|
Que s'est-il passé hier soir au jt ? Analyse critique du journal télévisé.
Du bon usage du boycott(age) Boycott ou Boycottage ? Pour la majorité des gens, la subtile différence n'appelle sensiblement aucun commentaire, mais pour les pontes du CSA, c'est l'occasion de se fendre d'un communiqué de presse passionnant qui rappelle la position et les questions à se poser lorsqu'on est journaliste à la radio ou la télévision et que l'on compte utiliser l'un de ces deux mots. D'autant qu'entre la Chine et le Tibet où le torchon brûle, il convient de se montrer précis lorsque l'on parle de boycotter les Jeux Olympiques et que l'on veut utiliser le nom dérivé.Le problème serait évidemment moins dramatique si "boycott" n'était à l'origine un mot anglais car depuis l'abandon du français comme langue internationale au cours du XIXème sicèle, nos gouvernements luttent corps et âmes contre l'utilisation de mots anglais en terre hexagonale. Bon, alors "boycott" ou "boycottage" ? Le premier est considéré comme un anglicisme dans le Nouveau Petit Robert (2007) ; les deux sont reconnus dans le Dictionnaire de l'Académie Française ; quant au Grand Dictionnaire terminologique du Québec, il n'accepte que boycottage. Du coup, le choix est difficile et chacun s'attache à celui qu'il préfère sans aucune cohérence. De son côté, le blog des correcteurs du monde (Sauce Piquante) reconnaît utiliser le petit garçon du cottage sans s'interdire boycott, note le CSA. Pour ma part, je penche pour un boycott. Un boycottage sonne un peu lourd à l'oreille, même si plus francophone. PS : Pour ceux, comme moi, qui ne connaissaient pas vraiment l'origine du mot boycott, le CSA rappelle son histoire. Riche propriétaire terrien en Irlande de l'Ouest, Charles Cunningham Boycott se montrait particulièrement retors avec les fermiers qu'il employait. Un prix exorbitant leur était réclamé pour travailler - et c'était la famine à l'époque. Un certain Charles Parnell, président de la Ligue agraire, a réussi à convaincre les fermiers et les commerçants de mettre en quarantaine Charles Boycott ce qui ruina l'homme. Il est certain que Charles Cunnigham Boycott n'avait pas idée que son nom deviendrait sujet à tant de discussion un peu plus d'un siècle après sa mort.
PPDA répond à Le Bel
L'animateur du Journal Télévisé de TF1 réfute l'idée d'une trahison en interne : "l'éditeur prétend qu'il est écrit par cinq journalistes de TF1. C'est faux et je le mets au défi de me prouver le contraire". Puisque les auteurs souhaitent rester anonymes, effectivement, l'éditeur risque d'avoir du mal à le prouver. Un peu plus loin : "tous les faits relatés me concernant son faux" : ça ne mange pas de pain de le dire. Mais finalement, nous rassure-t-il, ce livre a eu une vertu bénéfique (l'habitude de fréquenter des politiciens, c'est que toute défaite est une victoire) : "l'avantage de cette affaire, c'est que la rédaction s'est retrouvée plus unie que jamais". Enfin, dans une conclusion qui ne donne pas vraiment envie de lire ses livres, PPDA brandit l'argument imparable : "Le principe d'une lettre anonyme, un genre qui a beaucoup servi pendant la guerre, c'est qu'on ne peut lui répondre". D'abord, bravo pour cette analyse digne d'un véritable journaliste de la lettre anonyme qui sent la définition du Petit Robert. Ensuite, s'il ne précise pas à quelle guerre il fait allusion, l'imaginaire collectif répond pour lui. Et dans les temps reculés d'Internet sur les newsgroups, il y avait un nom pour ça : le Point Godwin, sorte de récompense en caractères ASCII distribuée à quiconque faisait référence d'une manière directe ou détournée au nazisme, Hitler ou l'holocauste puisque cela signifiait par là même l'inutilité de toute discussion. Arithmétique : une réponse niaise à un livre anecdotique = un soufflé qui se dégonfle. Sarko au téléthon, Pernaut en région, la tête de TF1 pète un plomb
- Selon le Point, Nicolas Sarkozy pourrait, entre deux messages à Ingrid Betancourt, participer au lancement du Téléthon demain. Ce serait une première, mais ça ne surprendra plus personne - le coeur de notre président est à la mesure de ses ambitions. - Jean-Pierre Pernaut a sorti un bouquin "La France des saveurs" pour poursuivre son travail
La crise de la création ? c'est la faute à la réglementation. Le très sérieux directeur général de la première chaîne française est si préoccupé qu'il en a des accès mystiques : il a assuré qu'il allumait "tous les jours un cierge" dans l'espoir d'un assouplissement de cette réglementation.
