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La fiction a le vent en poupe à la télé. Les grandes saga de l'été, les téléfilms en x épisodes, toutes les grosses productions des chaînes.
De l'INA à HBO : des DVD en pagailleSi vous manquez d'idée pour remplir la hotte de cadeaux de l'anniversaire de votre grand-mère, l'INA est là pour vous. Car en juin prochain, l'Institut National de l'Audiovisuel va éditer une première série de six grandes œuvres de la télévision en DVD pré-1968, collection dirigée par Marcel Bluwal (lui-même réalisateur de deux des films sélectionnés). Ainsi pourra-t-on redécouvrir pour certains et découvrir pour beaucoup d'autres les versions télévisées de chef-d'œuvres de la littérature et du théâtre : Les Joueurs (Bluwal, 1960, d'après Gogol), La Mégère Apprivoisée (Pierre Badel, 1964, d'après Shakespeare), Le Golem (Jean Kerchbron, 1967, d'après Gustav Meyrink), L'espagnol (Jean Prat, 1967, d'après Bernard Clavel), Don Juan (Bluwal, 196,5 d'après Molière) et Cyrano de Bergerac (Claude Barma, 1960, d'après Edmond Rostand). Parmi les acteurs devant la caméra : Jean-Pierre Marielle, Michel Piccoli ou bien encore Claude Brasseur pour les plus connus. Et à quand Noires sont les galaxies ? Les DVD seront proposés à 15 euros. Toujours en DVD, mais après un bond cosmique de près d'un demi-siècle : Parmount annonce la cinquième et avant-dernière saison de Oz, la série de référence de l'univers carcéral, créée par Tom Fontana (24,99 euros). Dans un registre (beaucoup) plus léger, et pour fêter la future sortie du film, Sex & The City revient dans un coffret intégral agrémenté d'un DVD de bonus (qui sera également dans la saison 6). On y trouvera trois fins alternatives, dix scènes coupées, une table ronde avec les scénaristes et un documentaire intitulé Les adieux de HBO. Attendue le 20 mai au prix de 99,99 euros. Bon, et puis, ce n'est pas encore en France, mais si vous avez l'occasion, la BBC propose aux Etats-Unis un coffret de ses documentaires intitulé BBC Natural history Collection : 17 disques, 33 heures de programme. De quoi voir venir tranquillement le réchauffement climatique. Drucker en téléfilm, Sébastien en De Gaulle : les bons projets de la semaine
- Michel Drucker : vous faites peut-être partie des 400 000 personnes qui ont acheté son bouquin Mais, qu'est-ce qu'on va faire de toi. Au vu de cet énorme succès de librairie, un projet d'adaptation télé est déjà en cours. Et c'est la boite d'Olivier Dahan, réalisateur de La Môme et star hollywoodienne du moment, qui en est l'initiatrice. Le scénario est en cours d'écriture et aboutira à deux 90 minutes. - Patrick Sébastien : le créateur du Plus grand cabaret du monde a en projet un docu-fiction sur De Gaulle figurez-vous. Mais ce n'est pas tout, il pense également l'interpréter. Il souligne qu'il maîtrise bien la voix du général et que, avec le maquillage, la coiffure et des talonettes, on y verra que du feu. Ce n'est pas la première fois qu'un personnage à la tonalité plutôt comique incarne le grand Charles : Bernard Farcy tenait ce rôle pour France 2 déjà il y a quelques temps dans un téléfilm en deux parties. Pardon pour le reste de sa carrière, mais il faut bien avouer qu'il reste sans doute aux yeux du grand public le commissaire Gilbert des 4 Taxi. Des projets à suivre. Ou pas. (source Tele-Loisirs.fr) Jean-Marie Bigard pour TF1 : le pire projet de la semaine
Cette semaine on démarre très très fort avec ce projet déjà bien avancé puisque, selon newsmedias, il est actuellement en tournage : un unitaire pour TF1 écrit par Jean-Marie Bigard, et décrit comme un "Joséphine ange-gardien" au masculin. Pardon mais ça fait beaucoup d'un coup. Une fiction écrite par le comique officiel de la présidence de la république, dans laquelle pour ne rien arranger il tiendrait le premier rôle, qui ne serait autre que celui d'un Père Noël fauché qui réaliserait le voeu d'un enfant. Les Oubliées en avant première sur France3.fr
Une réalisation inventive, caméra à l'épaule, point de dialogues inutiles, de contexte posé avec des gros sabots, Les Oubliées prend quelques risques par rapport à un polar traditionnel à la française, et c'est justement ce qui rend cette série différente, intéressante. (illus. Luc Molleux, Grand Rocques / france 3) Aux sources de la fiction française : les vieilles vieilles séries
