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Parce que la politique se montre et se joue beaucoup à la télévision, on parle politique sur le blog télé.
Barack Obama est-il un Visiteur ?V, la nouvelle série tirée de l'ancienne mini-série que les trentenaires ont presque tous eu l'occasion de voir lors de sa première diffusion en France dans les années quatre-vingt, a démarré hier sur ABC. Et les critiques s'interrogent sur une analogie parfaite entre le gouvernement démocrate et les extra-terrestres. Dans la série, la chef des Visiteurs promet un changement radical, que le monde va s'améliorer mais que cela va demander à chacun des concessions et de s'adapter, or c'est un discours qu'on a entendu dans la bouche d'Obama rappelle le Chicago Tribune. De là à conclure qu'Obama est en réalité un gros lézard, il n'y a qu'un pas à franchir. Que certains - notamment à l'extrême-droite américaine - n'hésitent pas à faire. D'autant plus que dans la série, ce sont des religieux rebelles qui luttent contre les envahisseurs venus nous dévorer. Il est rare, remarque Gawker, qu'une série de science-fiction soit justement reprise par la droite, généralement les thèmes et valeurs progressistes de ce type de programme les ancrent à gauche. D'ailleurs, le premier V entendait prôner un message anti-fasciste. On n'imagine pas tout ce que la télé veut nous dire... Action discrète : la dénonciation par l'absurdeL'équipe de l'émission de Canal+ Action discrète a été interpellée hier à Calais alors que, déguisés en policiers, les membres du groupe proposaient aux habitants de la région d'adopter de (faux) sans-papiers tenus en laisse, comme animaux de compagnie. Relâchés quelques heures après leur arrestation, les comiques de Canal font l'objet d'une plainte, déposée par le préfet du Pas-de-Calais. Et ont fait sortir de ses gonds le ministre de l'immigration Eric Besson. Quand l'humour est plus puissant que les discours... Professionnels du happening, Sébastien Thoen et ses comparses n'en sont pas à leur premier coup d'éclat. L'année dernière, ils avaient infiltrés les locaux d'Orange et pénétré dans le bureau du directeur des contenus Xavier Couture, en pleine guerre des droits du foot entre l'opérateur et Canal+ :
Sous des airs potaches, les gars d'Action discrète s'en prennent aux politiques, aux dérives médiatiques, revisitent à leur sauce l'actualité sociale avec toute la force du rire. Le coup de Calais hier est sans doute leur plus gros, et apporte un nouvel éclairage sur cette évacuation de la "jungle" calaisienne par la police qui fait largement débat dans l'opinion. Allant au bout de la logique, ils ont en l'occurrence pris l'appellation de "jungle" au pied de la lettre, partant du principe que dans la jungle, il y avait des animaux. Ils ont donc poussé cette logique jusqu'à l'absurde pour voir comment les gens réagiraient, comme l'explique le directeur artistique de l'émission et producteur des Guignols Yves Le Rolland dans Telerama. La dénonciation trouve toute sa puissance dans l'outrance d'Action discrète qui met un point d'honneur à ne pas être mesurée dans le propos ni dans l'action. ![]() Résultat donc, une arrestation, un dépot de plainte, et une colère noire d'Eric Besson : dans un communiqué, le ministre a dénoncé une « mise en scène inacceptable, reposant sur la falsification de documents officiels, sur une caricature mensongère et insultante du travail des services de police et de gendarmerie, et sur la diffusion d’une image dégradante et humiliante des ressortissants étrangers en situation irrégulière, qui sont les victimes des filières et qui méritent notre respect ». Il parle des membres d'Action discrète comme d'une "équipe de journaliste" et en déduit des "dérives médiatiques". Oubliant que ceux-ci ont fait du canular leur modus operandi et ne sont en aucun des journalistes. Au final, un gros coup de pub pour l'émission de Canal+ (qui devrait être diffusée samedi comme prévu), et une mise en lumière violente de l'absurdité de la situation des migrants à Calais et de l'action de l'Etat en la matière. Une dénonciation plus retentissante que toutes les tribunes publiées dans la presse. Comment Dr House a ruiné le système de santé américain
