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L'actualité des chaînes du groupe public France Télévisions.

Vidéo off de Sarko : France 3 attaque Rue 89 (et se ridiculise)

Posté par Easywriter le 02.07.08 à 19:14 | tags : télé et politique, france télévisions

L'ami Romain vous proposait ce matin la fameuse "vidéo off " de Sarkozy sur France 3 et initialement récupérée par Rue 89.
Cet après-midi le directeur de la publication du site, Pierre Haski, s'émeut d'un courrier de France 3 qui lui demande de retirer cette vidéo dont Rue 89 n'est pas propriétaire. La requête qui pourrait être jugée légitime est assortie d'une curieuse requête.
" Je vous demande de m'indiquer les conditions dans lesquelles vous vous êtes procuré cette vidéo", précise le conseil de la chaîne. Autrement dit, "Balance tes sources".

Dans un edito-déonto, Haski fustige cette démarche inquisitrice de France 3 qu'il met sur le compte des pressions subies par la chaîne depuis la diffusion de la vidéo. France 3 fait surtout une énorme erreur. Evidemment l'info est reprise par de nombreux médias - ce que nous faisons nous mêmes là - et la vidéo, reprise par des centaines de sites et blogs, a déjà été vue plus d'un million de fois.

La chaine se ridiculise en jouant les auxiliaires de police et l'Elysée s'il est à l'origine de cette démarche est tout aussi mal inspiré. La société des journalistes de France 3 est montée au créneau et son directeur de la rédaction se serait déjà désolidarisé de sa direction.

Et que nous dit-elle cette vidéo ? Que le visage avenant et lisse du spectacle de l'info télé masque des rapports de force plus tendus et des attitudes moins souriantes. Tout cela normalement c'est gentiment off, mais ça fuite de plus en plus et au vu des efforts promotionnels entrepris par certains "conseils" , la vidéo affichera bientôt tranquillement ses 20 millions de visites. Du coup on vous la repasse nous aussi :


Patrick de Carolis rompt le silence

Posté par Van le 02.07.08 à 11:01 | tags : france télévisions, télé et politique

Et avec éloquence. On ne l'avait pas beaucoup entendu jusqu'ici, mais Patrick de Carolis, président de France Télévisions en difficulté, s'est bien rattrapé. Il est sorti de son mutisme ce matin sur RTL et ne l'a pas fait à moitié.

Best of :

"La télévision, c'est un métier. Il faut qu'on laisse travailler les professionnels. Depuis trois ans, nous nous efforçons de faire une télévision respectable, et j'entends qu'elle soit respectée."

"Faux, stupide et profondément injuste" à propos du jugement porté par Nicolas Sarkozy sur la télévision publique, qui ne se distingue pas assez des chaînes privées.

"Si je n'ai pas la possibilité de faire mon travail, je dirai stop".

Carolis n'est pas loin du crime de lèse-majesté, et pourrait bien rapidement le payer. Traduction de ses propos : 1) le président est un amateur, qu'il laisse faire les professionnels. 2) il se trompe, il est stupide et injuste. 3) je pourrais bien démissionner avant de lui laisser le plaisir de me virer.

Le président de France Télévisions doit-il démissionner ? Doit-il attendre de se faire virer ? Une démission apparaîtrait-elle comme un acte lâche ou courageux ? Difficile position que celle que doit assumer Carolis qui doit néanmoins après sa sortie de ce matin se sentir un peu plus léger.

(illus. MEIGNEUX/SIPA)


Et la pub ne fut plus... et l'indépendance de France Télévisions non plus

Posté par Van le 26.06.08 à 13:05 | tags : pub, france télévisions, télé et politique

Miracle sarkozien : dès le 1er janvier prochain, 20h (20h25, après le JT), nos yeux fatigués ne seront plus sollicités par la publicité. Tout juste un petit sponsor avant la météo. Merci qui ?

Merci Sarkozy qui, faute de pouvoir carrément se payer une chaîne de télé, a visiblement décidé d'en prendre le contrôle, à la hussarde. Non content d'être le meilleur pote du patron de la première chaîne française, il s'auto-proclame donc de fait patron de France Télévisions. Dans les arbitrages déjà rendus sur le rapport Copé - il les a bien vites lues et digérées les 50 pages issues des 5 mois de boulot de parlementaires et professionnels de la question - le président (de la république) a annoncé que le président (de France Télévisions) serait non pas élu par le conseil d'administration du groupe public sur proposition du CSA comme préconisé dans le rapport, mais désigné par le gouvernement.

On va pas se laisser emmerder par quelques autorités administratives indépendantes. Ni par une opinion publique qui doit désormais digérer (et d'abord réaliser peut-être) le fait qu'elle va payer de sa poche la suppression de la pub, les opérateurs taxés ayant évidemment déjà prévenu qu'ils reporteraient l'addition sur les factures des abonnées. Et qu'elle peut dire adieu à l'indépendance du groupe audiovisuel public, dont le président sera choisi par le pouvoir politique, et dont le financement dépendra entièrement du bon vouloir du même pouvoir politique.

