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Le petit écran fait de moins en moins de place au grand ? Tous les billets cinéma sur le blog télé.
Un film sans : un programme court sans Michel Muller
![]() On doit ce sympathique concept à Michel Muller, l'ancien dingue de Canal+ ("Fallait pas l'inviter") qui a sévi sur le web il y a deux ans à l'occasion de la campagne présidentielle avec le très bon Hénaut président. Entouré de plusieurs co-scénaristes et d'une bande d'acteurs plutôt bons dans l'absurde, Muller a donc imaginé cette série de films de 3 minutes environs, qui revisite chacun un genre bien codé du cinéma, en privant le scénario d'un élément censément essentiel. "Un film de prison sans tailleur", "Un mélo sans mensonge", "Un film de boxe sans corruption", "Un film policier sans planque" etc. L'humour est évidemment absurde, souvent en-dessous de la ceinture, mais le concept est bon et peut se décliner à l'infini. Ici, "Un film policier sans logique" :
Un film sans, une série à suivre tous les samedis à partir du 7 novembre à 20h35 sur TPS Star.
La télé refait le mur (de Berlin)![]()
Si vous ne le savez pas encore, il y a vingt ans, le mur de Berlin chutait. Or, parce que nous vivons dans un système décimal, nous avons pour habitude de célébrer n'importe quoi quand on tombe sur une dizaine. Du coup, 20 ans, deux dizaines, c'était une trop belle occasion. Et la télévision ne compte pas la manquer. Attendez-vous à manger cette semaine du mur à toutes les sauces. On commencera ce mardi avec un documentaire de Patrick Rotman sur France 2 à 20h35, Un mur à Berlin, qui suit une trame chronologique histoire de se remettre dans le bain et de se rafraîchir la mémoire. Good bye Lenin !, film de Wolfgang Becker continuera la soirée, avec l'histoire de cette mère de famille sortant d'un coma dans une Allemagne réunifiée. Mercredi, c'est Arte qui fêtera la chute du mur avec un autre documentaire, 1989, l'Elysée au pied du Mur, de Patrick Barbéris. Celui-ci se concentrera plus sur la chute du mur et notamment sur la façon dont les chefs d'état (dont François Mitterrand) gèreront la réunification allemande. Enfin, jeudi, de nouveau sur France 2 (qui prend décidément très à cœur sa mission de service public, mais laisse tomber Carolis, ton mandat ne sera pas reconduit), deux autres documentaires seront diffusés. Le premier à 22h55, Gorbatchev / Védrine, une histoire inédite du mur (signé Védrine lui-même et Stéphane Paoli) est un entretien de 50 mn entre... Hubert Védrine et Mikhaïl Gorbatchev où les deux grosses têtes politiciennes discutent de l'air du temps, de l'effondrement du bloc communiste ainsi que de Ronald Reagan (dont on aura pu se faire une autre idée dans un documentaire sur Arte mercredi, Reagan l'enfance d'un chef). Le second est une rediffusion d'un documentaire belge : d'un mur à l'autre, de Berlin à Ceuta, qui est moins un reportage sur le mur de Berlin qu'un parallèle avec le « mur » de Ceuta où les sans-papiers attendent des jours meilleurs. Rien de prévu du côté de TF1, à première vue, même pas un Joséphine Ange Gardien spécial Pont Aérien. Trop dur. Le journalisme au cinéma à la télé (sur TCM)![]() La chaîne du câble TCM a décidé de mettre le journaliste en une ce mois de septembre. A travers onze films hollywoodiens et un documentaire inédit sur la profession et son image dans le cinéma américain, The Hollywood Post, portrait-robot d'une figure passionnante pour la fiction, que TCM rediffuse d'une traite ce samedi 26 septembre, pendant 24 heures.
Le documentaire (rediffusé à 19h45 demain), mène à la fois une réflexion sur le métier de journaliste, et sur la façon dont le cinéma a exploité le sujet. Aux Etats-Unis en effet, le journaliste est celui qui raconte une histoire, on n'y parle pas d'"article" ni de "papier", mais de "story", une aubaine pour Hollywood, grand pourvoyeur de stories. Parmi les intervenants dans ce documentaire, Costa-Gavras, Edwy Plenel, Denis Robert, Jean Hatzfeld (grand reporter de guerre) ou encore Patricia Tourancheau (journaliste de Libé).
