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Il y a trente ans à la télévision... comment c'était ? Petits sauts dans le passé pour quelques grands moments télévisés.
Stars en herbe #2 : Michel Drucker
Le pape des dimanches après-midis télévisuels n'a pas pris une ride. Le 30 mai 1965, le déjà très reconnaissable Michel Drucker répond aux questions d'André Leclerc pour l'émission Au-delà de l'écran. Il revient à cette occasion sur ses premières expériences de journaliste. Quelques mois auparavant, Michel Drucker a commencé à l'ORTF comme reporter et commentateur sportif. Le début d'une longue carrière.
La petite histoire du JT #6Les années soixante-dix se singularisent par un emploi de plus en plus intense de couleurs criardes et désagréables. La télé est en couleur et il faut que cela se sache, nom de nom. Le générique des journaux de TF1 est en ce sens d'une splendide beauté graphique avec cette musique si stridente et stressante, loin cependant du sens cinématographique des années précédentes (en dehors du coup de feu que l'on entend, on ne comprend pas vraiment pourquoi d'ailleurs).
Le 16 février 1977, Bellino II est accueilli en héros sur le plateau du 13 heures de TF1 d'Yves Mourousi. Le générique débute devant les locaux de TF1 avec le cheval qui entre sur le plateau avec le fameux logo atroce en forme d'œil. Les rideaux sont marrons, les vestes sont marrons, les gens sont marrons, ce sont les années soixante-dix dans toute leur splendeur. A bientôt pour de nouvelles aventures (en marron, aussi). La petite histoire du JT #5Après 1967, la seconde chaîne est dorénavant en couleur. En 1972, la troisième chaîne commence d'émettre. Elle est spécialisée dans les émissions régionales et profite des onze antennes locales de l'ORTF.
Côté journal télévisé, finies les musiques angoissantes, bienvenue aux sonorités électroniques - Pierre Henry n'est pas loin. Autour de cela des conques traversent l'écran derrière un vague arc en ciel en noir et blanc. Nous sommes un an avant l'éclatement de l'ORTF qui se soldera par la création de TF1, Antenne 2 et FR3. Quand Giscard d'Estaing décide de "faire éclater" l'ORTF, il a en tête la suppression du pouvoir syndicaliste de la maison ronde. Plusieurs petites sociétés = moins de mobilisation pour les grèves. Cependant, cet éclatement ne se fera pas sans difficulté. Ainsi le 26 novembre 1974, alors que les nouvelles sociétés n'ont pas encore d'existence viable, l'intersyndical des journalistes de l'ORTF déclenche une grève sans préavis. Le journal est tout de même assuré, mais sans aucun plateau et avec une succession de diapositives. A bientôt pour de nouvelles aventures. La petite histoire du JT #4Pour cette quatrième partie de nos souvenirs du journal télévisé, voyons d'abord ce qu'il se passe lorsque l'on quitte les plateaux de l'ORTF.
Ce 19 août 1963, voici Léon Zitrone - encore lui ! - qui a rejoint dans un hôtel chic de la capitale Jayne Mansfield pour une interview fleuve. Hélas pour lui, le petit chien de l'actrice n'apprécie guère le nez de l'intrépide reporter. Basculons maintenant dans l'après-Mai 68. Nous sommes le 3 juin, les Actualités Télévisées intitulées "Télé-Soir" reprennent petit à petit. En ouverture, après des bruits de télégraphe, le plateau s'ouvre sur le rédacteur en chef Jean-Louis Guillaud qui annonce le retour à la normal et la fin des grèves. Après l'annonce des titres, il finit son introduction par une information qui touche directement l'ORTF : le limogeage de plusieurs directeurs et le soutien des journalistes et techniciens non-grévistes à ces hommes débarqués par le pouvoir. À bientôt pour la suite de notre petite histoire. La petite histoire du JT #3C'est dans les années soixante que le journal donnera le ton aux JT actuels. Aux commandes, sur la première chaîne, c'est Léon Zitrone qui s'y colle à partir de 1961 jusqu'en 1975. Sur la deuxième chaîne, le journal n'arrivera qu'en 1966, soit un an avant le début de la couleur.