Et là vous vous dites peut-être que tout compte fait, c'était pas si terrible de prêter quelques minutes par jour son cerveau à Coca-Cola.

(illus. crédit Witt/Sipa)


Le rapport Copé : un montage financier digne de Brazil

Posté par Van le 25.06.08 à 15:55 | tags : france télévisions, télé et politique

Jean-François Copé remet aujourd'hui le rapport de sa commission sur l'avenir de l'audiovisuel public à Nicolas Sarkozy.

Les points sensibles ont été en grandes parties évoqués lors des rapports d'étapes, mais pour le plus sensible de tous - le financement - les idées se sont affinées. Le manque à gagner est évalué à 450 millions d'euros par an. Pour arriver à ce chiffre (loin de faire l'unanimité, certains parlant plutôt de 1,2 milliards d'euros) voici le système imaginé :
- une redevance indexée sur l'inflation et élargie aux ordinateurs et téléphones portables capables de recevoir la télévision (20 millions d'euros)
- une taxe sur le chiffre d'affaires des opérateurs télécoms et des fournisseurs d'accès à Internet (210 millions)
- un prélèvement sur les recettes publicitaires supplémentaires des chaînes privées versé à l'Etat, qui reversera en contrepartie à France Télévisions la part de redevance destinée à l'Ina (80 millions)
- l'affectation à France Télévisions de la part de redevance destinée à RFI (60 millions)
- la redevance des fréquences radioélectriques (100 millions)

Ce qui fait dire à Pascal Rogard, directeur de la SACD (Société des auteurs et compositeurs dramatiques) : « Le montage financier est une addition de mesures qui me fait penser au film Brazil de Terry Gilliam. En réalité, le rapport Copé a trouvé le moyen de faire payer aux Français un impôt invisible. J'ai toujours dit que la décision de supprimer la publicité de la télévision publique avait un coût : elle ne peut se faire sérieusement qu'en augmentant la redevance, comme le montre le modèle allemand ou britannique. »

De manière générale, les réactions des professionnels du secteurs sont peu enthousiastes, voire carrément méfiantes. Sarko voudrait-il flinguer France Télévisions ? ll n'a sans doute aucune idée de ce genre derrière la tête, mais en remontant le fil des événements, il est permis de s'interroger.

Vous pouvez lire l'avant-dernière version du rapport que Le Point a obtenue, en ligne ici. Sachant que seul le président de la république a entre ses mains le rapport faisant foi.

Le feuilleton sur l'avenir de la télévision publique est loin de s'achever, tout juste est-on en train de conclure la première saison. Ne manquez pas le prochain épisode.

 

(illus. montage impertinent de Rom)


Nouvelle grève de l'audiovisuel public

Posté par Rom le 18.06.08 à 10:43 | tags : france télévisions, télé et politique

C'est la lutte finale (ou presque) ! Aujourd'hui à 14h00, les salairés de l'audiovisuel public seront en pleine manifestation entre Bastile et République. Rassurez-vous, cela ne met pas en danger la diffusion d'Hercule Poirot cet après-midi sur France 2. Pourquoi aujourd'hui ? Parce que c'est ce mercredi que la fameuse commission Copé doit rédiger ses conclusions (avant de les rendre la semaine prochaine au président de la République).

Et finalement, que sait-on ?

Que l'augmentation de la redevance n'est pas à l'ordre du jour pour Sarkozy alors qu'elle fait partie des préconisations de la commission. Qu'une indexation sur l'inflation serait toutefois à l'étude et que même le président pourrait l'accepter. Que d'ici septembre 2009 la publicité sera supprimée après 20 h sur les chaînes publiques et que la disparition sera définitive en 2012.

Que plutôt que de trouver de l'argent, Copé et sa commission ont pensé à réduire les dépenses (vaste débat qui date... mon Dieu ! des années soixante...), notamment en réduisant le nombre d'antennes locales de France 3 de treize à sept. Que les revenus publicitaires de France Télévisions ont chuté de 21% depuis janvier. Mais que Christine Albanel a promis qu'il n'y aurait aucune suppression d'emploi chez FTP (France Télévisions Publicité).

Que Copé pense taxer les fournisseurs d'accès à internet et les chaînes privées. Et que Bertrand Méheut, PDG de Canal+, considère que les télés privées n'ont pas à financer le service public.

Dans une interview donnée au Figaro, ce dernier calcule que "la suppression de la publicité sur les chaînes publiques après 20 heures entraînera un manque à gagner de seulement 100 millions d'euros pour l'année 2009, puis de 250 millions en année pleine à partir de 2010". Il précise sa pensée : "chaque année, France Télévisions dépense 2,7 milliards d'euros ; ce groupe a donc une marge de manœuvre suffisante pour trouver l'essentiel des 100 ou 250 millions en faisant des économies".