En guise d'illustration, TCM propose donc onze films emblématiques sur la profession de journaliste du cinéma américain - où l'on voit que le sujet a inspiré les plus grands cinéastes : - Bas les masques de Richard Brooks
Point Break sur Teva : n'y a-t-il que la TNT pour honorer Patrick Swayze ?![]() Nous avions de notre côté parié sur M6 qui aurait pu rediffuser Dirty Dancing, tandis que TF1 ou France 2 auraient passé Ghost. Mais pour le moment, rien. C'est un scandale. En images : cinq films cultes de Patrick Swayze. La journée de la jupe fait du bien à Arte![]() 2 245 000 téléspectateurs ont regardé Arte vendredi soir, qui diffusait donc en avant-première le film de Jean-Paul Lilienfield qui marque le retour d'Isabelle Adjani sur les écrans. C'est le record de l'année pour la chaîne culturelle, et un des meilleurs scores de toute son histoire - 9,6% de parts de marché. Doit-on mettre cette réussite sur le compte de la très rare Adjani ? Elle interprète dans La journée de la jupe une prof d'un collège de banlieue qui pète les plombs et prend sa classe en otage. L'actrice, en roue libre, prend toute la place à l'écran, éclipsant à la fois les élèves et la description de la violence et des conditions d'enseignement dans les villes de banlieue. Il sera intéressant de voir si la diffusion du film avant sa sortie en salles lui offrira un bon bouche-à-oreille, et si le nom d'Adjani déplacera les foules au ciné comme il a sans doute retenu l'attention des téléspectateurs sur Arte. En raison de sa sortie dans les salles obscures justement, le film n'est pas disponible sur Arte+7 ni en VOD. Le mois des Oscars sur TCM : 28 films, 47 Oscars![]() 28 soirées, 28 films et 47 Oscars en tout, c'est donc la sélection cinéma de la chaîne TCM (Turner Classic Movie) pour le mois de février, chaque soir à 20h45. Pour les abonnés chanceux, ça garantit donc à peu près un bon film à voir tous les soirs de la semaine pendant les quatres prochaines semaines. Ce qui n'est pas du luxe quand on se rend compte que même avec sept chaînes cinéma à la maison, on peine souvent à trouver un film valable à regarder. En vrac, on pourra voir au cours du mois : Chaînes conjugales de Joseph L. Mankievicz, A l'Est d'Eden d'Elia Kazan, Et au milieu coule une rivière de Robert Redford, O' Brother des frères Coen, Boulevard du crépuscule (illus.) de Billy Wilder, Voyage au bout de l'enfer de Michael Cimino, Le Charme discret de la bourgeoisie de Luis Bunuel, Ali de Michael Mann - et d'autres. Pour démarrer ce cycle spécial Oscars : Viva Zapata! d'Elia Kazan, dimanche 1er février à 20h45. Orange Cinéma Séries : un pavé dans la mare ?
- Orange Cinémax : les blockbusters (=TPS Star ou CinemaPremier) La guerre est déclarée entre Orange et Canal+. Le contenu des chaînes sera alimenté grâce aux accords passés avec HBO, Warner, MGM, Gaumont, Bac Films, Wildside et Fidélité. C'est ainsi qu'Orange devrait récupérer quelques exclusivités qui étaient auparavant l'apanage de Canal+, comme Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Ocean's 13, The Dark Knight, et côté série True Blood, In Treatment ou John Adams. Tout ces programmes seront également accessible sur PC et téléphone portable, et en "catch up tv" pendant un mois après leur diffusion. Ce qui devrait devenir vraiment dangereux pour Canal+, c'est le développement de Studio 37, filiale production cinéma créée par Orange qui finira d'attaquer la chaîne cryptée sur son domaine de chasse. Alors, allez-vous changer d'opérateur ?
