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La fiction a le vent en poupe à la télé. Les grandes saga de l'été, les téléfilms en x épisodes, toutes les grosses productions des chaînes.
Empreintes criminelles : les premiers Experts étaient français
Empreintes criminelles sera donc une série sur les pionniers de la police technique et scientifique qui font de si bons personnages de fiction outre-Atlantique : dans les années 1920, dans un grenier poussiéreux de la PJ à Paris, un laboratoire de police unique au monde prend forme, un groupe à part qui constitue le socle d'une section révolutionnaire. Dans cette équipe de choc en devenir, on trouvera un flic "torturé mais visionnaire", une experte scientifique indépendante et féministe, un flic de terrain à l'ancienne, un autre doué pour les inventions en tous genres, un jeune idéaliste, et enfin un tout nouveau médecin légiste. A chaque nouvel épisode, ces policiers des années 1920 tentent de résoudre deux enquêtes en parallèle, avec les moyens et les techniques de l'époque. Empreintes criminelles, ce sont donc les Experts amateurs, les embryons d'Experts, les Experts en devenir, les Experts à l'âge de pierre. Ca peut être drôle. TF1 tourne Black out (et s'inspire du futur carton de ABC)
L'idée est certes plus aboutie, mais la ressemblance est frappante entre le synopsis de la fiction de TF1 et celui de Flash Forward, la série fantastico-policière événement de la rentrée sur ABC. Pour l'instant bien sûr, personne ne la connaît puisqu'elle n'a pas encore été diffusée, mais la chaîne mise dessus pour prendre la relève de Lost lorsque celle-ci tirera définitivement sa révérence l'année prochaine. Ca devrait donc être du lourd. Même si les formats (et les moyens, les talents etc.) n'ont rien à voir entre Black Out et Flash Forward, les principes de départ sont suffisamment proches pour appeler la comparaison. Et on n'est pas pressé de la faire.
La bande-annonce de Flash Forward :
Breaking News : DSK devient Premier ministre (sur Jimmy)
Non, car ceci est de la fiction, de l'info-fiction plus exactement. Si ça vous rappelle l'émission Bye Bye Belgium qui avait semer la panique en Belgique il y a presque trois ans en annonçant la partition du pays en direct sur la télévision nationale, c'est normal. Bruce Toussaint s'en est largement inspiré pour créer Breaking News, magazine d'anticipation sous forme de fausse édition spéciale avec conditions du direct ,dont deux numéros ont déjà été diffusés sur Canal Jimmy. Le premier mettait en scène la capture de Ben Laden, le second une attaque bio-terroriste. Lundi, ce sera donc "L'union sacrée face à la crise", émission d'anticipation au sujet franco-français cette fois qui propulsera DSK à Matignon, Jack Lang au Quai d'Orsay ou encore Elisabeth Guigou à l'Education. Manuel Valls, Dominique de Villepin, François Hollande, François Bayrou ou encore Bernard Thibault interviendront au cours de faux reportages pour commenter l'événement. Quand les politiques jouent la comédie... Comme le souligne le site de Marianne, certains pourraient voir derrière ce concept une manière de préparer le terrain pour le prochain remaniement d'ouverture, et une belle promo pour Strauss-Kahn à qui l'on offre là si ce n'est le poste, au moins l'image de Premier-ministrable. Si comme Bruce Toussaint, on avait tous été bluffés par l'émission belge, dont le but sous-jacent était de poser le problème de la partition du pays et faire réfléchir les gens, l'effet est forcément affaibli quand on a été prévenus à l'avance. Quoi qu'on en pense, une curiosité à suivre lundi 25 mai à 20h40 sur Jimmy. Pour donner une idée du concept, la bande annonce du premier numéro : (merci Emmanuel)
Pigalle, la nuit, une nouvelle fiction Canal+![]() ![]() "Thomas (Jalil Lespert) a 30 ans et travaille à la City. Lors d'un voyage d'affaires à Paris, il sort dans un club de strip-tease de Pigalle, et découvre que sa sœur Emma (Armelle Deutsch), en est la vedette. Thomas, cherche à lui parler mais le soir même, Emma se volatilise." Une histoire entre un frère et une soeur, une histoire de clan - Simon Abkarian campe un patron de sex-shop devant faire face à l'installation d'un nouveau club branché -, l'histoire d'un quartier, "une plongée à la fois réaliste et onirique au coeur du quartier parisien de Pigalle" nous dit le communiqué. Les deux scénaristes-réalisateurs avaient été salués pour leur polar en six épisodes diffusé sur France 3, Les Oubliés, avec Jacques Gamblin, particulièrement original et réussi. On peut donc espérer une qualité équivalente pour ce nouveau projet, dont le tournage s'étalera jusqu'au mois de juillet - cinq mois de tournage pour une fiction télé, c'est bon signe. Canal+ étant le commanditaire et futur diffuseur de ce Pigalle, la nuit, on a même hâte de voir mis en scène ce quartier parisien mythique et fantasmatique.