Mais pour Bruno Beliat, directeur des études et de la communication à FTP, c'est 800 millions par an que la société apporte au budget de France Télévisions.

De son côté, l'intersyndicale de l'audiovisuel public dénonce la commission Copé. il s'agit, pour elle, d'"une opération de camouflage du démantèlement de l'audiovisuel public au profit du secteur privé". Son communiqué continue : "dans un premier temps, le statut de chaîne nationale de France 3 est sacrifié, en attendant le démantèlement de l'ensemble de l'audiovisuel public".

Cette grève fait suite au précédent mouvement du 13 février qui avait été le plus suivi depuis les grèves provoquées par l'éclatement de l'ORTF en 1974.

Sources : Libération, Le Figaro, AFP.


Des chiffres et des chiffres

Posté par Van le 17.06.08 à 11:50 | tags : france télévisions, chiffre
Des chiffres indépendants mais cohérents :

- 55% des Français désapprouvent l'éviction de Patrick Poivre d'Arvor du 20h de TF1 (Ifop/JDD)
- 27,7% des téléspectateurs ont regardé le 20h de Laurent Delahousse dimanche soir sur France 2.

Des chiffres liés mais incohérents :

- 56% des Français se déclarent pessimistes quant à l'avenir de la télé publique (CSA/Le Parisien)
- 66% des mêmes Français font confiance à la direction de France Télévisions pour assurer son avenir

Cette incohérence dans le jugement de nos compatriote ne cacherait-elle pas simplement un désintérêt certain pour l'avenir de l'audiovisuel public ? Si l'on en croit le nombre de vos commentaires sur les billets concernant France Télévisions, ça ne passionne pas les foules.

Un chiffre ambitieux :
- 10 : c'est le nombre de propositions de nos confrères de Télérama pour l'avenir de l'audiovisuel public. Eux prennent la question si au sérieux qu'ils suggèrent carrément, et c'est la 1ere de leurs propositions, d'inscrire la télé et la radio publiques dans le préambule de la Constitution. Le reste des propositions ici.

Qu'en pensez-vous (si seulement vous avez un avis) ?

 


Bonnet blanc, blanc bonnet

Posté par Van le 11.06.08 à 19:07 | tags : france 3, france télévisions
Et le feuilleton continue du côté de la Commission Copé, qui rendait compte aujourd'hui de ses réflexions sur la réorganisation des structures de France Télévisions, et notamment de France 3.

La proposition majeure : "renforcer l'identité régionale de France 3 par un renversement complet de son mode de fonctionnement. Au lieu d'une chaîne nationale et de décrochages régionaux, on propose un réseau de chaînes régionales et un décrochage nationale".

Waouh. Ca dépote à la commission, qui propose accessoirement de réduire le nombre d'entités régionales de la chaîne, de moitié.


Monsieur Copé et la lisibilité

Posté par Van le 04.06.08 à 17:24 | tags : télé et politique, france télévisions

"Le message de leur départ sera tout à fait illisible. (...) Je ne sais pas qui va comprendre qu'ils soient absents".

La citation du jour, par Jean-François Copé, président de la moribonde commission du même nom sur l'avenir de l'audiovisuel public. Cette déclaration (qui date d'hier en réalité) fait suite au départ effectif - annoncé la semaine dernière - des six parlementaires PS et PC de la commission. Ceux-ci ont claqué la porte d'un groupe de travail qui, selon le député PS Michel Françaix "pourra faire les plus belles recommandations du monde, mais les arbitrages sont déjà rendus". En effet, lorsque Nicolas Sarkozy a définitivement exclu une augmentation de la redevance alors qu'elle faisait partie des pistes les plus sérieuses de la commission, la messe était dite.

Si monsieur Copé a sans aucun doute bien des soucis à se faire, entre poursuivre le travail qui lui a été confié par the boss, parvenir à une solution à laquelle plus grand monde ne croit encore, et ne pas passer pour un idiot en raison des interventions mal venues du même boss, il peut se rassurer sur les problèmes de lisibilité de la décision des membres sortant de sa commission. On a bien compris, merci.

(source Le Figaro et Satellifax)


Le Bingo des chaînes privées s'appelle Sarkozy

Posté par Rom le 02.06.08 à 17:10 | tags : télé et politique, france télévisions
On n'en finit plus de parler de la suppression de la publicité à France Télévisions. Savoir qui cela intéresse est une question subalterne qui ne passionne personne. Pourtant, Les Inrocks rappelait il y a quelques semaines un sondage où l'on découvrait que seule une personne sur trois avait conscience du statut de chaîne privée de TF1.