Mesrine : la figure du moment sur petit et grand écran
- Le 21 octobre sur Planète Justice : Mesrine, fragments d'un mythe, documentaire en forme de contre-enquête qui cherche à éclairer différents mythes entourant le personnage. Sans compter les émissions type Grand Journal qui ne manqueront pas d'inviter l'équipe du film de Richet avec Vincent Cassel dans le rôle titre pour en faire la promo. (Via) Le nouveau Honoré d'abord sur Arte
L'histoire reprend donc la trame de l'œuvre de Marie-Madeleine de La Fayette et transpose son action à notre époque. Junie arrive dans un nouveau lycée et rencontre Otto avec qui elle sort parce qu'il fait partie de la bande de son cousin Mathias et qu'il est le plus calme d'entre eux. Mais c'est sans compter Nemours, le beau professeur d'Italien qui trouble la belle Junie. Du côté des acteurs, on retrouve Louis Garrel (fils de Philippe Garrel (et pas Romain Garrel, n'importe quoi, comme je l'avais écrit), qui avait déjà joué dans Dans Paris et Les Chansons d'amour), Léa Seydoux (petite fille de Nicolas Seydoux, le patron de Gaumont, et petite nièce de Jérôme Seydoux qui chapeaute Pathé - actrice dont on lit dans le dossier de presse qu'elle "a craint de ne rien faire, se plaignant que contrairement aux autres, Grégoire Leprince-Ringuet (qui était aussi des Chansons d'amour) - merci MAO. "C'est une famille que je me suis constituée, dont ils sont chacun un parent précieux", explique Christophe Honoré en citant - outre Garrel et Leprince-Ringuet - Clotilde Hesme, Alice Butaud et Estéban Carvajal-Alegria tous dans les précédents projets du réalisateurs. Pour Honoré, La Belle personne ferme "la trilogie de l'hiver sans fin" commencé avec Dans Paris et Les Chansons d'amour. Le film sera diffusé ce soir sur Arte à 21 heures. Et cerise sur le gâteau des amateurs du (saint) Honoré, la musique est une nouvelle fois d'Alex Beaupain. Le Parrain remonté s'invite à la télé
Composé de neuf parties d'une heure environ chacune, ce remontage des deux premiers épisodes de la saga familiale (Le Parrain de 1972 et Le Parrain 2 de 1974) a été réalisé sous la direction de Francis Ford Coppola lui-même et produit par NBC. Il sera initialement diffusé en novembre 1977 sur cette chaîne. Très différente des films, cette nouvelle version supprime la structure en flash-back de l'épisode 2 et la sophistication de l'épisode 1 pour suivre une chronologie classique des événements afin d'en faciliter la compréhension. Le résultat, sans doute plus efficace, aseptise malheureusement quelques séquences comme la magnifique scène d'ouverture du mariage dans Le Parrain qui paraît d'un coup beaucoup plus artificielle. Les fans de la saga le savent déjà, mais il y a quelques scènes supplémentaires dans ce remontage. Coppola a expliqué avoir "accepté" de superviser cette version afin de lever des fonds pour Apocalypse Now dont le budget était plus que dépassé. En 1992, Coppola recommencera - avec cette fois-ci une sortie en vidéo - avec la saga complète qui intégrait les scènes de l'épisode 3 tourné en 1990. Bonne nouvelle pour les cinéphiles : comme ce remontage a été fait à partir des bandes américaines, il n'existe pas de version doublée. C'est donc en VO que le film sera diffusé ce soir. Le Parrain - La Saga sur Direct 8 chaque dimanche à 22h30. (ah oui, et avant qu'on vienne me le dire, ce n'est pas une première diffusion : cette version est déjà passée - de mémoire - sur Paris Première) Le cinéma français et la mauvaise foi des médias
Souvenez-vous de (déjà) l'euphorie des Inrocks et de Jean-Marc Lalane avec Les Chansons d'amour de Christophe Honoré. Euphorie relayée à la télévision avec le (déjà) Grand Journal et le sémillant Laurent Weil. Pas un média français n'aurait pas donné gagnant la palme d'or ce magistral film. Mais le vrai problème du festival de Cannes, c'est le jury qui n'est pas français et qui ne comprend rien à rien. Je vous jure, hein... Les Chansons d'amour est reparti bredouille et Jean-Marc Lalane s'est étranglé avec son toast au tarama le soir de la remise des prix tant il en était estomaqué. Cette année, c'est bien sûr Un Conte de Noël d'Arnaud Desplechin (lire la critique ciné de flu). Et pas un journal - sauf Flu - n'émet la moindre réserve devant "le meilleur film de Desplechin" (et ce qu'il y a de bien, c'est que chaque film de Nono, c'est toujours son meilleur). Revoyons donc pour le plaisir un film français vu par l'équipe de Groland :
L'actu du festival de Cannes sur le blog cinéma. 24 heures chrono de cinéma sur Arte
Au programme. La soirée débute avec Bataille dans le ciel de Carlos Reygadas dont personne n'a oublié la première scène. Vers 1 heures, ce sera le tour du film A tout de suite de Benoît Jacquot suivi, à 3 heures, de La Montagne sacrée d'Alejandro Jodorowsky (un peu plus célèbre pour ses scénarios de bédé dont l'L'Incal, Tome 1 : L'incal noir que par son cinéma) qui séduira les amateurs de films fantastiques un peu barrés.
