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Tout ce qu'il faut savoir sur la chaîne américaine la plus prolifique en séries cultes.
En analyse (In Treatment) en DVD
En analyse repose sur un principe très ambitieux : tourné en huis clos, chaque épisode met face à face le psy et un de ses patients, et tout se joue dans l'échange entre les deux. Autant dire que les acteurs et les dialogues ont intérêt à être bons. Et c'est le cas, tout particulièrement de Gabriel Byrne qui a trouvé là une belle manière de se recycler. Autre originalité, la construction et le rythme de diffusion : chaque épisode se concentre donc sur un patient, qui vient un jour de la semaine en particulier, et revient chaque semaine le même jour. Laura le lundi, Alex le mardi etc... jusqu'au vendredi, où là c'est au tour du psy d'aller consulter. La série n'échappe pas aux clichés, les patients présentant chacun des personnalités un peu stéréotypées, pour les besoins de la fiction. Les cas plus ordinaires qui peuplent les divans des psys sont évidemment moins passionnants à mettre en scène. Mais, si elle est moins addictive que certaines séries reposant sur l'action, la surenchère d'intrigues et de cliffhangers, on reste franchement curieux de voir comment et jusqu'où En analyse peut évoluer. La première partie de la saison 1 est déjà disponible en DVD. La seconde sort le 14 octobre.
Matt Damon craque dans EntourageDe tous les bons coups au cinéma, Matt Damon est également très présent à la télé, où il fait preuve d'une autodérision et d'un sens de l'humour jouissifs. Entre deux émissions de Jimmy Kimmel, l'acteur sévit également dans Entourage. Le voici dans le dernier épisode de la saison 6, diffusé mardi aux Etats-Unis : Une précédente apparitions :
I love Matt Damon. Sur le Web, HBO invente de multiples réalités
Ainsi, au départ, nous sommes dans une galerie d'art. Un garçon avec un chapeau, un hémiplégique, un collectionneur, une serveuse, un gardien qui se retourne. À vous de choisir ce que vous voulez voir. D'un coup le collectionneur prend un tableau et agresse le gardien. De l'autre côté, un banquier se fait enlever. La séquence s'arrête, on clique sur une autre histoire : un journal prévient que le directeur de Yamamoto Bank s'est fait capturer avant qu'une explosion ne survienne. On clique encore ailleurs : une maman charge des nounours de billets de banque. Ce maillage assez incroyable se complexifie grâce aux "séquences cubiques" qui montrent la même scène mais sous quatre points de vue différents. On se laisse guider deux par deux (si on est fort en anglais) ou en les regarde une à la fois. Par exemple : ce monsieur qui rentre chez lui en avance alors que sa femme le trompe. La bonne lui vient en aide pour qu'elle ne se fasse pas choper. L'ensemble est une réussite extrêmement intrigante. Un puzzle à regarder plusieurs fois pour bien comprendre toute son architecture et apprécier chaque montage, ainsi que la réalisation très léchée pour une série web. Notez que la navigation pourrait être perfectible (notamment sur les ordinateurs un peu vieillot). Le site : HBO Imagine. Bored to Death : le premier épisode en ligne![]() Bored to Death, une des nouvelles séries de HBO, doit démarrer ce dimanche 20 septembre sur la chaîne câblée américaine. Mais, une fois n'est pas coutume, le premier épisode est visible en ligne, gratuitement, et même de France.
Comédie noire teintée d'ambiance à la Raymond Chandler, Bored to Death met en scène un écrivain new-yorkais paumé, que sa copine - ainsi que son inspiration - a quitté, et qui décide de vendre ses services en tant que détective privé pour s'occuper et mettre un peu d'action dans sa vie. Incarné par l'excellent Jason Schwartzman, ce personnage est un double fictionnel de Jonathan Ames, écrivain et créateur de la série. Fan de Raymond Chandler et de son héros mythique Philip Marlowe, le personnage de Bored to Death va tenter de se mesurer à ce modèle en prenant des risques - mais toujours avec un détachement un peu naïf que Schwartzman exprime à merveille. Le premier épisode, sans être fracassant, augure d'une série intelligente, soignée et bien écrite. Il est visible sur Amazon ou sur iTunes (en VO non sous-titré, du coup).