Les grèves à la télé
Côté France 2. Premier gros reportage à Lille et Paris. Colère des usagers : "otage, otage, otage". Un type énervé reste modéré : "j'ai pas l'impression qu'en face on a un gouvenement ouvert à la discussion et ça, c'est emmerdant". Le reportage nous mène ensuite devant St-Lazare où des employés de la SNCF distribue des feuilles d'informations sur les horaires des trains en circulation. "Mais pour la plupart des usagers que nous avons croisés, réaction de déception", dit le commentaire. Une fille : "Il m'apprend absolument rien du tout sur ma gare qui n'est pas notée". À Lille, un comité d'usagers qui proteste avec des autocollants "Clients pris en otage" avec une petite tête de bonhomme qui fait la tête dans le "o". Trop meugnon. En direct de la gare Saint-Lazare, un point sur la situation avec une journaliste, Agnès. C'est la cata : déjà des embouteillages à Paris et à la gare. Attention, en plus, la grève est reconductible, les conditions de trafic de mercredi seront les mêmes jeudi. Agnès donne les numéros d'informations et rappelle que les billets de la SNCF seront remboursés pour tous les trains que l'on ne pourra pas prendre pendant le conflit. Retour plateau et départ à Marseille où la grève a déjà commencé suite à l'agression d'un contrôleur. Saint-Etienne. Les cheminots préparent la grève. Ils expliquent les raisons de la pénibilité de leur travail et un conducteur rappelle que la retraite précoce, c'est une question de sécurité. "N'attendons pas de pleurer des morts pour dire qu'on a fait le mauvais choix". Quelle Cassandre, celui-là ! Enfin, derniers reportages sur une jeune fille qui prend le métro et le RER jusqu'à Sevran et qui raconte la futur galère d'aujourd'hui puis sur une entreprise qui a prévu de s'organiser pour assurer une continuité de la production. La suite tourne autour des actions politiques autour de la grève. Côté TF1. Vous vous en doutiez, c'est pareil mais différent. "La première grande épreuve sociale", nous dit PPDA. Cela commence par la SNCF et les prévisions de trafic. Mais on apprend aussi qu'EDF pourrait provoquer des coupures de service. Et que l'Opéra de Paris et la Comédie Française ont annulé leur représentation. Le reportage s'achève par les classiques numéros de téléphone d'information. Ensuite nous partons dans les locaux de la SNCF avec tous les outils en place pour faire connaître les trains qui circuleront. Et là, alors que chez France 2, c'était un peu la cata, chez TF1, cela devient la panacée, c'est simple, on est mieux informé quand il y a une grève qu'à l'inverse. Miracle de la technologie, tout est mis à jour en temps réel, c'est une machinerie impeccable, huilée aux petits oignons. Les agents aident aussi les gens qui souhaitent savoir quand passent leur train : "c'est très bien j'ai tous les horaires des trains, je suis moins stressée", explique une demoiselle. Panoplie d'outils, plateforme téléphonique, infos sur le web : c'est tout simplement génial. Limite si tu rates ton train, c'est que t'es quand même un gros naze. Certains abonnés auront même le droit à des SMS, mais on ne sait pas qui sont les heureux élus. C'est ensuite le tour des voyageurs mécontents : en banlieue parisienne et à Lille (la même histoire que sur France 2). Mais, rappelle les interviewés : c'est plutôt pour se plaindre de la gestion du conflit et appeller au dialogue qu'une confrontation avec les grévistes. Direct avec une journaliste devant la gare Montparnasse (un peu plus chic que la gare Saint-Lazare). C'est très calme : les gens ont anticipés, explique la reporter. Ils sont partis plus tôt, d'autres ont déjà choisi la voiture ou le vélo. Enchaînement avec les activités sportives des franciliens demain : "pied, trotinettes