L'abolition sur France 2 : une bonne leçon de morale
L'abolition est tiré des deux ouvrages écrits par Badinter pour faire le récit de son combat contre la peine de mort. L'Exécution, paru en 1973, et L'Abolition, paru en 2000. Il s'agit de la première adaptation de ce récit à l'écran, adaptation qui a été encouragée et supervisée - du point de vue des faits - par l'ex ministre de la Justice lui-même. La première partie du téléfilm de France 2 se concentre sur la façon dont un avocat d'affaires est devenu un ardent militant de l'abolition au point d'incarner à lui seul le combat, à la suite du procès pour meurtre de deux détenus de la prison de Clairvaux. Convaincu que seul l'un des deux accusés est coupable du meurtre, Badinter s'engage à sauver la tête de son client - "on ne tue pas celui qui n'a pas tué". A l'issue d'un procès haineux et mouvementé, les deux accusés sont reconnus coupables et condamnés à mort. Ils sont guillotinés en 1972. La deuxième partie, partant de ce fait fondateur pour Badinter, retrace son combat acharné jusqu'à l'élection de François Mitterrand et l'abolition de la peine de mort en France. Combat loin d'être gagné d'avance, la peine de mort, fondée sur les instincts primaires de l'être humain, ayant longtemps été approuvée par une majorité de la population. Badinter estime que son abolition relève d'une "victoire morale de l'homme sur lui-même". Incarné par Charles Berling dans la fiction, Robert Badinter estimait qu'il était temps d'adapter son récit car l'abolition, désormais enracinée dans notre culture, appartient maintenant à l'histoire, et se trouve donc menacée d'oubli. Une petite leçon d'histoire et de morale vous attend donc les mardis 27 janvier et 3 février à 20h35 sur France 2.
L'école du pouvoir : un beau mariage entre fiction et politique L'Ecole du pouvoir : un beau mariage entre fiction et politique
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Politique et fiction n'ont jamais fait bon ménage en France. Et pourtant, que de bonnes choses sont nées de cet alliage dans d'autres pays, particulièrement aux Etats-Unis. Aussi, lorsqu'une fiction française s'intéresse de près à la fabrique du pouvoir hexagonale, l'Ecole Nationale d'Administration, ce « monstre froid » si souvent remis en cause - en ce moment même, l'ENA est en pleine réforme - l'initiative mérite qu'on lui prête attention... Lire la suite de la critique de L'Ecole du pouvoir, lundis 19 et 26 janvier à 20h45 sur Canal+. Akhenaton réalise un Conte de la frustration pour France 2
Ni un clip, ni une comédie musicale, ni un téléfilm traditionnel, mais "tout ça à la fois", le chanteur d'IAM a du mal à définir son Conte de la frustration, fiction musicale rappée qui raconte la descente aux enfers d'un chauffeur-livreur à qui il n'arrive que des galères. Les chansons sont pour la plupart des titres qu'Akhenaton avait écartés de son album solo Soldats de fortune et qu'il avait gardés dans un coin. Il en a finalement tiré un scénario pour le présenter à France 2 dans le cadre de l'appel à projets et a remporté 600 000 euros pour le tourner. Ce qui est peu, mais le chanteur a un atout, avoir dans son entourage quelques célébrités prêtes à tourner pour presque rien comme Omar et Fred ou Roschdy Zem, et un co-réalisateur, Didier Darwin, auteur de nombreux clips du groupe de rap. Le rôle principal, interprété par Nicolas Cazalé (vu dans U.V. ou Le Fils de l'épicier) sera doublé pour les parties chantées par Akhenaton lui-même. Voilà qui devrait en effet renouveler un peu le genre fictionnel télévisé. Le chanteur d'IAM, qui avait déjà réalisé Comme un aimant sorti en salles en 2000, espère poursuivre cette carrière naissante dans le petit écran pour qui il a plein d'idées. On ne peut que l'encourager. (source Relaxnews et Telerama)
XIII sur Canal+, une bonne trahison"Je me fiche d'être trahi si je suis bien trahi".