Tous les teasers des séries sur YouTubeToutes les chaînes de télé américaines - ou presque - proposent sur YouTube des preview de leurs séries de rentrée regroupées sur la chaîne Fall TV Preview.
On retrouve les programmes de Bravo, CW, ABC,A&E, FX, CBS, NBC et consorts. Dont la nouvelle saison d'Intervention (l'émission documentaire où des gens s'inquiètent de la santé d'un de leur famille), l'excellente preview de Dexter (ShowTime), le futur Jay Leno Show (NBC), House (FOX), Curb Your Enthusiasm (HBO), Gossip Girl (CW) et une tripotée d'autres. De quoi perdre votre journée au boulot sans aucun problème ! (Tristement, certaines d'entre elles ne fonctionnent pas en France pour des raisons de droits, mais on ne le sait pas d'avance). Curb Your Enthusiasm toujours pince sans rireGrâce à Woody Allen et son dernier film Whatever Works, le nom de Larry David a commencé à faire le tour de la planète. Pourtant le co-créateur et producteur de Seinfeld est aussi à l'origine d'une série pour HBO intitulée Curb Your Enthusiasm (en français : Larry et son Nombril ou Cache ta joie) qui a été diffusée un temps sur Jimmy. Comme Larry David est un sacré flemmard, il prend le même principe que pour Seinfeld : parler de lui. Ici, il joue son propre rôle : un scénariste millionnaire qui a fait fortune avec une sitcom (Seinfeld, bien sûr) et qui regarde le temps qui passe en se promettant de se lancer dans de nouveaux projets qu'il n'a aucune envie de concrétiser. Dans les faits, il est un gros maladroit, imbu de lui-même et surtout totalement et toujours désagréable. Une septième saison débutera le 20 septembre sur HBO, donc. Et qui sait, peut-être en France ? Neo-survivals en série : les losers attachantsDrôles, trash et hyper-réalistes. Les trailers de deux séries dramatiques du moment, qui, dans le contexte trouble actuel mettent en scène des héros dernière génération : Ray et Walt sont tous les deux des profs quadra qui mènent une existence morne et plutôt ratée, du genre de celle dont personne ne veut (mais vers laquelle tout le monde va). Ces losers érigés en héros des années 2000 n'en détiennent pas moins une botte secrète personnelle : du sexe pour l'un, de la drogue pour l'autre. Rock'n'roll dans un genre nouveau, Hung, promet quelques belles tranches tandis que Breaking Bad est résolument exceptionnelle.
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Hung Les quatre premiers épisodes, format 28 minutes (le pilote est plus long), ont déjà fait un carton sur HBO, aux Etat-Unis. Hung suit les tribulations d'un prof de sport arrivé à la quarantaine. Autrefois bel homme et athlète brillant, Ray (Thomas Jane) semblait destiné à un avenir prometteur. C'est à l'âge où tout devrait lui sourire qu'il subit pourtant les revers d'une vie banale, qui s'acharne quand même particulièrement sur notre héros : échec professionnel, divorce, incendie, etc. Lorsque sa femme le quitte commence pour lui une série de mésaventures. Ray est certes devenu un loser, mais un loser avec grosse bite. Et pour s'en sortir, notre héros va vendre ses atouts. Voir notre article sur la série.
Breaking Bad BB, épopée infernale format moyen-métrage (50 mn), nous plonge dans le gouffre d'une vie banale qui va s'accélérer vitesse V et prendre des allures de grand-huit. Une série à l'image d'une société toujours plus speed ; shootée sur une toile de fond d'un réalisme brutal. On connaît l'ampleur du cancer du poumon. Peut-être un peu moins celle de la crystal-meth, forme la plus pure des méthamphétamines, qui fait aussi des ravages aux Etats-Unis. Si facile à produire que des mères (là c'est un père) de famille s'y essaient. L'immédiateté des allusions à l'actualité politique américaine participe également à cette implantation réaliste de la série. Plus de mèche gominée ou de visage terra-coté pour Cranston, qui cette fois arbore une mine patibulaire, manifeste du poids morose des années et de la maladie, le tout rendu par des caméras claustrophobiques et fixes. Oppressant. Le tournage de la troisième saison débutera en août au Mexique et devrait accueillir Philip Seymour Hoffman, oscarisé en 2005 pour son rôle de Truman Capote, Alec Bladwin (30 Rock), Terrence Howard (Iron Man) et George Lopez (Le Chihuahua de Beverly Hills). En lice pour les Emmy Awards, la série courra pour le prix de la meilleure série dramatique et sera diffusée en France à la rentrée, sur Arte.