Dans ce paysage audiovisuel en déconfiture, nous avons donc d'un côté un service public en pleine asphyxie (productions reportées, signature de contrat pour la rentrée retardées, films annulés) et, de l'autre, des grandes chaînes privées en mal de résultats (comme TF1 dont le dernier bilan n'a pas été à la hauteur des attentes de ses actionnaires). Comment concilier la disparition de la télévision publique en faisant un cadeau à ses meilleurs amis (Bouygues, Bolloré) tout en dégommant sur orbite un porte-parole chiraquien (Jean-François Copé) et en s'arrangeant pour que l'on croit que l'Etat œuvre positivement afin de proposer des chaînes publiques de meilleure qualité sans coupure publicitaire ? En s'appelant Nicolas Sarkozy.

Sur France Inter, ce matin, Jean-François Copé expliquait qu'il était nécessaire d'autoriser une deuxième coupure publicitaire pour les chaînes privées puisqu'il fallait bien que les recettes publicitaires dont ne pourrait pas bénéficier France Télévisions soient reportées « mécaniquement » à TF1 et M6. Dans un entretien à Europe 1, repris par le site du Nouvel Observateur, il déclarait - sans la moindre trace d'humour - « [qu']il n'est pas question que les télévisions privées soient appauvries, si on n'augmente pas les espaces publicitaires pour accueillir la publicité supprimée ». On aimerait bien demander à Jean-François Copé en quoi l'argent « interdit » de la publicité qui va manquer à France Télévisions pourrait provoquer de quelque manière que ce soit un « appauvrissement des chaînes privées » ? Comme le dit mon grand-père : « on marche sur la tête, là ».

« Bah oui, mais cette seconde coupure publicitaire, c'est pas pour faire des cadeaux, c'est pour se mettre en conformité avec une directive européenne de 2007 » expliquent avec une certaine ambiguïté nos dirigeants. « Vous comprenez bien : on est pieds et poings liés avec l'Europe. Rhalala, c'est pas qu'on voudrait pas, mais faut bien qu'on soit réglo avec Bruxelles ». On n'avait pas vu un gouvernement français aussi volontaire à l'idée de se soumettre à une décision européenne depuis bien longtemps.

En attendant de voir la déconfiture de l'audiovisuel public français se mettre en place, il est encore possible de manifester son soutien à France Télévisions, notamment ce soir en répondant à l'Appel du 2 juin. Une rencontre est prévue à 20h00 au Théâtre des Folies Bergère (32, rue Richer dans le neuvième arrondissement de Paris) où il sera possible de rencontrer comédiens, chanteurs, danseurs musiciens metteurs en scène, scénaristes, etc. de l'audiovisuel public soucieux de la pérennité de leur emploi ainsi que de la qualité des émissions payées par la redevance.


La commission Copé, RIP

Posté par Van le 29.05.08 à 13:03 | tags : france télévisions, télé et politique

Ci-gît la commission pour l'avenir de la télévision publique, communément appelée commission Copé. Quatre membre (socialistes) de ce groupe de travail rassemblant des parlementaires et des professionnels des médias, qui planche depuis plusieurs semaines sur l'avenir de l'audiovisuel public sans publicité ont annoncé leur intention de claquer la porte à l'issue de la prochaine réunion le 4 juin. Ils pourraient changer d'avis d'ici là mais, globalement, le mal est fait.
En cause, l'annonce de Nicolas 1er mardi sur RTL de n'augmenter en aucun cas la redevance, piste pourtant largement envisagée par la commission qu'il a lui-même installée et chargée de travailler sérieusement sur le sujet.
L'augmentation de la redevance était une des trois pistes de financement envisagées, celle qui faisait quasiment l'unanimité (à part Copé qui trouve la solution injuste). Les autres pistes consistent à taxer les revenus des chaînes privées, des opérateurs téléphonie et internet, ou l'électronique grand public. Toutes solutions bien plus populaires en France mais qui risquent fort d'être écartées par la Commission européenne pour des raisons de règles de la concurrence.

Sarko voudrait flinguer l'audiovisuel public - sans éclaboussure sur sa popularité - qu'il ne s'y prendrait pas autrement.
D'ailleurs, preuve qu'il garde les yeux rivés sur des problématiques de popularité, le Canard enchaîné révèle aujourd'hui qu'un amendement à la loi de modernisation de l'économie rédigé par la ministre de la Culture visant à autoriser une deuxième coupure pub dans les "oeuvres audiovisuels" sur les chaînes privées - dit "amendement Bouygues" - a été bloqué par Matignon. En pleine suppression de la pub sur les chaînes publiques, autoriser plus de pub aux chaînes privées eut été un tantinet indécent.

Allez, encore un petit mois avant la remise du rapport de la commission agonisante, souhaitons bien du courage à ses membres restants.

 

 


Pourquoi le service public est devenu si sexy ?

Posté par Van le 27.05.08 à 15:18 | tags : transfert, france télévisions

Depuis quelques mois déjà, on entend des bruits de négociation entre France 2 et Jean-Marc Morandini. L'ancien tricard du Paf, revenu en force à la faveur de la TNT et du web, pourrait bien animer une émission sur les médias, à la place de Paul Amar, et débarquer alors sur France 5. Morandini sur France 5 oui, vous avez bien lu.