Le principe de la série repose sur la capacité du héros Gregory House (Hugh Laurie) à diagnostiquer des maladies rares, ce qui implique généralement une batterie de tests et d'analyses en tous genre, scanner, IRM, coloscopie, biopsie, tests sanguins etc. Ces recherches poussées, qui bien sûr sauvent la vie de patients dans la série, rapportent de l'audience à la Fox mais ont un coût mirobolant dans la vraie vie. Peu importe, nombre de patients qui se présentent à l'hôpital s'estimeraient négligés si on ne les soumettait pas à toutes les analyses possibles. Pour Kaiser Health News donc, c'est entre autres à cause de Dr House (et d'Urgences avant lui) que les patients dépensent autant d'argent dans la santé et mettent en faillite le système. Barack Obama sait ce qu'il lui reste à faire pour sauver le "health care". Interdire d'antenne les séries médicales. C'était pas compliqué. Breaking News : DSK devient Premier ministre (sur Jimmy)
Non, car ceci est de la fiction, de l'info-fiction plus exactement. Si ça vous rappelle l'émission Bye Bye Belgium qui avait semer la panique en Belgique il y a presque trois ans en annonçant la partition du pays en direct sur la télévision nationale, c'est normal. Bruce Toussaint s'en est largement inspiré pour créer Breaking News, magazine d'anticipation sous forme de fausse édition spéciale avec conditions du direct ,dont deux numéros ont déjà été diffusés sur Canal Jimmy. Le premier mettait en scène la capture de Ben Laden, le second une attaque bio-terroriste. Lundi, ce sera donc "L'union sacrée face à la crise", émission d'anticipation au sujet franco-français cette fois qui propulsera DSK à Matignon, Jack Lang au Quai d'Orsay ou encore Elisabeth Guigou à l'Education. Manuel Valls, Dominique de Villepin, François Hollande, François Bayrou ou encore Bernard Thibault interviendront au cours de faux reportages pour commenter l'événement. Quand les politiques jouent la comédie... Comme le souligne le site de Marianne, certains pourraient voir derrière ce concept une manière de préparer le terrain pour le prochain remaniement d'ouverture, et une belle promo pour Strauss-Kahn à qui l'on offre là si ce n'est le poste, au moins l'image de Premier-ministrable. Si comme Bruce Toussaint, on avait tous été bluffés par l'émission belge, dont le but sous-jacent était de poser le problème de la partition du pays et faire réfléchir les gens, l'effet est forcément affaibli quand on a été prévenus à l'avance. Quoi qu'on en pense, une curiosité à suivre lundi 25 mai à 20h40 sur Jimmy. Pour donner une idée du concept, la bande annonce du premier numéro : (merci Emmanuel)
Obama ne fait pas vendre (sur la Fox)![]() ![]()
Fox est une chaîne notoirement conservatrice, et ce ne sont pas les présentateurs des infos du soir qui protesteront. On pourrait donc voir, dans le refus de la chaîne d'interrompre ses programmes en prime time pour laisser la parole au président, un acte politique. Mais pas du tout, et c'est sans doute pire. La seule et unique raison pour laquelle Fox ne diffusera pas la conférence est d'ordre purement financier. What else ? Apparemment - et c'est un peu la battle de la semaine - Barack Obama fait moins vendre que Tim Roth, qui est la star de Lie to Me, la série qu'il aurait fallu déprogrammer pour laisser place à l'intervention de la Maison Blanche. Il faut dire que nous sommes en plein "may sweeps", la période qui détermine l'avenir des séries et les tarifs publicitaires. Et comme visiblement les Américains sont moins captivés par leur nouveau président que par des histoires de détecteurs de mensonge humains (le principe de Lie to Me), la chaîne a bien dû faire les choix qui s'imposent. Et qu'on ne vienne pas les importuner avec des histoires de civisme. C'est la troisième fois depuis sa prise de fonction en janvier qu'Obama leur fait le coup. Et comme le président le soulignera justement pendant son intervention, c'est la crise les amis.