Nurse Jackie : madame Soprano à l'hôpital
Comment Michael C. Hall s'en est tiré ? En prenant le contre-pied total avec la série Dexter (sur Showtime) où il interprète un serial-killer froid et calculateur, sans émotion et amour. Edie Falco, alias Carmela Soprano, s'est coupée les cheveux pour devenir Nurse Jackie (Showtime), une série créée par Liz Brixius, Linda Walem (That '70s Show) et Evan Dunsky (CSI), surprise du mois pour la chaîne câblée américaine. L'actrice y interprète Jackie Peyton, une infirmière (jusqu'ici pas de surprise) qui travaille dans un hôpital de New York aux urgences. Seulement Jackie n'est pas tout à fait comme les autres nurses. Si elle prend à cœur de soigner ses patients, elle navigue à vue autour de ses collègues et de sa vie tout en se droguant régulièrement aux analgésiques pour calmer un vieux mal de dos... médicaments qu'elle obtient de son amant, Eddie, pharmacien de l'établissement. Un air de Dr House ? Légèrement. Jackie est tout de même moins sèche et misanthrope que le médecin favori de la télévision, mais elle s'en inspire. Les premiers épisodes fraîchement diffusés laissent entrevoir des tranches de vie qui tourne autour de son collègue homo, deux enfants, un mari, un amant, une chef acariâtre, un jeune docteur imbu de lui-même et une amie médecin britannique. Là où la série compte aller ? C'est à peu près aussi flou que l'existence de son héroïne. Cependant, l'excellent succès du premier épisode (plus d'un million de téléspectateurs) qui mélange avec habileté drame et humour a convaincu la chaîne de signer d'ores-et-déjà une seconde saison. Décidément, les ex-stars de HBO font les beaux jours de Showtime ! Le site de la série est par ici. Fringe chez TF1, Rome à M6(Initialement, je voulais causer ici de l'Eurovision, mais ça a déjà été fait sur le blog musique par Myosotis - et comme je suis un gland j'avais rédigé plusieurs paragraphes de l'article avant de m'en rendre compte...)
Donc, voici les deux informations sympathiques pour les amateurs de séries mais qui ont la bienséance de ne pas télécharger ou de payer pour avoir Canal+. La première, c'est que TF1 officialise la date de diffusion de Fringe. La série commencera (dans l'ordre ou dans le désordre ?) à compter du mercredi 3 juin, 20h45. Créée par JJ Abrams, Fringe a été reconduite au début du mois par la Fox. Série de science-fiction, elle suit les aventures d'agents du FBI (Olivia Dunham, Walter Bishop et Peter Bishop) qui tentent de percer les mystères de la science "déviante", c'est-à-dire loin des théories classiques comme le paranormal ou la téléportation. Second bonne nouvelle : Rome, la mini-série de HBO, vient de se trouver un nouvel atrium pour l'été sur M6. Diffusée en 2005 et 2007 sur la chaîne câblée américaine, les deux saisons qui constituent la mini-série avaient précédemment été proposées par Canal+. Les vingt-deux épisodes seront diffusés à partir du dimanche 31 mai sur M6... soit quatre ans après la première mise à l'antenne, et deux ans après l'édition complète en DVD, des délais que même les films de cinéma ne connaissent pas. Bob Dylan fait la promo de True Blood
Le lancement de la première saison l'année dernière avait été orchestré avec classe et originalité, à coup de fausse pub, de faux reportages et d'effets d'annonce très bien foutus, à tel point qu'on s'était demandé si la promo ne serait pas meilleure que la série. Les affiches étaient très belles, l'univers des vampires a toujours été glamour... tout partait tellement bien qu'une fois rentrés dans le vif du sujet, à la vue du pilote, on avait été sacrément déçus. Pour l'arrivée de la deuxième saison, on ne peut plus jouer sur le mystère et le vrai/faux, mais on garde définitivement le glamour. Comme en témoigne ce trailer en forme de clip, sur "Beyond Here Lies Nothing", le nouveau titre du tout nouvel album de Bob Dylan, Together Through Life. C'est beau :
Obama, un président cool qui aime les séries cool![]()
Le nouveau président américain et son équipe ressemblent décidément à des personnages qui seraient sortis d'une fiction pour prendre le pouvoir dans la réalité. Et qui embauchent d'ailleurs des personnages de fiction pour venir travailler avec euxi dans la réalité. Ils sont en tous cas en phase avec leur époque et le montrent. Peut-être même un peu trop : Entourage est une série de jeunes immatures qui ont fait de la glande un art, un mode de vie. Doit-on être inquiets ? Vous reprendrez bien un peu de True Blood ? La saison 2 en photosTout va de plus en plus en vite et True Blood, la série d'Alan Ball diffusée sur HBO en septembre dernier, revient dès le 14 juin pour une deuxième saison.