Comme vous lisiez bien hier Julien Courbet sur France 2.

Et comme vous lisez également que Jean-Luc Reichmann - pas n'importe qui Jean-Luc, il est tout de même l'animateur préféré des Français - pourrait également revenir sur le service public dans la case de 18h avant Courbet.

Etrange phénomène que celui qu'on observe ces jours-ci, où tous les poids lourds du privé s'en vont vers le public, au moment où l'avenir de celui-ci est plus incertain que jamais, où il y a, à moyen terme, peu de fric à se faire, où les problèmatiques d'audience devraient être tout autres avec la fin de la pub, où enfin, le service public pourrait se permettre de se différencier franchement des chaînes privées. Mais au lieu d'aller vers le "mieux-disant culturel", France 2 mijote les bons ingrédients du degré zéro culturel

On fait de France 2 un clone des chaînes privées, on lui enlève ses revenus, et on la vend à un ami dans 4 ans d'après le constat qu'on n'a plus besoin d'une telle chaîne dans le giron public ? Ce scénario devient probable. Nous y reviendrons.


Julien Courbet passe sur le service public

Posté par Van le 26.05.08 à 10:57 | tags : tf1, france télévisions, france 2

Au beau milieu d'une grande réflexion sur le service public, son financement, son rôle, ses missions, un symbole absolu de la télévision privée passe sur une chaîne publique.

Julien Courbet quitte TF1 pour France 2.

Il y a de quoi être sidéré. Une des figures les plus emblématiques de la chaîne du BTP, un de ses plus mauvais visages va donc officier sur le service public. Eh là, prenons un instant pour dire que désormais, nous retournons notre veste et sommes contre toute augmentation de la redevance. Plutôt jeter la télé que de subventionner Julien Courbet.

Il débarque dans la case d'access prime-time, à 19h, en lieu et place de Laurent Ruquier. France 2 a de quoi se réjouir : Sans aucun doute, l'émission phare de "défense du consommateur" de TF1, réalisait en moyenne 30% de parts d'audience. L'autre bonne nouvelle pour la chaîne publique, qui a dû peser lourd dans la balance, c'est que l'émission de Courbet reviendrait 30% moins cher que celle de Ruquier (source 20 minutes). A ce stade, nous comprenons comment nous en sommes arrivés là : Nicolas Sarkozy a annoncé la fin de la pub sur le service public, chaînes et annonceurs ont paniqué, il y aura moins d'argent et nous récupérons donc au rabais des Julien Courbet. La fin de la pub sur le service public commence de plus en plus à ressembler à la fin du service public...


Quelle télé publique voulons-nous ?

Posté par Van le 16.04.08 à 12:44 | tags : france télévisions, télé et politique

Jean-François Copé devait remettre aujourd'hui à Nicolas Sarkozy un "rapport d'étape", qui fait le point sur les pistes envisagées par sa commission pour l'avenir de la télé publique sans publicité, avant la remise d'un rapport final le 25 juin prochain.

Nous en avons déjà pas mal parlé, souvent avec ironie, mais la chose est sérieuse et amène à s'interroger réellement sur cette question : qu'attendons-nous de la télévision publique ? 

Qu'elle continue de tenter de résoudre l'impossible équation concurrencer TF1 avec moins de moyen et des "programmes de qualité" (du moins pour le cas France 2), qu'elle se concentre sur l'aspect "programme de qualité" à l'image de la très louable Arte, renonçant à toute ambition réellement populaire ? Qu'elle se donne les moyens de produire de manière indépendante et sans les contraintes des chaînes privées des programmes originaux, intelligents, qui fidélisent un large public ? Avec l'exemple de la BBC en ligne de mire, c'est-à-dire une télé sans pub, financée essentiellement par la redevance mais aussi par la commercialisation des DVD ou la vente des droits de ses programmes - le plus souvent fabriqués maison.

Pour ça, il faut des moyens, et la commission Copé est loin de les avoir trouvés. Tous les membres de cette commission ont dû discuter de la solution la plus évidente et la moins populaire : augmenter la redevance. Sauf son président qui a le soucis de respecter les engagements de campagne du candidat Sarkozy et de préserver l'aspect politique de la question. Car personne n'est pour payer plus cher pour la télévision publique.
Et là je m'interroge : est-ce une question de principe ? - c'est toujours pénible de payer plus. Ou bien est-il possible que personne ne veuille payer plus pour la télévision publique que nous avons déjà ? Auquel cas avec un vrai projet, serions-nous prêts à donner, de notre poche, les moyens à l'audiovisuel public de nous satisfaire ?