Obama, un président cool qui aime les séries cool![]()
Le nouveau président américain et son équipe ressemblent décidément à des personnages qui seraient sortis d'une fiction pour prendre le pouvoir dans la réalité. Et qui embauchent d'ailleurs des personnages de fiction pour venir travailler avec euxi dans la réalité. Ils sont en tous cas en phase avec leur époque et le montrent. Peut-être même un peu trop : Entourage est une série de jeunes immatures qui ont fait de la glande un art, un mode de vie. Doit-on être inquiets ? Kal Penn : from Dr House to the White House
Ce qui implique - attention spoiler - sa disparition définitive de la série médicale. L'épisode fatal pour son personnage a été diffusé lundi aux Etats-Unis, et les scénaristes n'y sont pas allés par quatre chemins : le Dr Kutner se tire une balle dans la tête. Dur. L'engagement politique de Kal Penn ne date pas d'hier, il s'était notamment déjà impliqué dans la campagne du nouveau président américain. Désormais au service de l'Etat, Penn met sa carrière d'acteur entre parenthèses pour le moment, mais n'exclut pas d'y revenir un jour. Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez lire l'interview qu'il a accordée à Entertainment Weekly. Un boss avec une rémunération juste : prochainement sur nos écrans
C'était en marge de la signature à Bercy d'une charte des contrôles douaniers. Laurence Parisot a confié qu'elle souhaitait l'apparition à la télé de ce héros d'un nouveau genre, le jour où le gouvernement publiait son décret interdisant les stock options au dirigeants d'entreprises aidées par l'Etat. En ces temps de crise aiguë, où les patrons sont pris en otage par leurs salariés désespérés, la patronne des patrons a en effet du souci à se faire pour l'image de la classe qu'elle représente. De l'extrême gauche à l'UMP, on ne trouve plus grand monde pour défendre les rémunérations des dirigeants d'entreprise, le climat ne le permet pas. Madame Parisot a sans le savoir émis là une excellente idée. La fiction est peut-être le dernier moyen de redorer une image sérieusement salie par la réalité. (source satellifax) Roselyne Bachelot écrit-elle pour Plus belle la vie ?
Un pôle "partenariat et développement" aurait été créé entre le ministère et la société de production Telfrance, permettant aux auteurs de la série de bénéficier de conseils d'experts afin de veiller à la crédibilité du scénario (hum hum), dont la contrepartie serait donc d'insérer des messages gouvernementaux. Certes, ceux-ci seraient plutôt d'utilité publique : sont évoqués le cancer et l'homosexualité. Mais tout de même, un tel rapprochement est forcément suspect, et la prod de Plus belle la vie dément d'ailleurs être en contact avec le ministère de la Santé. En revanche, Roselyne, elle, persiste et signe. Dans une vidéo publiée sur le post.fr, elle assume avec candeur et bonne humeur : "J'ai suggéré de passer des messages de non discrimination liée aux orientations sexuelles, mais on peut leur demander aussi d'autres types de messages comme la lutte contre le cancer." Vous avez un message à faire passer à
Obama au Tonight Show, mais pas pour faire le comique
Il ne sera pas en Californie que pour cette raison : il va animer en même temps deux meetings sur la côte ouest pour expliquer sa politique économique qui sera d'ailleurs au cœur de son intervention au Tonight Show. Cette décision est relativement étonnante et inédite : en général, la tournée des talk-shows a plutôt lieu en période pré-électorale ou de réélection. Les équipes d'Obama pensent que cela permettra de toucher une audience large et disparate... mais aussi principalement âgée et familiale (le public typique du Tonight Show). Les avis sont partagés sur les blogs car d'aucuns trouvent que cela déprécie la valeur des interventions du président des États-Unis - et on retrouve cela aussi bien chez les républicains que chez les démocrates. Cela s'inscrit surtout dans l'idée d'une diffusion très large des déclarations du président qui a commencé dès le début de la campagne et l'usage des outils modernes de communication comme les mails et surtout Twitter. Venir au Tonight Show comble un peu le fossé générationnel car le public de l'émission twitte (finalement) relativement peu. David Cameron veut geler la redevance (au Royaume-Uni)