ou baskets"... Tiens et à Aéroport de Paris, comment ça se passe ? On part en co-voiturage. Côté entreprise, TF1 en a choisi une qui perd 70% de ses employés pour cause de jour de congé. Interview du patron qui craint pour la pérénitté de son entreprise puisque ses clients peuvent résilier leur contrat pour absence de résultat. C'est d'ailleurs marrant, il s'agit d'une entreprise de nettoyage et les images font penser qu'ils sont en train de nettoyer la cantine de TF1. Ils sont pas partis chercher loin, les journalistes de TF1, pense-t-on. La location de voiture et les moto-taxis sont pris d'assault. Dormir près de son lieu de travail, fait partie des solutions envisagées. Et puis, petit passage, comme chez France 2, chez un gréviste. Mais là, cette fois-ci pas de mouvement de masse. On ne part pas dans une gare avec plein de grévistes. Non. Juste un conducteur de bus, seul, qui explique les raisons de la pénibilité de son travail. "Contradiction du personnage", nous dit le reportage puisque l'homme accepte qu'il faut des réformes mais s'accroche à sa retraite à 55 ans. La suite, comme sur le concurrent historique rappelle les actions politiques en cours. Le tout s'achève par un impeccable interview de François Fillon dont je vous épargne mes commentaires peu inspirés. D'un côté, donc, les grévistes s'expliquent, de l'autre, il est seul et passe pour un aigri ; d'un côté, une entreprise s'organise, de l'autre, elle va licencier ; d'un côté, Saint-Etienne, Sevran, Lille, Marseille, de l'autre Paris, Paris, Paris et Lille. Mais, finalement, il s'agit principalement de différences de forme. Peu de discours critiques, pas d'analyse de fond, juste des faits centrés sur monsieur et madame tout-le-monde. Populisme, quand tu nous tiens... Groland fête ses 15 poils au cul
On y découvrira un documentaire sur les coulisses de l'émission - dans lequel on apprendra que les acteurs vivent dans une sorte de dimension parallèle, ne disent pas "je vais bosser" mais "je vais à Groland" - des courts-métrages, et un film réalisé par Benoît Delépine. Saviez-vous qu'il y a désormais plus de Grolandais que de Monegasques (qui a largement inspiré les créateurs de ce JT décalé) ? Un territoire, un président, une devise, un emblême, un site institutionnel, des habitants, des (faux) passeports, des (vrais) festivals. Groland, le pays imaginaire qui l'est de moins en moins... Le site de l'émission. C'est qui l'patron ?"Ce qui me passionne, c'est d'être le patron. Je réponds oui ou non aux hommes politiques qui veulent passer au 20 heures. C'est l'affirmation de notre puissance". Patrick Poivre d'Arvor - qu'on peut quasiment entendre jouir dans sa réponse - dans le (nouveau ?) magazine TV Envie de cette semaine. Quand la France s'embrase
Et nous ne parlons évidemment pas de ce bon documentaire (dernier espace d'investigation et de sérieux, faut croire) diffusé hier soir sur France 2 dans Infrarouge, Quand la France s'embrase, que mon cher collègue Easywriter a chroniqué sur le blog politique. Non, le journalisme, moribond, a rendu son dernier souffle hier dans cette prise d'otage médiatico-politique qu'est le divorce sarkozy, opportunément annoncé en pleine grogne sociale ; mais les régimes de retraites, c'est assez secondaire finalement comparé aux peines de coeur de notre cher président. Quand la France s'embrase pour un vulgaire divorce amoureux sans prêter la moindre attention au divorce politique prononcé simultanément. Tous les médias dans toute la France sont concernés. Tous ? Non. Un petit îlot médiatique resiste encore et toujours à la rumeur. Ces irréductibles de l'info ? L'équipe du 13h de Jean-Pierre Pernaut, ce dernier nous fournissant la citation du jour :
Merci Jean-Pierre.