Vers 10 heures, 33 films courts réalisés par d'illustres cinéastes pour célebrer les 60 ans du Festival de Cannes seront diffusés. On continuera avec à 14h55 Just a kiss de Ken Loach et puis Papa est en voyage d'affaires, probablement le plus beau film de Emir Kusturica (palme d'or de 1985). La journnée s'achèvera à 21 heures par Exils avec Romain Duris et Lubna Azabal. Tout autour de cette programmation cinéma, des documentaires et un direct depuis Cannes agrémenterons la journée. Les 12 meilleures adaptations de séries au cinéma
- Les Incorruptibles : Brian De Palma reprend le même matériau (les mémoires d'Eliot Ness) que la série des années 1950 pour réaliser un de ses chefs d'oeuvre, sorti en 1987. - Monty Python, Sacré Graal (1975) : Terry Gilliam porte au cinéma la bande du Monty Python Flying Circus qui sévit sur la BBC à la fin des années 1960. D'autres suivront mais celui-ci reste sans doute le plus drôle de tous. - Les Simpson - le film : celle-ci se passe de commentaire, vous savez tous de quoi il s'agit. - Star Trek II, la colère de Khan (1982) : une des 11 adaptations de la série culte - la 11e, adaptée par J.J. Abrams sortant en début d'année prochaine. - South Park, le film (plus long, plus grand et pas coupé) (1999) : comme son l'indique... - Miami vice - Deux flics à Miami (2006) : Michael Mann mettant en scène Jamie Foxx et Colin Farrell dans l'adaptation de cette série des années 1980, c'était plutôt classe. - Le Fugitif (1993) : Harrison Ford et Tommy Lee Jones font revivre la série des années 1960, énorme succès en salles. - Mission : Impossible (1996) : Brian De Palma toujours, pour ce premier opus avec Tom Cruise, le seul à avoir encore quelque chose de la série. - The Blues Brothers (1980) : ce qui a rendu mythique le duo du Saturday Night Live, Dan Aykroyd et John Belushi. - Head (1968) : adaptation, par Bob Rafelson, méconnue en France de la série tout aussi méconnue The Monkees, qui met en scène les délires d'un groupe musical sur fond de drogue et d'anarchisme des sixties. - Y a t'il un flic pour sauver la reine ? (1989) : la première des trois adaptations de Police Squad! Et elle se suffisait bien. - Twin Peaks (1992) : David Lynch fait revivre Laura Palmer en faisant, contre toute attente, un prequel à sa magistrale série. Franchement décevant à mon humble avis, le film laisse toutes les horribles interrogations de la fin de la série de côté pour se recentrer sur ce qui s'est passé avant. Détails et extraits ici. Votre avis, ci-dessous ?
Le Festival de Cannes sur Canal+
Le Grand Journal s'installera une fois de plus sur la plage du Martinez, les Parisiens (et autres malheureux habitants du nord de la Loire qui attendent toujours un signe du Printemps) pourront donc tranquillement pleurer devant leur écran de télé à voir stars et journalistes discuter cinoche devant la mer, toutes Ray-Ban dehors. Et parmi les annonces spécifiques, on apprend le retour de Frédéric Beigbeder sur le plateau de Michel Denisot, et l'absence de Daphné Roulier pour cause d'heureux événement, remplacée par son mari Antoine de Caunes pour l'émission Extérieur jour. "J'ai pensé qu'étant la cause, je pouvais aussi en être le remède" a-t-il commenté. Pratique. Outre Canal+, le Festival de Cannes sera évidemment à suivre sur le blog cinéma de Flu. Disco, une épidémie annoncée![]() Vous l'aurez vu venir car, outre la copieuse campagne d'affichage démarrée voilà bien trois mois, un certain nombre de chaînes s'est mis d'accord pour orchestrer une promo gratuite autour du film, en surfant sur la vague disco auto-annoncée avec des programmes idoines. Vous avez intérêt à aimer les Bee Gees. Vendredi dernier sur TF1 : Les enfants de la télé spécial Disco. Camping avait quand même fait 5 millions d'entrées. Un cinquième de la population française ayant déjà vu Bienvenue chez les Ch'tis, Disco a le champ libre.