Actuellement fixée à 139,5 livres (151 euros), la redevance doit passer à 142,5 livres (154 euros) pour une télévision couleur. "Faire ça serait un signal important pour rappeler aux institutions publiques qu'en ces temps difficiles, il faut apprendre à faire plus avec moins", a-t-il déclaré. La crise frappe durement certaines chaînes britanniques : la plus ancienne télévision privée, ITV, a annoncé des pertes de 2,7 millions de livres pour l'année 2007 et a licencié 600 personnes. Dans un tel contexte, il paraît délicat d'augmenter le capital de l'institution publique - même si celle-ci a déjà annoncé 2 500 postes en moins. Et en France ? Après la décision de supprimer la publicité sur France Télévisions - Nicolas Sarkozy n'avait probablement pas prévu la crise lorsque cette idée l'a traversé - il paraît difficile de faire l'impasse sur l'augmentation prévue (de 116 euros à 118 euros pour 2009 puis 120 euros en 2010). Car après tout, pourquoi le gouvernement devrait montrer l'exemple ? Battlestar Galactica donne des leçons à l'ONU![]() Quelle façon de tirer sa révérence pour la série de la chaîne Sci Fi, qui diffusera le "season finale" trois jours après la tenue de cette étonnante conférence à l'ONU. C'est ce qui s'appelle terminer en beauté. Battlestar Galactica, comme beaucoup d'oeuvres de science-fiction, a su aborder des questions actuelles et universelles à travers des histoires de robots dans le futur et dans l'espace... Mais celle-ci visiblement plus, et surtout mieux, que d'autres. Outre sa qualité purement fictionnelle, la série SF a en effet souvent été louée pour son humanisme et ses messages de tolérance. C'est aujourd'hui l'ONU qui s'intéresse à tant d'intelligence, à travers quelques uns de ses représentants spéciaux. Sacré coup de pub pour la série, dommage qu'il arrive à la fin de son aventure. Encore un peu et Battlestar Galactica répandait la paix dans le monde. La télé analogique tire sa révérence (aux États-Unis)Posté par Rom le 17.02.09 à 21:35 | tags : télé et politique
Pour aider à l'achat de ces fameux boîtiers numériques, le gouvernement américain avait promis des coupons de réduction de 40 $ (soit les deux tiers du prix d'un décodeur neuf). USA Today rapporte que quatre millions de coupons sont encore à distribués (pour un maximum de deux coupons par foyer). Autant dire que ceux qui s'y prennent aujourd'hui sont loin d'être servis. On l'oublie un peu, mais tout le monde n'a pas le câble ou le satellite et beaucoup ne peuvent pas se permettre de payer pour accéder à des programmes télévisés. Même 60$ pour un boîtier numérique qui peut représenter presque une semaine de location pour les moins fortunés. Nielsen, l'institut de sondage, estime à 17,7% le pourcentage de la population américaine qui ne reçoit la télévision que par voie hertzienne. En Europe, nous avons encore un peu de temps : la fin de l'ère hertzienne est prévue en France pour 2011, mais il n'est pas trop tard pour s'y préparer.. d'ici à ce que ce soit encore plus la crise qu'aujourd'hui. Julien Courbet arrête Service Maximum, mais sans rancœur Ce matin, Julien Courbet confirmait dans l'émission Laissez-vous tenter sur RTL, la rumeur qui circulait rapportant l'arrêt de Service Maximum sur France 2.Oh, on ne peut pas dire que l'émission qu'il produit représente le summum de la qualité audiovisuelle, mais on ne peut s'empêcher de se demander si l'acharnement autour de lui n'a pas précipité sa chute. De Nicolas Sarkozy qui, en juillet dernier, "s'étonnait" de ce mercato entre TF1 et France 2 et de l'arrivée de la lie du service privé sur le service public (alors que ç'aurait