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David Chase revient sur HBO pour raconter Hollywood
On ne connaît pas le format ni le nombre d'épisodes prévus, mais on sait que David Chase écrit et réalisera au moins le pilote de ce nouveau projet, intitulé "The Ribbon of Dreams" - en référence à Orson Welles, qui aurait défini les films comme des "rubans de rêves"... L'histoire débutera en 1913, autour d'un duo improbable formé par un cowboy et un ingénrieur en mécanique qui s'associent et deviennent des pionniers du cinéma. Ils seront amenés à rencontrer par la suite quelques figures mythiques comme John Ford, John Wayne, Bette Davis ou Billy Wilder. La fin des Soprano montrait déjà l'intérêt de David Chase pour l'industrie hollywoodienne, à travers Christopher et son projet de slasher movie croisé avec le Parrain. On est impatient d'en savoir plus sur cette nouvelle série, émanant du créateur de ce que certains considèrent - à raison - comme la meilleure série de tous les temps. Les Soprano en 27 minutes d'insultesIl faut un certain talent pour parvenir à condenser les 6 saisons des Soprano en sept minutes dans un montage qui tenait sacrément la route. Mais il faut être doué et taré pour faire un montage de l'intégralité des Soprano en ne gardant que les injures. Un certain Victor Solomon a relevé le défi de voir et revoir la série de David Chase en n'écoutant et ne gardant que les insultes pour en faire un montage dans l'ordre chronologique. Quand ils sont noyés dans le flot des dialogues, les fuck, mother fucker et autres fucking shit sont déjà bien présents. Sur 86 épisodes d'environ 50 minutes, si on ne garde que les jurons et qu'on les met bout à bout, on obtient 27 minutes de ça :
(Via) Les Conchords reviennent pour une seconde saison C'est ce dimanche que Flight Of The Conchords revient à l'antenne de HBO pour sa seconde (et normalement dernière) saison. Bret McKenzie et Jemaine Clement, les deux auteurs, compositeurs et interprètes de la série ont raconté avoir eu des difficultés à achever l'écriture des nouveaux épisodes. Car si la première saison avait déjà été longuement rodée - sur scène et pour un show radio de la BBC -, celle qui arrive est totalement inédite.Rappelons l'argument : Bret et Jemaine forment un groupe de musique néo-zélandaise et cherchent à percer sur la scène indépendante new-yorkaise ; ils sont affublés d'un manager plutôt mauvais, Murray (Rhys Darby), qui travaille comme attaché culturel au consulat de la Nouvelle-Zélande. Entre deux concerts minables dans des bars près de l'aéroport de La Guardia, les deux amis colocataires ont quelques histoires d'amours, toutes plus ou moins foireuses. "La première saison, nous avions déjà les chansons et nous avons inventé l'histoire autour ; aujourd'hui, c'est l'inverse : on a composé les chansons à partir des scénarios", explique Bret et Jemaine à The AV Club dans une longue interview plutôt rigolote. "Et pour les nouveaux épisodes, on a construit les chansons en imaginant les vidéos autour ; avant, on gardait en tête l'idée d'écrire pour des spectacles comiques sur scène en jouant plus sur les styles musicaux", ajoute Bret. Ils reviennent également sur le manque de confiance latent des néo-zélandais face à l'Australie (point de vue à lire aussi dans l'interview de Rhys Darby, le fameux manager Murray, sur le même site). Quand on leur fait remarquer que ce qui est drôle, c'est justement que malgré leurs efforts, les chansons sont toujours un peu ratée (comme The Hiphopopotamus Vs. The Rhymenoceros qui lorgne vers un rap mais à la guitare et en gilet de sécurité), ils concluent : "On tentent de faire de notre mieux, mais on a pas assez de temps, d'argent ou de talent". Le premier épisode de la saison 2 a été proposé en ligne sur le site Funny Or Die (hélas, indisponible en France) et a remporté un gros succès (plus de 250 000 internautes l'ont regardé en une semaine et demie). Et il sera possible - aux États-Unis - d'acheter sur iTunes les chansons de chaque épisode après sa diffusion.