Notre génération ne sera pas très familière des titres cités ci-après, sauf peut-être pour ceux qui écoutent leurs parents quant ils versent dans la nostalgie. Petite sélection : - Les Saintes Chéries : une série de Jean Becker avec Micheline Presle et Daniel Gélin. 39 épisodes de 26 minutes, diffusés entre 1965 et 1970. Le premier feuilleton en prime time de l'histoire de la télé. Chaque épisode se loue 1,50€ pour 48h ou s'achète 4€. Ca peut être une idée de cadeau de Noël pour les parents nostalgiques. La page sur le site de l'Ina. De : scénaristes français à : scénaristes américains
L'union Guilde des Scénaristes se joint aujourd'hui à la journée internationale de soutien aux scénaristes hollywoodiens. Comment ? En faisant un tour de Paris en bus, et en leur envoyant une "carte postale d'encouragement". Quant à nous, nous appartons notre soutien aux scénaristes français qui feraient bien de se mettre en grève pour exister. France 2 a lancé un appel à projets - sans réponse
La chaîne publique aurait pour l'instant reçu très peu de projets. Les scénaristes français seraient-ils également en grève ? Comme le faisait cyniquement remarquer un blogger quelque part sur la blogosphère, ça fait 20 ans qu'ils sont en grève les scénaristes français. Oh ! Ceux-ci s'indignaient hier dans Libé d'être désignés responsables de tous les maux de la fiction française. Les chaînes (privées) elles-mêmes alimenteraient le débat sur la crise de la fiction française pour pouvoir revenir sur leurs obligations de consacrer une part de leur budget au développement de créations originales. C'est possible. Et les chaînes y sont pour beaucoup dans la médiocrité des programmes, paralysées qu'elles sont par leur couardise et leur frousse de déplaire à la ménagère. Ceux qui étaient trop occupés à regarder Les Soprano, 24, Dexter, Nip/Tuck, Lost, Desperate Housewives et The Office, peut-être.
XIII adapté
Il s'agit d'une grosse co-production internationale pour M6 et Canal+, en langue anglaise, réalisée par le canadien Duane Clark (Les Experts, Meadowland), supervisée par le producteur artistique des Experts et de 24, avec Stephen Dorff (Blade, Cecil B. DeMented) dans le rôle du mystérieux XIII et Val Kilmer dans celui de la mangouste. Bref un truc sérieux. Le tournage devrait durer une cinquantaine de jours et l'adaptation (un 2x90 minutes) livrée vers Pâques à Canal+, qui la diffusera avant M6. Au fait, c'est donc aujourd'hui qu'on découvre l'identité de XIII...
Côté fiction, on va manger du savon
Alors qu'on ne parle que de ça et que tout le monde espère une révolution française de la fiction, la boite qui s'est spécialisée dans la télé réalité persiste et signe dans les sous-produits dont on espérait finir par se débarrasser. Endemol aurait actuellement pas moins de 15 projets de fiction en développement, tous dans le genre du soap. Pour ceux qui ne sont pas encore familiers du terme, un soap (savon en anglais, donc, terme venant des débuts de ces feuilletons qui étaient à l'origine sponsorisés par des marchands de lessive) est une série pour personnes âgées qui bat souvent des records de longévité, comme Amour, Gloire et Beauté et Les Feux de l'amour. Elles ont la particularité d'ouvrir des failles spatio-temporelles en faisant durer une journée (fictionnelle) environ une année (réelle), en restant bloquées dans les années 1980 question coupes de cheveux et garde-robes, et en mettant en scène des personnages irréels et absolument pas crédibles dans des villes imaginaires. Blâmons la pyramide des âges. La Famille Royale au turbin
En attendant sa diffusion, prévue dans le courant de l'année 2008, rappelons que la grève des scénaristes continue aux Etats-Unis. Et, depuis hier, les talk-shows de fin de soirée (Letterman, Leno et O'Brien) sont d'ores-et-déjà remplacés par des rediffusions. Bienvenue à La CommuneMAJ : lire aussi la critique de la série La Commune sur Canal+ et notre entretien exclu avec son créateur Abdel Raouf Dafri.