Ceci n'est pas une question rhétorique, vous pouvez y répondre ici ou sur le forum télé publique


Le SAV de la réforme de l'audiovisuel

Posté par Van le 09.04.08 à 18:28 | tags : france télévisions, pub, télé et politique

C'est bien beau de lancer des grands projets de réforme, encore faut-il les assumer.

La commission Copé annonce aujourd'hui un calendrier de suppression de la pub sur France Télévisions "par étape". Des étapes qui suivraient le calendrier du passage au tout numérique. On supprimerait d'abord la pub à partir de 19h ou 20h (ou 21h) courant 2009, pour une suppression totale en 2011.
Christine Albanel, ministre de la culture et de la communication et donc en charge du dossier à l'insu de son plein gré, évoquait déjà cette orientation au Mip de Cannes en début de semaine, mais dans son esprit la réforme semblait s'arrêter là, c'est-à-dire à une demi-mesure et non une suppression totale.
Qui aura le dernier mot Jean-Pierre ?

Pour l'instant, on n'a parlé gros sous que pour compenser les pertes déjà (pré)visibles de recettes publicitaires pour le groupe public, l'annonce du président en début d'année ayant pas mal refroidi des annonceurs toujours frileux. 150 millions d'euros. Mais cette somme serait versée sous la forme d'une dotation en capital, et ne viendrait pas grossir le chiffre d'affaires de France Télévisions. Et, comme l'explique Libé beaucoup mieux que moi, c'est en fonction du chiffre d'affaires du groupe que sont fixées ses obligations de production, qui baisseront donc malgré tout. Le problème des producteurs (qui auront moins d'argent pour moins de programme), et donc en fin de compte des téléspectateurs, reste entier.

Enfin, tous les secteurs évoqués pour mettre la main à la pâte et compenser les pertes de revenus publicitaires (opérateurs câble et télécom, chaînes privées) ont tous crié au scandale. Sans blague. L'augmentation de la redevance est extrêmement impopulaire. Evidemment. La quadrature du cercle somme toute.

Pas évident à assurer comme service après-vente. Et là on sentirait bien une blague sur les vendeurs de chez Darty mais, par respect pour eux, nous nous abstiendrons.


Ma télé publique : partageons nos idées, mais pas trop

Posté par Van le 03.04.08 à 12:02 | tags : france télévisions, pub, télé et politique

"Et si on partageait nos idées ?"

Ainsi Jean-François Copé nous invite, sur son blog hébergé sur le nouveau site matelepublique.fr (un beau site, au graphisme tout ce qu'il y a de plus moderne...), à participer au débat qui s'est ouvert en début d'année lorsque Nicolas Sarkozy a lâché sa bombe.

Plus de pub du tout ? d'un coup ? en plusieurs étapes ? seulement après 20h ? 21h ? La décision qui émergera de ce processus de réflexion engagé depuis un mois pourrait bien être beaucoup moins spectaculaire que l'annonce de monsieur le président. Selon Le Figaro (ici), la suppression des seuls écrans entre 18h et 21h (c'est-à-dire les plus rentables et les plus visibles) serait acquise. Pourtant, Copé dément fermement. So what ? Selon Libé (), un genre de commission parallèle serait à l'oeuvre et prendrait les vrais décisions : le "Club parlementaire sur l'avenir de l'audiovisuel", animé par Frédéric Lefebvre, député UMP proche de Sarko, partagerait un peu trop ses idées. Il a lancé des ateliers afin d'"enrichir les travaux de la commission de Copé". En réalité, il semblerait que l'article du Figaro, très sûr de lui, émane de ce club parlementaire vaguement officieux pendant que la commission officielle et le ministère de la Culture démentent.

L'avenir de l'audiovisuel est entre de bonnes mains.


Mais au fait, c'est quoi l'audiovisuel public ?

Posté par Van le 17.03.08 à 12:18 | tags : france télévisions, pub

Alors que les travaux de la commission sur l'avenir de France Télévisions battent leur plein, qu'un site sera mis en ligne début avril pour permettre aux Français de participer au débat, et que le monde de l'audiovisuel ne sait toujours pas quoi penser de la question de la fin de la pub sur France Télévisions, un sondage commandé par CB News et paru ce matin tendrait à recadrer le débat.

Selon cette étude portant sur l'image des chaînes publiques et privées hertziennes auprès des Français, il apparaît qu'un tiers de nos compatriotes pensent que TF1 et M6 sont des chaînes de service public. 

Qu'est-ce que l'audiovisuel public ? Il aurait peut-être fallu commencer par là.  


Qui a besoin de pub avec de si belles intentions ?

Posté par Van le 13.03.08 à 11:49 | tags : télé et politique, france télévisions, pub

Le personnel de France Télévisions peu reprendre le travail et dormir tranquille : l'avenir du groupe public est assuré et possède d'ailleurs un nom : Jean-François Copé.

Hier, la commission sur l'avenir de France Télévisions se réunissait pour la deuxième fois et faisait pour l'occasion un point presse qui a laissé certains journalistes cois. Le but principal de cette réunion était l'installation de quatre sous-commissions comme autant de pistes à explorer consciencieusement avant de se lancer. Chi va piano va sano.