Les décors de The Wire abandonnésFans de The Wire sur HBO (et Canal+ en France), entrez dans son cimetière... Un habitant de Baltimore qui se surnomme The Hood Watch est allé prendre des photographies dans les locaux abandonnées où la série a été tournée. Le lieu est actuellement destiné à être rasé pour permettre la construction d'un supermarché. Au travers de la trentaine de photos mise en ligne, on retrouve quelques lieux familiers de la cinquième et dernière saison. Attention, si vous n'avez pas vu toute la série, il y a de quoi vous gâchez le suspens des ultimes épisodes.
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True Blood sur le bouquet d'Orange pour Noël
Adaptée des romans de Charlaine Harris, La Communauté du sud, True Blood possède quelques atouts pour devenir culte, en premier lieu son créateur, Alan Ball, dont le retour sur les petits écrans était attendu depuis l'arrêt de son chef d'oeuvre Six Feet Under. L'histoire de cette nouvelle série : ayant trouvé un substitut de sang pour se nourrir, les vampires ont fait leur coming out et vivent désormais parmi les humaines. Sookie, une jeune serveuse télépathe d'un bar de Louisiane, tombe amoureuse de l'un de ces vampires, ce qui va bouleverser sa vie. Bonne matière scénaristique, travaillée par un homme talentueux, pourtant le pilote qui avait filtré sur le web avant l'été était peu convaincant. La série tient-elle le coup sur la longueur ? HBO y croit et a commandé une deuxième saison. True Blood, à partir du 23 décembre sur Orange Cinéma Max à 20h40. Martin Scorsese débauche Buscemi pour sa future série Boardwalk Empire, le nouveau projet actuellement à l'étape de pilote chez HBO, devrait avoir pour star Steve Buscemi (Fargo, The Big Lebowski, Reservoir Dogs...). Celui-ci est actuellement en pourparlers avec les producteurs pour tourner dans cette série dramatique qui sera réalisée par Martin Scorsese, une quasi-première pour le nabab du Nouvel Hollywood.Cette mini-série est écrite par Terrence Winter (ex-scénariste et producteur exécutif des Sopranos), adaptée du livre de Nelson Johnson du même nom qui narre les origines d'Atlantic City et de ses casinos dans les années 1920. Buscemi y jouerait le rôle d'un fournisseur de boissons alcoolisées à l'orée de la prohibition, et serait accompagné, si les négociations aboutissent, par Kelly Macdonald (vue dans No Country for Old Men) qui interprétera le rôle de Margaret, une immigrante irlandaise mariée à un mauvais homme pour fuir sa famille. Ce sera un nouveau retour sur HBO pour Steve Buscemi qui avait joué le rôle de Tony Blundetto dans les Soprano et réalisé quatre épisodes de la même série et deux épisodes de Oz. Seth Rogen fait du porno pour HBO
La série tournerait autour de trois amis d'une vingtaine d'années qui découvrent la vie et l'amour tout en bossant dans un sex shop. A l'écriture comme la production exécutive, on retrouve tout le petit monde de la comédie américaine dans lequel Rogen gravite, notamment Evan Goldberg, scénariste et producteur exécutif de SuperGrave ou Délire Express. Seth Rogen, lancé par l'omniprésent roi de la comédie US Judd Apatow dans la série Freaks and Geeks, ne quitte plus les écrans de cinéma depuis. Vu dans 40 ans, toujours puceau, En cloque, mode d'emploi, bientôt à l'affiche de Délire Express, l'acteur est devenu, à 