Les habitants de La Commune viennent d'apprendre que les immeubles vétustes dans lesquels ils résident seront rasés pour faire place à de nouveaux logements. Soupçonnant là une manœuvre des autorités pour nettoyer la cité de ses éléments les plus "nocifs", certains habitants, rassemblés autour d'Amadi, organisent la résistance. Plus que jamais, à La Commune, le seul jour facile c'était hier..."
Un peu de réalisme dans de la fiction française ? Ce serait satisfaisant. (crédits photos : Lahcene Abib / Canal+ / Tetra media) Ben et Thomas, de gentils Jackass Court-métrage tourné en 2003, Ben et Thomas narre les aventures de deux adolescents tendance Jackass (le jeu du jour : quels sont les prénoms des principaux protagonistes du film ?) confrontés pour la première fois à des situations universelles : descendre une rue en double skate-board, draguer des filles, se lancer des paris stupides, etc. Le film de 24 minutes - que l'on peut voir sur le site 7 Highlight Street moyennant une offrande de 2,89 euros (ce qui pourrait paraître acceptable s'il ne fallait en réalité créditer sa carte virtuelle de 10, 19 ou 39 euros !) - a été présenté au festival d'Avignon, au Kurz Film à Hambourg et à Santa Barbara aux États-Unis. On a aussi pu le voir à la télé sur TPS Cinéstar en janvier dernier. Et sinon plutôt que d'aller sur le site 7 Highlight Street, il est possible de commander le DVD des films de Kobayashi, la société qui a produit Ben & Thomas - court qui est d'ailleurs sur le DVD - au prix de 20 euros). Site du film. (Réponse du jeu du jour : Jean-Patrick et Marc-André). France 2, tendance masochiste
Outre l'inconsistance du scénario, la mollesse du montage et la fadeur du jeu d'acteur (à part Charles Berling qui s'en sort assez bien malgré tout), cette "fiction du réel" est globalement masochiste. Elle insiste sur le rôle des médias dans cette affaire, sur l'avidité et limite la connerie des journalistes, et donne un particulièrement mauvais rôle à France 2 (habilement déguisée en "Vision 2" car ceci est une pure fiction), à travers une détestable Isabelle Renaud choisie pour en incarner la journaliste. "De folles rumeurs, suivies d'un odieux lynchage médiatique, mêlent un homme publique à des actes criminels". Voilà comment France 2 résume son film. Saine autocritique ou masochisme inutile ? Notable donc coupable : ceci est une fiction (hum hum)
Basé sur Le Bûcher de Toulouse, de Marie-France Etchegoin et Matthieu Aron, le téléfilm de France 2 "donne le beau rôle aux notables", selon une association qui regroupe des familles de victimes et certains protagonistes de l'affaire, notamment le procureur et un gendarme anciennement en charge de l'enquête. Elle estime que "des éléments nouveaux" refute la thèse du film, et auraient souhaité interdire sa diffusion. Mais puisqu'on vous dit qu'il s'agit d'une fiction. Dominique Baudis s'appelle Fabien Borda (joué par Charles Berling), il ne préside pas le CSA mais le CPA, France 2 est Vision 2, Le Canard enchaîné Le Canardeur, Le Monde L'Univers et Karl Zéro (qui avait carrément payé les témoignages des prostituées accusant Baudis) est renommé Jacky Rossi et présente non pas le Vrai journal mais Le Journal de trop (sic). Oui, toute ressemblance avec des faits ou des personnes ayant existé serait purement fortuite.