Quelques jours après la révélation de l'existence d'un "livre blanc" rédigé par TF1 et envoyé au président de la république, dans lequel il était principalement question de demander la suppression de la pub sur France Télévisions, Copé et ses amis allaient forcément devoir rassurer sur les intentions présidentielles (et surtout leurs origines) et sur la liberté de cette commission. C'est chose faite.
La commission "travaillera dans un esprit de totale indépendance vis-à-vis de je ne sais quelle pression" à la rédaction d'"un rapport audacieux, créatif, et en même temps responsable". Et puis ? Et puis globalement c'était tout.


Le printemps de la télé publique

Posté par Van le 28.02.08 à 11:46 | tags : télé et politique, france télévisions

La phrase (lyrique) du jour, prononcée par Jean-François Copé, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale et président de la commission sur l'avenir de l'audiovisuel public, au journal 20 minutes : "notre échéance a été fixée au 31 mai. Ce sera le printemps de la télé publique, belle métaphore en ces temps d'anniversaire de mai 1968".

Le président du groupe UMP et président de cette commission aime bien son nouveau boulot et en est très fier. A tel point qu'il ne veut pas d'autre président dans sa commission. A la question pourquoi pas Patrick de Carolis (président de France Télévisions, directement concerné) dans ce groupe de réflexion, il répond "il n'y a qu'un seul président dans cette commission, celui du groupe UMP à l'Assemblée". Soit lui-même bien sûr.
Et le président de la république, il ne gêne pas un peu aussi ?


La télé publique américaine sur la sellette (elle aussi)

Posté par Rom le 19.02.08 à 18:03 | tags : france 2, france 3, france télévisions, international

À croire que tous les dirigeants s'interrogent sur ce qu'il faut faire des chaînes publiques ! Aujourd'hui, le New York Times pose ainsi la question de l'avenir de PBS, la chaîne financée par le gouvernement des Etats-Unis.

Chaque année depuis huit ans, l'administration Bush tente de sucrer le budget pour la diffusion publique (radio et télévision). Irrémédiablement, des voix d'auditeurs et de téléspectateurs s'élèvent pour forcer le Congrès à restaurer le budget.

Mais la part des téléspectateurs de PBS, la chaîne télé, se réduit encore plus rapidement que celle des chaînes commerciales, explique le New York Times, et trouver des gens concernés et mobilisés par l'avenir de la Public Broadcasting Service devient difficile. En contrepartie, l'audience de la radio publique (NPR) a explosé : 30 millions d'auditeurs aujourd'hui, alors qu'ils n'étaient que 2 millions en 1980.

Concernant la télévision, le New York Times note l'effet pervers qu'a eu l'arrivée des chaînes du câble. Tant que les trois réseaux privés (ABC, CBS et NBC) et la chaîne publique se partageaient les ondes, PBS pouvait miser sur une programmation distincte de la concurrence, avec, par exemple, des documentaires pointus achetés à la BBC ou des fresques historiques produites en externe (PBS n'a pas de système de production centralisé, elle se compose de stations indépendantes qui fabriquent leurs programmes et les proposent à PBS qui les redistribue et en conserve les droits). Aujourd'hui, ces émissions sont achetées bien trop chères par des chaînes câblées (comme Discovery Channel) pour que PBS puisse rivaliser.

Alors PBS a reluqué du côté des annonceurs, augmentant leur temps d'antenne pour les faire payer un peu plus, et ainsi augmenter artificellement son budget... budget qu'elle s'est empressée d'investir pour faire produire de pâles imitations de shows populaires des autres chaînes.

Le cas français

En France, le câble n'a pas détruit les chaînes publiques, mais la suppression de la publicité sur France 2 et France 3 risque bien d'avoir leur peau. L'annonce surprise du président Nicolas Sarkozy indiquait clairement l'absence de concertation entre les différents protagonistes. Pour preuve, ce n'est qu'aujourd'hui - près d'un mois après ce coup de semonce - qu'une commission vient d'être créée et qui aura pour objectif de définir "la nouvelle identité [du] service public audiovisuel [ainsi que] les modalités de financement du nouveau modèle économique". Et c'est Jean-François Copé qui est désigné pour présider cette commission, même s'il est vrai que son parcours et ses connaissances dans le paysage audiovisuel français s'approchent à peu près du néant.

Trouver le milliard d'euros pour compenser les recettes pub et produire les émissions qui remplaceront les trois heures quotidiennes de publicité de France 2 (sans compter les futurs investissements pour la diffusion en haute-définition, domaine dans lequel la France brille par son retard), voilà tout le problème. Et les idées proposées jusqu'à présent (taxer les revenus des chaînes privées et / ou des opérateurs internet) ne semblent guère convaincre.