À 80 ans, les Oscars faiblissent
Pour présenter la cérémonie, Jon Stewart s’y collait cette année, rôle qu’il avait déjà tenu il y a deux ans. En 2007, c’était Ellen DeGeneres, celle qui pleure quand on lui reprend ses chiens. Le temps disponible pour les répétitions et l’écriture du monologue d’introduction fut réduit suite à la grève des auteurs, dont il a été fait allusion à plusieurs reprises. À la fin de son speech, Jon Stewart rappelle l’âge des Oscars : « quatre-vingts ans, ce qui en fait automatiquement le principal candidat républicain à la présidence » et s’inquiète : « normalement, quand on voit un président noir ou une présidente, quelques heures après un astéroïde frappe la Statue de la Liberté ». Les quatre heures de direct n’auront finalement tenu en haleine que trente-deux millions de téléspectateurs, a informé l’institut de sondage Nielsen, faisant de cette quatre-vingtième cérémonie la moins regardée de toutes (depuis leur diffusion à la télévision et depuis que l'on mesure les audiences, bien sûr). En dépit de ce score maigrichon, ABC a vendu en moyenne 1,8 millions de dollars le spot de trente secondes. Enfin, s'ajoutent les inévitables polémiques. D'abord, la disparition en tant que présentatrice de Whoopi Goldberg au cours de la rétrospective des hôtes de la cérémonie des Oscars. Ensuite, un doute sur les raisons qui ont poussé les officiels des Oscars à ne pas mentionner l’acteur Brad Renfro au cours de la séquence d'hommage aux disparus de l’année. L’acteur – vu dans The Client et Bully – est décédé d’une overdose d’héroïne et de morphine le quinze janvier dernier. Soit une semaine avant Heath Ledger qui, lui, était dans le montage. Le représentant des Oscars a simplement déclaré « ne pas pouvoir intégrer tous les disparus de l’année à la séquence »... Ou alors, à quatre-vingts ans, Alzheimer guette l'Oscar. Short TV court toujours
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Bref, regardez Short TV, vous en sortirez grandis (ouh, il y a du slogan là). Scalp, Trader : programme spécial fraude boursière![]() ![]() Côté Canal+ en revanche, on doit se trouver visionnaire : un énorme scandale boursier éclate en France alors que la chaîne cryptée est en pleine diffusion de Scalp (illus. droite), son excellente série sur les milieux boursiers français, sujet pourtant pas franchement courant à la télévision - et heureusement pas constant non plus dans l'actualité. Trader, 20h50 sur M6. Kubrick, Breton et Tracks : Sacrée Soirée sur ArtePour ce premier novembre, pourquoi pas une petite soirée sur Arte ? Sauf bien sûr, si vous préférez Diane, femme flic sur TF1, ou Le plus beau métier du monde, le Dangerous Minds français avec Depardieu sur France 3. Ainsi, à 20h40 s'ouvre le cycle Kubrick (déjà évoqué ici) avec le fascinant Full Metal Jacket, une des œuvres les plus âpres du réalisateur américain.