L'Hôpital aux urgences
Pâle copie de Grey's Anatomy - qui n'est déjà pas un chef d'oeuvre, mais passons - la version française n'a donc rien inventé, rien cherché, elle reproduit. Mais elle reproduit avec cinq fois moins de moyens - et cinq fois moins de talents d'acteur aussi, mais ceci explique peut-être cela... A TF1, c'est un peu comme à la tête de l'Etat, on ne sait pas déléguer. Festival de la fiction TV de La Rochelle, 9e La 9e édition du Festival de la fiction TV, après 8 ans passés à Saint-Tropez, s'installe à La Rochelle du 12 au 16 septembre prochains.Comme toujours, ce festival explore et célèbre la fiction française (surtout) et européenne (un peu), avec une sélection de 24 films en compétition, 5 films hors compétition, 12 films européens, et plus de 60 films présentés tous formats confondus. L'enjeu pour le monde de la création et de la production françaises est élevé : montrer la vigueur française, et lutter contre l'invasion américaine toujours plus puissante. Comme le note le responsable de la sélection dans le dossier de presse, François Mitterrand disait que "les écrans français devaient diffuser essentiellement de la fiction française, car un pays en manque d'images de lui-même perd une partie de son âme". L'enjeu de ce festival est donc rien de moins que de garder notre âme. Bonne chance. Pub : deux coupures sinon rien
Mais ça ne semble pas suffir : le grand patron d'M6 demande une adaptation (pour ne pas parler d'abandon pur et simple) de la réglementation en vigueur en France qui n'autorise qu'une coupure pub pendant les films. Monsieur de Tavernost en voudrait une seconde. "Sinon, on diffusera moins de films" (Stratégie). Tout simplement. Il est vrai que cet argent sert à financer des programmes originaux. Et on ne peut pas enlever à M6 le mérite de nous régaler de Kaamelott depuis quelques années déjà, et d'avoir également développé Off Prime, sympathique série qui ne manque pas d'originalité.
Plus de Mystère
Ce soir, c'est le dernier épisode et, pour ceux qui ont suivi, tous les "mystères" seront donc enfin résolus. Il en est un qui apparemment a trouvé son dénouement la semaine dernière, et non des moindres : Laure, qui semble être l'héroïne, découvre qu'elle est martienne. Carrément. Pour ceux qui n'auraient pas suivi, on peut apprendre des tonnes de trucs sur le site de la chaîne, à travers les résumés des épisodes. En fait de résumés, il s'agit quasiment du scénario tout entier, 3213 signes pour l'épisode 10 très exactement, qui racontent les (nombreuses) péripéties de chacun des volets. Début du résumé de l'épisode de la semaine dernière, pour donner une idée :
Mystère, ce soir à partir de 20h50 sur TF1. Casting : qui pourrait jouer Brigitte Bardot ?
Il faudra au moins trois pays sur le coup pour adapter les Mémoires de B.B., car c'est de cela qu'il s'agit, en une fiction TV en deux parties. Certains éviteront sans doute de regarder la seconde, la partie où elle pète les plombs, devient l'amie des animaux et dans un même mouvement (comme beaucoup) l'ennemie des humains. Le vrai problème à résoudre pour la production : trouver l'actrice. Un visage emblématique pour faire honneur à celui de B.B. ? Ou plutôt une inconnue qu'on pourrait associer plus facilement à l'égérie de Saint Tropez. D'ailleurs, si on veut retracer toute sa vie, à part à abuser du maquillage, il en faudra deux. Six mois chrono"A TF1, on se donne six à huit mois pour changer nos méthodes" Takis Candilis, le directeur de la fiction de TF1, déclarant sa détermination sans faille à faire évoluer la fiction française (selon lepoint.fr). A son initiative, une centaine d'auteurs, de réalisateurs, de producteurs et d'agents artistiques se sont réunis fin juin pour discuter des moyens de remettre au goût du jour la fiction française, qui en a cruellement besoin. Le constat partagé par tous est qu'il va falloir prendre des risques - enfin ! "Avec la fiction française, nous sommes arrivés au bout d'un cycle qui a duré vingt ans" convient monsieur Candilis. Ceci explique donc qu'on ait toujours la curieuse impression d'être restés bloqués dans les années 1980 devant les feuilletons nationaux. "Je ne dis pas que nous devons copier les séries américaines mais nous devons combler certaines de nos carences sur trois plans : l'organisation, la production, le contenu" poursuit-il. Ah ? Jusqu'ici on avait quoi au juste ? La bonne volonté ? "Directeur artistiques", "pool d'auteurs", "showrunner", Takis Candilis sait employer tous ces gros mots anglo-saxons qui rassurent nos oreilles. Ce qui est bien quand on a l'arrogance de l'habitude d'être toujours le meilleur, c'est que ça donne des ailes et pousse à rester le meilleur. Pourquoi continuer à acheter d'excellentes séries étrangères quand on pourrait en produire des maisons ? Qui sait, dans six mois peut-être, TF1 nous offrira enfin la première série française digne de ce nom. Ce delais correspond pourtant étrangement à la date autour de laquelle devrait arriver à l'antenne Seconde chance, le soap fait maison. A moins que le futur feuilleton plus-belle-la-viesque compte encore dans l'ancien cycle vieux de vingt ans. Faut-il avoir peur de Google ?