Voici le JT de 20 heures diffusé le 2 août 1965 : Sachez qu'il existe de nombreuses archives sur le site de l'INA et qu'il est possible de consulter (s'il existe) le journal du jour de votre naissance (www). On appréciera le sens visuel qui confère une dimension épique au générique des Actualités Télévisées : des caméras que l'on règle puis une dont l'objectif nous fixe, un caméraman sur une moto, un autre dans un hélicoptère. Tout est fait pour que le métier paraisse à haut risque. On n'est pas en train de couler du plomb en fusion, mais presque. Lorsque débute le premier reportage (sans plateau) sur la chaîne des Maures qui vient d'être ravagée par un incendie, écoutez attentivement la musique qui accompagne les images. On croirait un genre de "Nuit sur le Mont Chauve" de Moussorgsky. Lorsque le reportage bascule sur les images de désolation après l'incendie, c'est une musique triste qui les illustre. Tout l'habillage sonore est digne d'un film hollywoodien des années 50. On oserait plus aujourd'hui nous coller une telle musique derrière un reportage télé. Pour finir, au retour plateau, on appréciera à sa juste valeur, le costume de guichetier de banque de Léon Zitrone. À bientôt pour la suite de notre petite histoire. La petite histoire du JT #2Notre petite histoire revient avec le premier lancement et le premier plateau conservé du journal télévisé - il y en a eu avant, puisque le JT débute en 1949 mais s'il reste des archives, il ne s'agit pour la plupart que de reportages muets sans le son. Pour voir la suite, c'est-à-dire le moment où Villedieu annonce le duplex depuis Londres avec Jacques Sallebert qui s'installe, il faut regarder la fin de cet extrait. Notez au passage que l'insert du Parlement de Londres derrière donne un peu l'impression qu'il est devant une carte postale à côté de Villedieu. On aura d'ailleurs souvent l'occasion de voir Big Ben et la House of Parliament pendant des années au JT. Comme on ne s'en lasse pas de ce générique, voici Claude Darget qui présente le Journal Télévisé du 23 janvier 1957. La ressemblance avec Alain Duhamel est frappante. Le contenu tient en la nomination du nouveau directeur de l'ORTF et le départ de Wladimir Poché avant un plateau sur le Marché Commun par le journaliste Jacques Donot. A bientôt pour la suite de nos aventures. Cinéma, Cinémas ressuscite le temps de CannesIl y a plus de 20 ans au temps des 3 uniques chaînes françaises existait une petite émission dont les plus de 40 ans se souviennent sans doute avec nostalgie : Cinéma, Cinémas. Un magazine de cinéma hors promotion au générique tiré d'Alphaville de Jean-Luc Godard qui tournait autour de longs entretiens avec des cinéastes, des reportages sur des tournages, des instants volés - le plus mythique restant celui dont tout le monde parle encore, Gena Rowlands et John Cassavates s'enlaçant sur le tournage de Love Streams alors qu'ils se croyaient hors champ. Pour nous, dont les visages associés aux magazines cinéma sont ceux de Laurent Weil et Frédéric Beigbeder, l'édition en DVD d'une partie de la collection Cinéma, Cinémas est une aubaine. On la doit à Jean-Pierre Jeunet qui a financé le projet, en partenariat avec l'Ina et France 4. Cette dernière les diffuse sur son antenne à partir du 19 mai à 22h30, et une projection de 2 des émissions aura lieu au festival de Cannes dans le cadre de Cannes Classic. Extraits, avec monsieur Godard en professeur de cinéma :
Aux sources de la fiction française : les vieilles vieilles séries
Notre génération ne sera pas très familière des titres cités ci-après, sauf peut-être pour ceux qui écoutent leurs parents quant ils versent dans la nostalgie. Petite sélection : - Les Saintes Chéries : une série de Jean Becker avec Micheline Presle et Daniel Gélin. 39 épisodes de 26 minutes, diffusés entre 1965 et 1970. Le premier feuilleton en prime time de l'histoire de la télé. Chaque épisode se loue 1,50€ pour 48h ou s'achète 4€. Ca peut être une idée de cadeau de Noël pour les parents nostalgiques. La page sur le site de l'Ina. Et la couleur futC'était il y a 40 ans, le 1er octobre 1967, nous étions sur la deuxième chaîne de l'ORTF et la couleur arrivait en France. Sous l'impulsion des autorités ministérielles, les équipes techniques françaises avaient accouché d'un système couleur propriétaire, le SECAM (pour Séquentiel couleur à mémoire). La même année les premières émissions couleurs arrivaient en Grande-Bretagne et Allemagne mais au standard PAL (pour Phase Alternating Line). La bataille était lancée... À événement exceptionnelle, invités exceptionnels. C'est Georges Gorse, ministre de l'information de l'époque, qui prend la parole. À sa gauche, Claude Mercier, responsable technique de l'ORTF. À sa droite, Jacques-Bernard Dupont, directeur de l'ORTF et Emile Biasini, directeur de la télévision. Le discours est une succession de félicitations aux équipes techniques et à l'industrie française, avec des envolées d'un lyrisme touchant comme "la couleur, c'est une révolution technique mais c'est aussi une révolution dans notre manière de voir, c'est-à-dire de penser et de sentir" ou bien encore "La couleur, ce n'est pas le noir et blanc colorié". Jacques Martin, hommageJacques Martin est mort ce matin à l'âge de 74 ans. A ces débuts, avec son compère Jean Yann, ça pouvait donner ça : France 2 modifie sa programmation dimanche pour rendre hommage à l'homme de télévision avec la diffusion d'un documentaire retraçant sa vie et sa longue carrière cathodique, où vous pourrez découvrir toutes les facettes du bonhomme. Hommage à Jacques Martin, sous nos applaudissements, dimanche à 16h15 sur France 2. |
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