Les deux films de 90 minutes sont inspirés des premiers albums, écrits il y a 25 ans. Ils sont ici réactualisés sur fond de guerre d'Irak et d'Afghanistan, avec des personnages qui n'existaient pas dans la BD, et des interprètes (Stephen Dorff en XIII, Val Kilmer dans le rôle de la Mangouste) qui ne correspondent pas toujours aux dessins de William Vance. Au final, ce XIII télévisé intéressera peut-être moins les connaisseurs de la BD que le grand public qui n'en a jamais entendu parler. XIII, premier épisode, ce soir à 20h50 sur Canal+. Mesrine : la figure du moment sur petit et grand écran
- Le 21 octobre sur Planète Justice : Mesrine, fragments d'un mythe, documentaire en forme de contre-enquête qui cherche à éclairer différents mythes entourant le personnage. Sans compter les émissions type Grand Journal qui ne manqueront pas d'inviter l'équipe du film de Richet avec Vincent Cassel dans le rôle titre pour en faire la promo. (Via) Carla et Nicolas, the true romance
L'idée est donc d'adapter ces deux romances présidentielles pour la télévision. Don Giovanni ? True Romance ? Trop belle pour toi ? La Rupture ? Les liaisons dangereuses ? Les futurs réalisateurs ont de quoi faire niveau références cinématographiques. Petite interrogation cependant : quelle chaîne va oser diffuser ça ? On imagine mal TF1 et M6 avoir cette outrecuidance, France Télévisions, à moins de se dire "foutu pour foutu", il y a également peu de chances. Reste Canal+, qui serait encore la solution la plus probable. Enfin une bonne comédie sentimentale à la télé. On a hâte ! Le Festival de la fiction TV, 10 ans bien tassés![]() Désormais Rochelaise, cette manifestation qui célèbre les fictions, séries et téléfilms jusqu'à dimanche, est marquée cette année par la déprime générale suscitée pour la réforme de l'audiovisuel public. En ce moment même, un grand débat agite la profession réunie à La Rochelle : "La fiction : une réforme pour qui ? pour quoi ?", où l'on imagine, il sera question du mode de production des séries, de la concurrence américaine, et de leur financement, surtout. Les investissements des chaînes dans la fiction sont déjà en baisse, imaginez un peu maintenant que France Télévisions est fauchée ce qu'on va nous servir. Heureusement, le Web - univers enchantée où l'on peut créer sans moyen et espérer être quand même regardé - le web donc, est là. Pour la première fois, le Festival s'ouvre aux fictions du Web, nous en avions d'ailleurs repéré certaines (La cuisine de Nicolas). Dans un climat dépressif et délétère, où des chaînes s'interrogent sur leurs moyens de financement, où même celles qui ont les moyens ne sont pas sûres de les avoir encore longtemps, les fictions du Web sont peut-être la lueur d'espoir. Car même fauchés, on peut mettre en oeuvre de bonnes idées. Le site du festival. XIII, le 6 octobre sur Canal+Quelque part entre 24h et Jason Bourne (La Mémoire dans la peau, La Mort dans la peau, etc.), voici XIII, l'adaptation de la BD de Jean Van Hamme et William Vance pour la télévision, en deux épisodes de 90 minutes. La BD comptait 19 volumes, sacrément dense, c'est donc a priori dommage de ramasser l'histoire en deux épisodes. Stephen Dorff dans le rôle de XIII, Val Kilmer dans celui de la Mangouste, dans cette co-production franco-canadienne qui sera diffusée les 6 et 13 octobre sur Canal+, et aux Etats-Unis sur NBC. Le trailer :