Pour les acharnés, à 23h35, un Tracks spécial Berlin et, à 0h40, la rediffusion de Dracula, Prince de ténèbres (toujours en VM malheureusement), le troisième volet de la saga réalisée par Terence Fisher. Le plaisir des nanardsPosté par Rom le 01.11.07 à 10:06 | tags : cinéma à la télé
Depuis l'avènement des chaînes cinéma sur le câble, chaque jour est l'occasion de redécouvrir un patrimoine cinématographique oublié - généralement pour une bonne raison. À l'origine, une sélection était faite et, s'il y avait parfois des thématiques (comme l'intégrale des films de Samuraï de 1970 à 1972 dans la région d'Osaka), la majorité des films présentés oscillait entre œuvres récentes, mais pas trop (puisque la première exclusivité reste en général réservée à Canal+) et grands classiques. Mais, lorsque les chaînes cinéma se sont déclinées thématiquement, il a fallu puiser dans un fond de catalogue obscur, au grand plaisir des amateurs de nanards. Un site très complet leurs ait d'ailleurs consacrés :Nanarland. Mais si je m'égare un peu de l'univers télévisuel, c'est principalement pour faire découvrir à qui ne connaît pas ce chef d'œuvre de la nullité qui a été diffusé sur Ciné Cinéma Culte, Cinéfaz ou CinéFX : Les Week-End Maléfiques du Comte Zaroff. Voici deux extraits qui se passent de commentaire, je pense. Ici, deux jeunes mariés débarquent dans un château, le moment idéal pour enlever son tee-shirt et danser seins nus. L'instant où les deux tourtereaux découvrent la salle de torture à leurs dépens. Aujourd'hui, l'offre la plus pléthorique de nanards se trouve sur CinéFX, sanctionnée en juillet dernier pour ne pas avoir diffusé assez "d'œuvres cinématographiques européennes et d'expressions original française aux heures de grande écoute". C'est sûr qu'on ne trouve pas des Week-end Maléfiques tous les matins. Et heureusement. Novembre sous Kubrick
Sur le site internet d'Arte, il y a en plus une super animation en Flash avec la filmographie du réalisateur, ingénieusement baptisée "Cube-brique", des interviews de Jan Harlan et Michel Ciment (celle-ci est annoncée dans le communiqué de presse, mais introuvable pour le moment) ainsi qu'un dossier sur Lolita qui date d'un vieux Thema de 2005 et un lien vers la radio d'Arte sur la page de 2001 qui ne marche malheureusement plus. Le site du cycle. Mis à part lorsque je l'ai précisé dans le texte, les films sont proposés en version multilingue (VF ou VOSTF via le télétexte page 889). Les chaînes primées à Cannes
Arte de son côté présentait 20 films à Cannes, dont cinq sélectionnés en compétition. Le premier d'entre eux n'est rien moins que la palme d'or : C'est la quatrième fois qu'Arte produit un film récompensé par la Palme d'or. Il y avait eu L'enfant, de Luc et Jean-Pierre Dardenne (2005), Dancer in The Dark, de Lars Von Trier (2000), et L'Éternité et un jour, de Theo Angelopoulos (1998). Pourquoi lister ces films ? Pour faire remarquer que nos chaînes savent malgré tout produire d'excellentes choses, certes pas directement pour leurs antennes, mais ces films y finiront. Donc aux rabats-joie qui estiment que TF1/France Télévisions c'est kifkif, ou qu'on n'est incapable de produire quoi que ce soit de bon dans ce pays, je tenais à mettre ses disctinctions (prestigieuses, reconnues, internationales, quoi qu'on en pense) en avant. (illus. Christian Mungiu - Palme d'Or ; © AFP) Chacun son cinéma, trésor de cinéma à la télé
- Trois minutes de Theo Angelopoulos # Recrudescence d'Olivier Assayas # The Last dating show de Bille August # The Lady bug de Jane Campion # 47 ans après de Youssef Chahine # No translation needed de Michael Cimino # World cinema de Joel & Ethan Coen # At the suicide of the last Jew in the world in the last cinema in the world de David Cronenberg # Dans l'obscurité de Jean-Pierre et Luc Dardenne # Rencontre unique de Manoel de Oliveira # Cinéma d'été de Raymond Depardon # Artaud double bill d'Atom Egoyan # Le Dibbouk de Haïfa d'Amos Gitai # The Electric princess house de Hou Hsiao Hsien # Anna d'Alejandro Gonzalez Inarritu # Zhanxiou village de Chen Kaige # I travelled 9 000 km to give it to you de Wong Kar-Wai # La Fonderie d'Aki Kaurismaki # Where is my Romeo ? d'Abbas Kiarostami # One fine day de Takeshi Kitano # Dans le noir d'Andrei Konchalovsky # Cinéma de boulevard de Claude Lelouch # Happy ending de Ken Loach # It's a dream de Tsai Ming-Liang # Diario di uno spettatore de Nanni Moretti # Cinéma érotique de Roman Polanski # A 8944 de Cannes de Walter Salles # Le Don de Raul Ruiz # Irtebak d'Elia Suleiman # First kiss de Gus Van Sant # Occupations de Lars Von Trier # En regardant le film de Zhang Yimou. Entourage sur la Croisette
Canal+ à Cannes
A noter que Fluctuat, n'écoutant que son courage et ne se laissant pas intimider, dépêchera également des envoyés spéciaux (au moins 3 !) afin d'assurer une couverture complète du Festival, pour un budget de ### - non ne parlant argent, c'est vulgaire. Bref, ce sera à suivre heure par heure ou presque sur le blog cinéma. |
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