26 ans à peine, un acteur et producteur incontournable de la scène comique américaine, particulièrement prolifique ces dernières années. Son projet de série, forcément comique, pour la chaîne HBO à qui l'on doit quelques unes des meilleures séries de l'histoire de la télé (Les Soprano ou Six Feet Under pour n'en citer que deux), nous promet un bon cru pour la rentrée prochaine. Big Love en quatre minutesAprès les Soprano en sept minutes, voici Big Love en quatre minutes. Un montage des deux premières saisons de la série de HBO qui ne réconcilie pas avec la polygamie, avant la diffusion des nouveaux épisodes en janvier 2009 :
Du nouveau sur le front des séries américaines Il y a du mouvement (et du recyclage) dans les studios américains avec des anciennes têtes qui reviennent à l'écran nous apprend The Hollywood Reporter.Tout d'abord - et dans l'ordre des photos - Emily Rose, qui interprétait un rôle récurrent dans la dernière saison de Brothers & Sisters (ABC) après avoir fait ses classes dans l'unique saison de John from Cincinnati (HBO), vient de tourner le pilote d'une nouvelle série pour la chaîne USA Network inititulée Operating Instructions. Elle y interprète un médecin qui prend le poste de chirurgienne en chef dans un hôpital militaire. Comme ça, on touche le public sous deux angles : celui de la guerre (l'Irak est évidemment dans les mémoires) et celui des romances post-opératoires. On continue avec Willie Garson, fabuleux Stanford Blatch de la série Sex and the City, sera dans le pilote de White Collar, série qui tourne autour d'un arnaqueur (Matthew Bomer) obligé de faire équipe contre sa volonté avec un col blanc de l'unité criminelle du FBI (Tim DeKay). Oui, ça paraît pas tout à fait neuf comme histoire, mais attendons de voir avant de critiquer (© les commentaires). Il sera, comme d'habitude dans un rôle mineur : le BFF (best friend forever) de l'arnaqueur. Willie Garson était aussi de John from Cincinnati pas loin de la tête d'affiche. Et finissons avec Alison Pill qui jouait dans The Book of Daniel, série de NBC à la durée de vie (très) réduite (treize épisodes prévus, huit tournés, quatre diffusés), narrant les aventures de la famille d'un révérend adepte aux narcotiques et de sa femme alcoolique ainsi que dans le film Dan in Real Life (Coup de foudre à Rhode Island). Elle sera l'une des patientes du psychanalyste Paul Weston (Gabriel Byrne) dans la seconde saison de l'excellente In Treatment sur HBO. Entourage, une série qui dure
Vision réaliste du monde du show-business, satire de Hollywood, guest-stars en pagaille, Entourage est surtout une belle galerie de personnages. Vince Chase, le jeune premier qui tente de maintenir à flot sa carrière. Johnny, frère de Vince et magnifique loser, Eric, Turtle, ses amis dont la vie tourne autour de cette gloire inespérée. Et Ari Gold, l'agent hystérique pendu à son portable, qui donne tout son sel à la série. Il est incarné par Jeremy Piven (illus.), qui a récemment reçu l'Emmy du meilleur second rôle dans une série comique, et qui offre un festival de tensions, de pétages de plomb et de sadisme envers les personnes qui travaillent pour lui - fil conducteur et réelle originalité de la série. Sans être la série du moment, Entourage évolue et se bonifie avec l'âge. Une bonne chose que HBO lui donne l'occasion de vieillir.