Ca me fait penser que les deux derniers volumes sont sortis en 2007 et que je n'ai jamais su comment tout ça se terminait. De l'INA à HBO : des DVD en pagailleSi vous manquez d'idée pour remplir la hotte de cadeaux de l'anniversaire de votre grand-mère, l'INA est là pour vous. Car en juin prochain, l'Institut National de l'Audiovisuel va éditer une première série de six grandes œuvres de la télévision en DVD pré-1968, collection dirigée par Marcel Bluwal (lui-même réalisateur de deux des films sélectionnés). Ainsi pourra-t-on redécouvrir pour certains et découvrir pour beaucoup d'autres les versions télévisées de chef-d'œuvres de la littérature et du théâtre : Les Joueurs (Bluwal, 1960, d'après Gogol), La Mégère Apprivoisée (Pierre Badel, 1964, d'après Shakespeare), Le Golem (Jean Kerchbron, 1967, d'après Gustav Meyrink), L'espagnol (Jean Prat, 1967, d'après Bernard Clavel), Don Juan (Bluwal, 196,5 d'après Molière) et Cyrano de Bergerac (Claude Barma, 1960, d'après Edmond Rostand). Parmi les acteurs devant la caméra : Jean-Pierre Marielle, Michel Piccoli ou bien encore Claude Brasseur pour les plus connus. Et à quand Noires sont les galaxies ? Les DVD seront proposés à 15 euros. Toujours en DVD, mais après un bond cosmique de près d'un demi-siècle : Parmount annonce la cinquième et avant-dernière saison de Oz, la série de référence de l'univers carcéral, créée par Tom Fontana (24,99 euros). Dans un registre (beaucoup) plus léger, et pour fêter la future sortie du film, Sex & The City revient dans un coffret intégral agrémenté d'un DVD de bonus (qui sera également dans la saison 6). On y trouvera trois fins alternatives, dix scènes coupées, une table ronde avec les scénaristes et un documentaire intitulé Les adieux de HBO. Attendue le 20 mai au prix de 99,99 euros. Bon, et puis, ce n'est pas encore en France, mais si vous avez l'occasion, la BBC propose aux Etats-Unis un coffret de ses documentaires intitulé BBC Natural history Collection : 17 disques, 33 heures de programme. De quoi voir venir tranquillement le réchauffement climatique. Drucker en téléfilm, Sébastien en De Gaulle : les bons projets de la semaine
- Michel Drucker : vous faites peut-être partie des 400 000 personnes qui ont acheté son bouquin Mais, qu'est-ce qu'on va faire de toi. Au vu de cet énorme succès de librairie, un projet d'adaptation télé est déjà en cours. Et c'est la boite d'Olivier Dahan, réalisateur de La Môme et star hollywoodienne du moment, qui en est l'initiatrice. Le scénario est en cours d'écriture et aboutira à deux 90 minutes. - Patrick Sébastien : le créateur du Plus grand cabaret du monde a en projet un docu-fiction sur De Gaulle figurez-vous. Mais ce n'est pas tout, il pense également l'interpréter. Il souligne qu'il maîtrise bien la voix du général et que, avec le maquillage, la coiffure et des talonettes, on y verra que du feu. Ce n'est pas la première fois qu'un personnage à la tonalité plutôt comique incarne le grand Charles : Bernard Farcy tenait ce rôle pour France 2 déjà il y a quelques temps dans un téléfilm en deux parties. Pardon pour le reste de sa carrière, mais il faut bien avouer qu'il reste sans doute aux yeux du grand public le commissaire Gilbert des 4 Taxi. Des projets à suivre. Ou pas. (source Tele-Loisirs.fr) Jean-Marie Bigard pour TF1 : le pire projet de la semaine