Le Matin Idéal
Honneur au doyen, France 2 propose depuis plus de vingt ans Télématin. Programme phare, c'est l'une des rares émissions de la chaîne à faire un carton-plein (la moitié des téléspectateurs qui allument leur téléviseur) chaque matin. Elle est présentée par l'inoxydable William Leymergie. Pauvre William... une vie entière à se lever à trois heures du matin. En cette rentrée, peu d'évolutions (mais y en-a-t-il jamais eu ?). Le ton est posé, les rendez-vous précis et calibrés, l'horaire respectée. Idéal pour "Les 4 vérités" qui passionneront les futurs élèves de Science-Po. Moins pour l'aspirateur mural de la chronique "Déco". Bien que précurseur avec sa tranche matinale en 1984, Canal+ se cherche sur ce segment. Voici donc une nouvelle saison de La Matinale avec Bruce Toussaint dans ce qui semble être un nouveau plateau. Toujours une batterie de chroniqueurs sur des sujets variés avec un segment "Infos" qui ponctue les demi-heures. Pour faire impertinent, un gonzo-journaliste part en vadrouille interviewer des politiciens à la sortie de l'assemblée nationale - aujourd'hui sur l'ADN - sans avoir préparé de question. Il arrive en jean-baskets pose son micro devant des députés et attend une réaction. Le ton est léger et informatif, souvent badin. Ça rigole, ça blague et ça mange des croissants. Moins informatif que Télématin, mais plus dynamique - ce qui n'est pas un exploit non plus. Et enfin, M6 adopte une formule bi-fluorée. D'abord, Drôle de Morning de 7 h à 8 h, un de ces jeux débiles au téléphone présenté par le duo hystérique Jérôme Anthony et Zuméo. Ça hurle, ça braille, ça fait mal au crâne. Petite pause d'infos. Ensuite Le Morning de 8h05 à 9h. Même principe de chroniqueurs que sur Canal+, le tout présenté par Pierre Mathieu et Magloire. Ça hurle moins, mais ça hurle quand même. Site de Télématin TF1 : l'information à 100 millions d'euros
100 millions d'euros divisés par 205 journalistes, ça fait à peu près 487 805 euros par an et par journaliste pour nous servir la bonne soupe du JT. Pas mal. Un JT intelligent ?
"Le choix de ce journaliste témoigne de notre volonté d'ouvrir le "20 heures" sur le monde. C'est une réponse à ceux qui estiment qu'on a tendance à se replier sur l'info hexagonale" explique Arlette Chabot dans Le Monde de demain. Elle a demandé au nouveau rédacteur en chef de construire un journal "plus lisible, avec une volonté de pédagogie et de décryptage de l'information". On n'ose y croire.
L'utérus du roi Albert II
L'interview décontractée de PPDA
Seule contre Paris Hilton et le reste du mondeVoilà une femme en sursis.
Baisse de la valeur ajoutée
Ca ne va pas fort sur la 2, ça fait déjà un moment que ça dure, mais les craintes de certains viennent de prendre forme. Les résultats de cette étude sont donc mauvais : les téléspectateurs ne comprennent plus les sujets du 20h, ils trouvent ce journal trop institutionnel et n'y distinguent plus la valeur ajoutée par rapport aux autres JT. Ils estiment également que les journalistes "ne posent plus les questions qui font mal". Du coup je me demande quand exactement les journalistes posaient les questions qui font mal. De mémoire de Van, jamais. Les téléspectateurs demandent "plus de pédagogie" et "plus de décryptage" dans les sujets. Ah ! Le décryptage. Alors, monsieur de Carolis, c'est pas un peu balot d'avoir viré la seule émission de décryptage du groupe quand vos téléspectateurs en demandent plus ? De quoi donner du grain à moudre... Le tact de Chabot
"Urgences", le rapport de la SDJ de France 2 qui énumère les sujets d'inquiétude (dont au moins certains semblent totalement légitimes, le 1er étant la dégringolade de l'audience du 20h), a suscité cette réaction de la part de la big boss : "Ils commencent à m'emmerder tous ces nazes !" Hum... j'imagine que les "nazes" doivent être ravis que leurs inquiétudes soient si bien comprises. (source Canard Enchaîné) Ambiance à la rédaction de France 2