Little Britain s'exporte aux USA
David Walliams et Matt Lucas, les créateurs de la série originale, ont rempilé quand HBO leur a proposés - par l'entremise de Simon Fuller (le créateur de la série des "Idols" - Pop Idol, American Idol, etc. -, le producteur de So You Think You Can Dance et... plus anciennement le manager des S Club 7 et des Spice Girls) d'écrire et de jouer une version transatlantique de leur succès. Ils y reprennent d'ailleurs certains de leurs personnages venus se promener chez les cousins états-uniens en gardant le mauvais goût qui avait fait le succès de la série. Le premier épisode reste décevant, entre anciennes séquences à l'identique (comme Marjorie de Fat Fighters qui interviewe Rosie O'Donnell - copie conforme d'un sketch de la série britannique avec Vanessa Feltz, journaliste anglaise) et nouveaux personnages qui manquent un peu de contenu (le shérif qui bande dès qu'il soulève une arme). Il reste cinq autres épisodes, mais la sensation que David Walliams et Matt Lucas avaient fait le tour des possibilités avec la saison 3 en Grande-Bretagne se précise dans cette déclinaison américaine. Même s'il y a peu de chances que HBO réussisse à égaler le succès que fut le remake américain du Da Ali G Show (initialement sur Channel 4 lui aussi), un long-métrage de Little Britain est en préparation. Pour l'anecdote : David Schwimmer, le Ross Geller de Friends, est à la réalisation des séquences en studio. Le site de la série sur HBO est ici. Americatown : HBO imagine la fin de l'empire américain
C'est l'idée d'un projet de série développé par Bradford Winters, qui a travaillé notamment avec Tom Fontana sur la série carcérale Oz. Dix ans de gestation auront été nécessaires pour que l'idée se transforme en projet concret présenté à HBO. Pendant ces années, Winters et Fontana ont imaginé des dizaines de scénarios pouvant avoir entraîné la chute de l'empire et l'exode des Américains, parmi lesquels la flambée du prix du pétrole ou une catastrophe naturelle. Depuis, le baril de pétrole a atteint des sommets, plusieurs ouragans ont dévasté des régions entières, et la finance est en train de s'écrouler sous le poids de la crise des subprimes. Pour le scénariste de Americatown, actuellement en développement chez HBO donc, ces événements ne peuvent que rendre plus crédible sa petite histoire. En espérant qu'il ne soit pas un prophète. Les 39 séries de HBO qui ont changé la télé selon EW
À l'heure où HBO a quelque mal à se remettre sur les rangs de la création et souffre d'une certaine difficulté à conserver des dirigeants à sa tête, EW propose "les 39 séries de HBO qui ont changé la télévision". Je ne suis d'ailleurs pas sûr que cela ne soit pas à peu près toutes les séries produites par HBO, mais sait-on jamais. Ce palmarès commence par True Blood, la nouvelle série d'Alan Ball dont le premier épisode a été diffusé cette semaine et qui est la copie conforme du pilote que l'on trouvait sur les réseaux en juin dernier, pilote qui avait plutôt déconcerté les fans de l'auteur. On retrouve tous les classiques de la chaînes : Dream On (1990 - 1996, qu'on a découvert en France sur Canal Jimmy), The Larry Sanders Show (1992 - 1998, en France sur Comédie), Oz (1997 - 2003, en France sur Série Club), Sex and the city (1998 - 2004, M6 et Téva), The Sopranos (1999-2007, Canal Jimmy), Six Feet Under (2001 - 2005, encore Canal Jimmy) et The Wire (2002 - 2008, toujours Jimmy). Beau palmarès en vingt ans. Outre les classiques, il y a d'autres séries mythiques qu'on a vu en France comme Fraggle Rock (1983 - 1987, FR3 en France) ainsi que Tales From The Crypt (1989 - 1996, Canal+, Jimmy ou M6). Citons encore Curb Your Enthusiasm (depuis 2000, la série de Larry David, l'un des auteurs de Seinfeld) et puis quelques séries qui n'ont pas survécu comme Carnivale (2003 - 2005), John From Cincinnati (2007), Deadwood (2004 - 2006). Dans ce copieux catalogue, on découvrira des séries sportives ou comiques qu'on ne connaît pas trop en France : Def Comedy Jam, Taxicab Confessions, le génial Mr Show with bob and David, les fous de Tenacious D, les néo-zélandais de Flight of the Conchords (j'en ai déjà parlé, non ? Je ne suis pas sûr). Et puis, HBO, c'est aussi les mini-séries de six épisodes : The Corner (2000) de David Simon et David Mills, prémice de ce que sera The Wire déjà dans la banlieue de Baltimore ; Band of Brothers ; Angels in America (tirée d'une pièce de théâtre de Tony Kushner, réalisée par Mike Nichols et au casting digne d'un film de cinéma : Meryl Streep, Al Pacino et Jeffrey Wright) ; Rome qui a existé sur deux saisons. Cette liste impressionnante à découvrir ici donne l'impression que le meilleur est dorénavant derrière nous... |
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