Cette semaine on démarre très très fort avec ce projet déjà bien avancé puisque, selon newsmedias, il est actuellement en tournage : un unitaire pour TF1 écrit par Jean-Marie Bigard, et décrit comme un "Joséphine ange-gardien" au masculin. Pardon mais ça fait beaucoup d'un coup. Une fiction écrite par le comique officiel de la présidence de la république, dans laquelle pour ne rien arranger il tiendrait le premier rôle, qui ne serait autre que celui d'un Père Noël fauché qui réaliserait le voeu d'un enfant. Les Oubliées en avant première sur France3.fr
Une réalisation inventive, caméra à l'épaule, point de dialogues inutiles, de contexte posé avec des gros sabots, Les Oubliées prend quelques risques par rapport à un polar traditionnel à la française, et c'est justement ce qui rend cette série différente, intéressante. (illus. Luc Molleux, Grand Rocques / france 3) Aux sources de la fiction française : les vieilles vieilles séries
Notre génération ne sera pas très familière des titres cités ci-après, sauf peut-être pour ceux qui écoutent leurs parents quant ils versent dans la nostalgie. Petite sélection : - Les Saintes Chéries : une série de Jean Becker avec Micheline Presle et Daniel Gélin. 39 épisodes de 26 minutes, diffusés entre 1965 et 1970. Le premier feuilleton en prime time de l'histoire de la télé. Chaque épisode se loue 1,50€ pour 48h ou s'achète 4€. Ca peut être une idée de cadeau de Noël pour les parents nostalgiques. La page sur le site de l'Ina. De : scénaristes français à : scénaristes américains
L'union Guilde des Scénaristes se joint aujourd'hui à la journée internationale de soutien aux scénaristes hollywoodiens. Comment ? En faisant un tour de Paris en bus, et en leur envoyant une "carte postale d'encouragement". Quant à nous, nous appartons notre soutien aux scénaristes français qui feraient bien de se mettre en grève pour exister. France 2 a lancé un appel à projets - sans réponse
La chaîne publique aurait pour l'instant reçu très peu de projets. Les scénaristes français seraient-ils également en grève ? Comme le faisait cyniquement remarquer un blogger quelque part sur la blogosphère, ça fait 20 ans qu'ils sont en grève les scénaristes français. Oh ! Ceux-ci s'indignaient hier dans Libé d'être désignés responsables de tous les maux de la fiction française. Les chaînes (privées) elles-mêmes alimenteraient le débat sur la crise de la fiction française pour pouvoir revenir sur leurs obligations de consacrer une part de leur budget au développement de créations originales. C'est possible. Et les chaînes y sont pour beaucoup dans la médiocrité des programmes, paralysées qu'elles sont par leur couardise et leur frousse de déplaire à la ménagère. Ceux qui étaient trop occupés à regarder Les Soprano, 24, Dexter, Nip/Tuck, Lost, Desperate Housewives et The Office, peut-être.
XIII adapté
Il s'agit d'une grosse co-production internationale pour M6 et Canal+, en langue anglaise, réalisée par le canadien Duane Clark (Les Experts, Meadowland), supervisée par le producteur artistique des Experts et de 24, avec Stephen Dorff (Blade, Cecil B. DeMented) dans le rôle du mystérieux XIII et Val Kilmer dans celui de la mangouste. Bref un truc sérieux. Le tournage devrait durer une cinquantaine de jours et l'adaptation (un 2x90 minutes) livrée vers Pâques à Canal+, qui la diffusera avant M6. Au fait, c'est donc aujourd'hui qu'on découvre l'identité de XIII...