Et puis, il y a l'envie qui démange depuis plusieurs mois l'actuel président de France Télévisions d'augmenter la redevance. L'argument massue est toujours le même : elle est l'une des plus faibles d'Europe, alors pourquoi ne pas l'aligner sur les autres pays de l'Union ? Mais bien sûr ! Et si l'harmonisation est faite pour la redevance télé, pourquoi ne pas aligner le prix de la viande et des légumes ? Pourquoi ne pas aligner nos salaires sur ceux de la Grande-Bretagne, par exemple ?

Vu le résultat des précédentes commissions du gouvernement (citons la déjà célèbre Mission Olivennes contre le téléchargement illégal qui devrait déboucher sur ce qui a déjà pris le nom de : "loi Fnac" et l'extraordinaire Rapport Attali qui préconise d'augmenter les franchises de salons de coiffures pour relancer l'économie), on peut déjà douter de la pertinence du rapport qui en sortira.


Le (bon) plan de TF1 pour (anéantir) France Télévisions

Posté par Van le 07.02.08 à 14:55 | tags : france télévisions, télé et politique, tf1

Selon L'Express de cette semaine, la chaîne de Bouygues aurait un plan infaillible pour France Télévisions. C'est-à-dire pour se débarrasser définitivement de France Télévisions. Les dirigeants de TF1 l'ont transmise à l'Elysée sous forme de "note de recommandation en quatre points" - attention ce n'est pas une blague :

1) Plafonner à 500 millions d'euros (au lieu de 800 millions) l'enveloppe destinée à compenser la suppression de la pub sur les chaînes publiques.
2) Instaurer des quotas d'émissions négatifs pour les séries américaines (c'est-à-dire, on imagine, en restreindre la diffusion).
3) Fixer un seuil financier au-delà duquel France Télévisions ne pourrait pas enchérir pour l'obtention des droits sportifs.
4) Desserrer l'étau de la pub sur TF1, en permettant à la chaîne de passer de six à neuf minutes d'écrans par heure.

Tout ça en toute bonne foi et sans arrière-pensée, bien sûr. C'est beau l'altruisme.


Une télé sans pub : France 3 fait l'inventaire

Posté par Van le 29.01.08 à 11:40 | tags : france 3, pub, france télévisions

Depuis hier soir et jusqu'à la fin de la semaine, France 3 revient dans son 19/20 sur la suppression de la pub sur France Télévisions.

Alors que des rumeurs parlent carrément de vente des décrochages régionaux de France 3 à la presse régionale, la chaîne publique mène l'enquête dans une série en quatre volets intitulée "France Télévisions : quel avenir sans la pub ?". Le premier volet diffusé hier soir montrait les réactions des personnels du groupe globalement empreintes d'inquiétude.

A voir ce soir : "Comment rester compétitif sans la pub ?". Comment produire des oeuvres de qualité sans les financements de la pub, comment rester dans la course et avec quels moyens... ?
Mercredi : "Qu'en pensent les professionnels ?" Qui va profiter des espaces publicitaires dégagés, comment l'Etat va taxer cette manne ?
Jeudi : "La BBC, un modèle mondial ?". Un service public sans équivalent dans le monde, qui fonctionne sans publicité. Mais le modèle a ses failles et ne va pas sans polémique autour de la qualité des programmes et des licenciements massifs.

Bref, à coups d'enquêtes et d'arguments sérieux, France 3 fait plus ou moins subtilement passer le message que la fin de la pub sur France Télévisions, c'est mal.

 


Plus de pub sur France Télévisions ?

Posté par Van le 08.01.08 à 16:41 | tags : pub, france télévisions

Imaginez un peu, un monde sans coupure pub, un monde où l'on ne serait plus obligé de zapper, ou de s'arracher les cheveux à voir pour la 15e fois en deux heures des types chanter un hymne aux assurances ou avoir un orgasme en se lavant les cheveux, un monde où l'on se ferait pipi dessus car il n'y aurait plus jamais de temps mort.

The futur is now et ce monde est à portée de main les amis, comme le président à commencé à le dépeindre ce matin lors de sa conférence de presse géante. Ce monde, ce pourrait bien être l'audiovisuel public dans quelques temps. Sarko a en effet annoncé le lancement d'une réflexion sur la suppression totale de la publicité sur les chaînes de la télévision publique. Le manque à gagner étant compensé par des taxes, notamment sur les revenus publicitaires supplémentaires que les chaînes privées ne manqueront pas de réaliser.

Il faut avouer que c'est une bonne idée. Qui profitera aux chaînes publiques et aux chaînes privées, pour qui les parts du gâteau pub ne feront qu'augmenter. Tout le monde est content somme toute, à part peut-être les salariés de la régie publicitaire de France Télévisions, mais on ne va pas jouer les rabats-joie.

 




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. Tvnews (FR)
. La tête dans le poste (FR)
. Le Blog médias (FR)
. Big Bang blog (FR)
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