de Sandrine Bonnaire, distingué par le prix de la Fédération internationale des critiques de films

Arte de son côté présentait 20 films à Cannes, dont cinq sélectionnés en compétition. Le premier d'entre eux n'est rien moins que la palme d'or :
- 4 mois, 3 semaines et 2 jours, de Cristian Mungiu - et finalement ça ne m'étonne pas que ce soit une production Arte
- Stelle Licht, de Carlos Reygadas, prix du jury (ex aequo avec Persepolis)
- Les méduses, d’Etgar Keret et Shira Geffen, caméra d'or.
(Palmarès complet du Festival de Cannes 2007)

C'est la quatrième fois qu'Arte produit un film récompensé par la Palme d'or. Il y avait eu L'enfant, de Luc et Jean-Pierre Dardenne (2005), Dancer in The Dark, de Lars Von Trier (2000), et L'Éternité et un jour, de Theo Angelopoulos (1998).

Pourquoi lister ces films ? Pour faire remarquer que nos chaînes savent malgré tout produire d'excellentes choses, certes pas directement pour leurs antennes, mais ces films y finiront. Donc aux rabats-joie qui estiment que TF1/France Télévisions c'est kifkif, ou qu'on n'est incapable de produire quoi que ce soit de bon dans ce pays, je tenais à mettre ses disctinctions (prestigieuses, reconnues, internationales, quoi qu'on en pense) en avant.
Car j'ai décidé de contrer - avec mes modestes armes - les déclinologues qui sévissent depuis plusieurs années et nous font intégrer à coups de textes dans la presse et de messages plus ou moins subliminaux que la France est en déclin, va mal, est à la traine de tous les autres pays. Voyez à quoi ça nous a menés.

(illus. Christian Mungiu - Palme d'Or ; © AFP)




Chacun son cinéma, trésor de cinéma à la télé

Posté par Van le 25.05.07 à 11:11 | tags : arte, cinéma à la télé, dvd

35 cinéastes ont réalisé 33 courts métrages - à la demande de Gilles Jacob - autour d'un thème commun, la salle de cinéma, rassemblés dans un film hommage à l'occasion de la 60e édition du Festival de Cannes : Chacun son cinéma.
Projeté dimanche dernier à Cannes, ce trésor qui rassemble les plus grands noms du 7e art sort dès aujourd'hui en DVD, et sera diffusé demain à 22h20 sur Arte.
Prêts pour le name dropping ?

- Trois minutes de Theo Angelopoulos # Recrudescence d'Olivier Assayas # The Last dating show de Bille August # The Lady bug de Jane Campion # 47 ans après de Youssef Chahine # No translation needed de Michael Cimino # World cinema de Joel & Ethan Coen # At the suicide of the last Jew in the world in the last cinema in the world de David Cronenberg # Dans l'obscurité de Jean-Pierre et Luc Dardenne # Rencontre unique de Manoel de Oliveira # Cinéma d'été de Raymond Depardon # Artaud double bill d'Atom Egoyan # Le Dibbouk de Haïfa d'Amos Gitai # The Electric princess house de Hou Hsiao Hsien # Anna d'Alejandro Gonzalez Inarritu # Zhanxiou village de Chen Kaige # I travelled 9 000 km to give it to you de Wong Kar-Wai # La Fonderie d'Aki Kaurismaki # Where is my Romeo ? d'Abbas Kiarostami # One fine day de Takeshi Kitano # Dans le noir d'Andrei Konchalovsky # Cinéma de boulevard de Claude Lelouch # Happy ending de Ken Loach # It's a dream de Tsai Ming-Liang # Diario di uno spettatore de Nanni Moretti # Cinéma érotique de Roman Polanski # A 8944 de Cannes de Walter Salles # Le Don de Raul Ruiz # Irtebak d'Elia Suleiman # First kiss de Gus Van Sant # Occupations de Lars Von Trier # En regardant le film de Zhang Yimou.




Entourage sur la Croisette

Posté par Van le 18.05.07 à 11:05 | tags : cinéma à la télé, hbo, série

Comment s'inviter à Cannes quand on n'est qu'une petite série télé et qu'on ne fait pas du cinéma ?
Eh bien on installe son tournage sur la Croisette. C'est vrai que ça doit être la meilleure période pour tourner : rues désertes, grands espaces, confidentialité. C'est l'équipe d'Entourage qui est courageuse. Elle s'installe en effet à Cannes, en plein Festival, pour tourner un épisode intégralement, du 23 au 25 mai.
En même temps, Entourage - produite par HBO et diffusée en France sur TPS Star - a un lien solide avec le cinéma : son producteur exécutif, Mark Wahlberg, dont la propre histoire a inspiré la série. L'inoublibable Dirk Digler dans Boogie Nights (de Paul Thomas Anderson, à voir absolument) était de toute façon dans le coin pour We Own the Night de James Gray, présenté en compétition officielle.

 




Canal+ à Cannes

Posté par Van le 03.05.07 à 17:33 | tags : canal+, cinéma à la télé

Si vous vous balader sur la Croisette pendant le Festival, les probabilités sont élevées que vous croisiez quelqu'un de Canal+.
La chaîne cryptée, partenaire du Festval pour la 14e fois, a sorti l'artillerie lourde pour couvrir cette 60e édition. Il est vrai que c'est un moment stratégique dans l'année médiatico-culturelle pour Canal+, qu'on associe facilement à cette célébration du 7e Art.
En chiffres : 300 heures de programmes, 400 personnes sur place, pour un budget de 6 millions d'euros.
Le Grand Journal sera en direct de Cannes, et Michel Denisot et sa clique inaugureront le Palmomètre, "point de vue quotidien de la crème des critique". L'hebdo cinéma sera bien sûr sur la brèche. Les cérémonies d'ouverture et de clôture seront offertes aux téléspectateurs, ainsi que celle du 60e anniversaire, le 20 mai. Canal diffusera dans la foulée (mais en crypté) le film Chacun son cinéma, dans lequel 35 réalisateurs (Depardon, Wim Wenders, Joel et Ethan Coen, Assayas...) ont signé 33 courts métrages autour de la thématique de la salle de cinéma.
Enfin, pour ne rien gâcher, Canal+ accompagnera l'événement d'une programmation spéciale avec quelques pépites cannoises. En mai, la chaîne cryptée fait ce qui lui plaît.

A noter que Fluctuat, n'écoutant que son courage et ne se laissant pas intimider, dépêchera également des envoyés spéciaux (au moins 3 !) afin d'assurer une couverture complète du Festival, pour un budget de ### - non ne parlant argent, c'est vulgaire. Bref, ce sera à suivre heure par heure ou presque sur le blog cinéma.






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. Tvnews (FR)
. La tête dans le poste (FR)
. Le Blog médias (FR)
. Big Bang blog (FR)
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