A partir de 22h10 sur Arte. Un feuilleton pour TF1, en avant marche ! France 3 n'a qu'à bien se tenir. TF1 a décidé de sortir de ses tuyaux un feuilleton qui concurrencerait l'énorme succès de Plus belle la vie, et quand la chaîne décide, elle se donne les moyens d'exécuter.Il lui manque clairement un rendez-vous d'access prime time solide, et le carton de celui de la trois l'a convaincu que ça devait passer par un feuilleton. Deux mois qu'une équipe est à l'oeuvre, une "bible" a été pondue, et une vingtaine d'épisodes sont en développement. Quatre auteurs sont sur le coup, bientôt rejoints par un dialoguiste - important, le dialoguiste (y a-t-il un bon dialoguiste dans ce pays ?). Tout ceci a été exposé par Takis Candilis, directeur adjoint en charge des programmes de TF1 au Mip TV de Cannes, qui précisait en marge d'une conférence de presse que ce projet de feuilleton bénéficie d'un budget "no limit". Tremblez à France 3, TF1 arrive. La Grande-Bretagne se regarde
Côté pouvoir démocratique, Tony Blair n'est pas en reste puisqu'il a récemment eu droit à sa petite fiction : The Trial of Tony Blair, qui dresse une satire acide du Premier ministre le montrant, en 2010, obsédé par la trace qu'il aura laissée dans l'Histoire (et la guerre en Irak doit y figurer en bonne place). L'ésotérisme fait vendre
Une jeune thésarde experte en sociétés secretes doit résoudre un meurtre en suivant des énigmes dans un jeu de piste à travers Paris. Le pitch du Da Vinci Code ? Non, celui de Agathe contre Agathe, le téléfilm diffusé mardi soir sur France 2. Cet hiver, la chaîne publique a rassemblé 8 millions de téléspectateurs autour des pouvoirs prémonitoires de David Nolande. Sans compter la saga de l'été, La Prophétie d'Avignon, dans laquelle une jeune conservatrice du palais des Papes tombe sur un vitrail énigmatique. Vous changez le lieu et la nature du mystère, et le tour est joué.
30 millions d'euros de fiction 30 millions d'euros, c'est le budget fiction de Canal+ en 2007. Avec cette somme, la chaîne cryptée a mis sur pieds un plan d'attaque pour pimenter un peu la création française. Que verra-t-on sur Canal+ avec ce budget ? A partir du 8 mai, le très attendu (par nous en tous cas) Reporters, un 8x52 minutes produit par Capa sur le quotidien de deux rédactions, celle d'une chaîne TV et celle d'un quotidien. Deux fictions politiques dont on parlait ici (un genre de Rome à l'époque de Napoléon, et l'histoire d'une famille politique pendant une campagne électorale). Scalp : une série (toujours même format) sur la bourse et les traders au moment de la guerre en Irak. La commune : une série qui nous plonge dans une "banlieue dure et sauvage". Les prédateurs : un 2x100 minutes sur l'affaire Elf, actuellement en tournage au Burkino Faso, réalisé par Luc Belvaux avec Claude Brasseur et Nicole Garcia notamment. Quelques suites : une suite pour Mafiosa, Engrenages, et déjà Reporters (quelle confiance dans une fiction non encore diffusée !). Pour un budget environ cinq fois moindre que celui de France 2 par exemple, Canal+ se débrouille pour sortir de ses tuyaux des fictions qui ont de la gueule. Ce n'est pas encore HBO, mais qui sait, un jour peut-être... |
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