"Si les gens ne regardent plus le 20 heures, c'est qu'il est mauvais" - et, en temps que spectateur, on ne peut qu'être d'accord. « Ce n’est pas un JT identifiable. Un jour, on fait quatre minutes sur le Darfour, et le lendemain, quatre minutes sur les hôtels de luxe pour chiens. Il n’y a plus de choix éditorial. » « On ne fait que répéter ce qu’on a entendu à la radio ou lu dans le Parisien. » Pour ne rien arranger, les relations entre David Pujadas et le rédacteur en chef du journal sont tendues, ils ne partageraient pas la même vision de l'info. Et Pujadas est d'ailleurs pointé du doigt. Certains de ses collègues lui reprochent sa fascination pour Sarkozy, un peu trop voyante, et l'expriment avec cet art de la formule : Bref, ambiance. Welcome to Sarkoland, vous êtes sur TF1
Le 22 mai, on apprenait par le responsable de la communication de l'Elysée, dans les colonnes de Libération, que Laurent Solly, directeur adjoint de la campagne de Sarko, partait pour le groupe Bouygues et intègrerait "en temps voulu" la direction générale de TF1. Grande première dans l'histoire de ce pays, une nomination à de hautes fonctions dans le média le plus puissant est annoncé directement par l'Elysée. Quel beau pays.
De quoi rendre jaloux Silvio Berlusconi.
A chaque ministre sa journaliste ?![]() A chaque ministre, sa journaliste ? Eh bien, non, pas tout à fait. A la parité bien ordonnée, on préfère encore - dans ce pays conservateur - le ménage bien ordonné, pour lequel la femme, tout naturellement, sacrifie sa carrière afin de ne pas causer d'ennui à son mari. Béatrice Schönberg ne retrouvera pas son poste à la présentation des JT du week end de France 2 à la rentrée. En même temps, s'étant retirée en période de campagne, on n'aurait pas bien compris pourquoi, une fois son mari aux manettes (ministre de l'Economie, des Finances et de l'Emploi, s'il vous plaît), elle serait restée. Marie Drucker a eu plus de veine elle, son compagnon, brièvement ministre, est de nouveau libre de fréquenter une journaliste en vue. Le problème reste entier pour Christine Ockrent en revanche. Elle poursuit pour le moment la présentation de son émission France Europe Express dans laquelle elle peut être amenée à parler politique européenne, tandis que son mari s'occupe lui de conduire la politique de l'Europe et du reste des Affaires étrangères. La nouvelle Mélissa Theuriau Ils auraient carrément dû créer une émission rien que pour ça : à la recherche de la nouvelle Mélissa. Elle s'appelle Erika Moulet, elle a 25 ans, a commencé à présenter les journaux de 11h sur LCI, et le but qu'on lui a fixé : être la nouvelle Mélissa Theuriau. Celle qui a gagné au buzzomètre ces derniers mois étant partie promener son sourire à 100 000 clics sur M6, la chaîne info s'est mise en tête, depuis plusieurs mois, de lui trouver une digne remplaçante. Une journaliste qui aurait un bon potentiel de buzz. Après avoir été coachée pendant de longues semaines, c'est donc à Erika Moulet qu'il incombe de prendre la relève. Son arrivée n'a pas été fracassante, la preuve : on ne trouve pas encore de vidéo d'elle sur Dailymotion ni sur YouTube, et très peu de photos. Je lance donc ici une petite miette, avec cette photo peu révélatrice, pour voir si cette jeune femme a un bon potentiel, ou pas. Tout en ayant parfaitement conscience que ceci est honteux et que au moins sur i>télé ils prennent des grosses, des moches, oui, mais juste des journalistes. PPDA arrête le 20h![]() Quel art de l'annonce, quelle maîtrise du suspens tout de même. En bon romancier, PPDA sait ménager son effet, et laisse bien sûr la place à l'imprévu, au deus ex machina, à la péripétie qui viendrait tout chambouler. Le fameux "à moins que..." : "à moins qu'il se passe des événements dans ma vie... des ruptures, des désirs Voilà, les 10 millions de Français qui le regardent et l'écoutent attentivement chaque soir ont cinq ans pour se préparer psychologiquement à ce bouleversement dans leur vie. Marie Drucker reprend racine