Côté fiction, on va manger du savon
Alors qu'on ne parle que de ça et que tout le monde espère une révolution française de la fiction, la boite qui s'est spécialisée dans la télé réalité persiste et signe dans les sous-produits dont on espérait finir par se débarrasser. Endemol aurait actuellement pas moins de 15 projets de fiction en développement, tous dans le genre du soap. Pour ceux qui ne sont pas encore familiers du terme, un soap (savon en anglais, donc, terme venant des débuts de ces feuilletons qui étaient à l'origine sponsorisés par des marchands de lessive) est une série pour personnes âgées qui bat souvent des records de longévité, comme Amour, Gloire et Beauté et Les Feux de l'amour. Elles ont la particularité d'ouvrir des failles spatio-temporelles en faisant durer une journée (fictionnelle) environ une année (réelle), en restant bloquées dans les années 1980 question coupes de cheveux et garde-robes, et en mettant en scène des personnages irréels et absolument pas crédibles dans des villes imaginaires. Blâmons la pyramide des âges. La Famille Royale au turbin
En attendant sa diffusion, prévue dans le courant de l'année 2008, rappelons que la grève des scénaristes continue aux Etats-Unis. Et, depuis hier, les talk-shows de fin de soirée (Letterman, Leno et O'Brien) sont d'ores-et-déjà remplacés par des rediffusions. Bienvenue à La Commune
Les habitants de La Commune viennent d'apprendre que les immeubles vétustes dans lesquels ils résident seront rasés pour faire place à de nouveaux logements. Soupçonnant là une manœuvre des autorités pour nettoyer la cité de ses éléments les plus "nocifs", certains habitants, rassemblés autour d'Amadi, organisent la résistance. Plus que jamais, à La Commune, le seul jour facile c'était hier..."
Un peu de réalisme dans de la fiction française ? Ce serait satisfaisant. (crédits photos : Lahcene Abib / Canal+ / Tetra media) MAJ : lire aussi la critique de la série La Commune sur Canal+ et notre entretien exclu avec son créateur Abdel Raouf Dafri. Ben et Thomas, de gentils Jackass Court-métrage tourné en 2003, Ben et Thomas narre les aventures de deux adolescents tendance Jackass (le jeu du jour : quels sont les prénoms des principaux protagonistes du film ?) confrontés pour la première fois à des situations universelles : descendre une rue en double skate-board, draguer des filles, se lancer des paris stupides, etc. Le film de 24 minutes - que l'on peut voir sur le site 7 Highlight Street moyennant une offrande de 2,89 euros (ce qui pourrait paraître acceptable s'il ne fallait en réalité créditer sa carte virtuelle de 10, 19 ou 39 euros !) - a été présenté au festival d'Avignon, au Kurz Film à Hambourg et à Santa Barbara aux États-Unis. On a aussi pu le voir à la télé sur TPS Cinéstar en janvier dernier. Et sinon plutôt que d'aller sur le site 7 Highlight Street, il est possible de commander le DVD des films de Kobayashi, la société qui a produit Ben & Thomas - court qui est d'ailleurs sur le DVD - au prix de 20 euros). Site du film. (Réponse du jeu du jour : Jean-Patrick et Marc-André). France 2, tendance masochiste
Outre l'inconsistance du scénario, la mollesse du montage et la fadeur du jeu d'acteur (à part Charles Berling qui s'en sort assez bien malgré tout), cette "fiction du réel" est globalement masochiste. Elle insiste sur le rôle des médias dans cette affaire, sur l'avidité et limite la connerie des journalistes, et donne un particulièrement mauvais rôle à France 2 (habilement déguisée en "Vision 2" car ceci est une pure fiction), à travers une détestable Isabelle Renaud choisie pour en incarner la journaliste. "De folles rumeurs, suivies d'un odieux lynchage médiatique, mêlent un homme publique à des actes criminels". Voilà comment France 2 résume son film. Saine autocritique ou masochisme inutile ? |
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