Des racines et des ailes : "l'hérirage portugais", ce soir à 20h50 sur France 3. La politique de midi![]() Le roi du 13h aurait en effet introduit un "Journal de campagne", couvrant meetings, actu et grands thèmes des candidats. L'audace ne s'arrête pas là puisque monsieur Pernaut reçoit chacun des candidats pour un "entretien vérité", au cours duquel il s'efforcera de leur soutirer l'essentiel : leurs goûts, leurs valeurs, leurs coups de coeur. Cette série a dores et déjà commencé, visible sur le site du 13h : on apprend par exemple que L'Hymne à l'amour d'Edith Piaf "fait frémir" Gérard Schivardi. Voilà, je sais donc que j'ai au moins un point commun avec le candidat du Parti des travailleurs. S'étant rendu compte - avec le succès des émissions J'ai une question... - que la politique intéresse le public, et même celui de TF1, la chaîne révolutionne donc son rendez-vous de 13h. Mais, qu'on se rassure, Pernaut, le meilleur promotteur des régions de France, a le sens des priorités et continue d'introduire son journal avec le temps qu'il fait. (illus. tirée de la première rubrique du site du 13h : "Aimer vivre en France") Du teasing pour le JT de France 2 Certains se mettent à poil pour présenter les infos, d'autres présentent un JT entier sans information, d'autres encore se contentent de coller une jolie fille devant le prompteur. Chacun sa méthode pour attirer le téléspectateur. Pour France 2, c'est le teasing. Ca va donner des choses, du genre "ce soir dans le journal, des images du dernier crash aérien, suivi du nouvel enlèvement d'enfant et de la dernière visite de Nicolas Sarkozy à l'usine de retraitement des déchets de Ponteau-Combault". Ca donne envie. David Pujadas dévoilera dès ce soir les titres de son journal à 18h, de son bureau, à l'aide d'une webcam. Pour renforcer la complicité avec les internautes, potentiels spectateurs du JT. Le risque étant de produire l'effet inverse de celui souhaité, à savoir donner au spectateur tout ce qu'il voulait savoir en condensé, le dispensant ainsi de regarder la version développée à 20h. TF1 s'engage pour la présidentielle Le directeur de l'information de TF1, Robert Namias, expliquait ce week end dans une interview au JDD que cela le rassurait d'être attaqué de toutes parts par des politiques qui reprochent à TF1son engagement pour tel ou tel candidat. De toutes part, c'est quand même principalement de la part de François Bayrou, l'"outsider"... (à qui le CSA donne implicitement raison dans une étude récente). Mais ce n'est pas Bayrou qui fera trembler Robert Namias, qui déclare ne pas avoir peur de grand 'chose, et "surtout pas de François Bayrou". Aïe. Non, TF1 ne s'engage pour ou contre personne ; TF1 s'engage pour la campagne. Son dispositif ? Le JT, principalement, agrémenté de trois prime, en février - grande première pour la chaîne. Le premier invité de cette mini-série d'émissions sera Nicolas Sarkozy, mais ne voyez là qu'une banale coïncidence. Il répondra aux questions du public, dûment sélectionné on imagine, sans intermédiaire autre que PPDA, aux commandes des émissions. Le directeur de l'information de TF1 dégaine ce projet d'émissions comme un exploit. Sera-ce bon pour l'audimat ? Là est toute la question. Sans doute pas aussi bon qu'un épisode des Experts, mais il faut savoir faire des sacrifices dans la vie. Les Pernaut trustent l'heure du dej Nathalie Marquay qui, comme chacun sait, est une ex miss France et la femme de Jean-Pierre Pernaut, ne serait pas contre présenter un petit programme court dédié au jardin, sur TF1, qui passerait avant le 13h, de son mari donc. Bon, apparemment, ce module ne serait diffusé que lors de vacances de Pernaut, ce qui est bizarre finalement car autant assumer le copinage jusqu'au bout.Pour les amoureux du couple Pernaut en tous cas, les jours où vous n'aurez pas Jean-Pierre, vous pourrez vous consoler avec Nathalie. |
Discussions en cours sur le forum télé :
|