pu être pire : imaginez Bataille et Fontaine) à Christine Albanel qui déclarait "l'émission de Courbet n'est peut-être pas le meilleur concept que l'ont ait inventé sur le service public", il faut reconnaître que Julien Courbet a un peu eu la tête tel un punching-ball. Cependant, ce matin, c'est sans rancœur à propos de ces déclarations ("l'histoire est classée") qu'il abordait la mise au placard de Service Maximum qui, assurait-il "n'a rien de politique". Plafonnant à 9% de parts de marché, il est victime, selon lui, de ce que les analystes appellent la "crise du crépuscule" : en substance, quand on rentre du boulot, on n'a pas vraiment envie de se plonger dans les problèmes des autres. L'objectif fixé à 12% semblait inaccessible, la publicité ne rentrait pas : "il fallait arrêter". Et si, finalement, Julien Courbet n'était pas aussi mauvais qu'on le pense - du moins, professionnellement ? Il a ainsi décidé - dans un geste relativement rare - de ne pas demander à France 2 de payer pour les émissions commandées à venir (en règle générale, une émission annulée en cours de contrat est quand même payée même si elle n'est ni produite ni diffusée). Certes, il a aussi le souhait de continuer à travailler avec France 2 ce qui explique quelque part ce choix étonnant. Soyons cependant sûr d'une chose : la décision d'en faire un bouc-émissaire (même si cela n'a pas eu pour impact direct sa mise au placard temporaire) de la part du pouvoir exécutif est de toute façon symptomatique de cette volonté d'inférer dans l'audiovisuel, volonté affirmée ouvertement avec la décision de nommer le président de France Télévisions au plus haut de l'État Français. Et ce soir, au cours de Télé Sarko, peut-être se félicitera-t-il de la suppression de Service Maximum ? Ne serait-ce pas hilarant ? Quant à Julien Courbet, il pourra toujours se féliciter d'avoir tenu trois mois de plus que Christophe Hondelatte. Face à la crise, Nicolas Sarkozy envahit les antennes
Vive la télévision pluraliste. Jeudi, si vous n'avez pas le câble ou la TNT, il vous sera difficile d'échapper à l'"émission exceptionnelle" dans laquelle interviendra le président de la République à partir de 20h15 pour une durée de 70 à 90 minutes, en direct sur les quatre antennes précitées. Sarko "répondra aux questions" de Laurence Ferrari (TF1), David Pujadas (France 2), Guy Lagache (M6) et Alain Duhamel (RTL) - pas la peine d'essayer de vous rabattre sur la radio donc. Chers compatriotes, l'heure est grave. Le dispositif - encore inédit semble-t-il - mis en place pour cette intervention élyséenne serait-il à la mesure de la crise que nous traversons ? Un vent de panique va-t-il s'abattre sur la France d'ici jeudi et l'intervention de notre überprésident rassurant ? Si vous ne souhaitez pas entendre parler (Nicolas Sarkozy) de la crise, voici quelques alternatives : Plus belle la vie sur France 3 (dont l'audience ce soir là devrait être intéressante à étudier), le Grand Journal de Canal+ ou Les Simpson sur W9.
La redevance va augmenter : Copé est-il toujours vivant ?
Il est toujours courageux d'avoir des principes dans la vie, et de les défendre fermement. Résultat on risque le ridicule tout de même, comme monsieur Copé qui a dû se dédire hier, à la sortie de la réunion de la commission mixte paritaire mise en place pour venir à bout de cette dure réforme de l'audiovisuel. Cette commission, composée de sept députés et sept sénateurs a pour but d'arriver rapidement à un compromis, notamment sur la question de la redevance donc. Alors que le député UMP refusait si catégoriquement une hausse de la redevance qu'il en était venu à mettre sa vie en jeu, le Sénat lui tenait absolument à ce que l'impôt augmente. Un petit tour de passe-passe consiste à parler d'indexation et non d'augmentation : on lie la redevance à l'inflation et après, tout est affaire de calculs. Les Sénateurs souhaitaient la faire passer de 116 à 120 €. La redevance passe donc à 118 € en 2009, et 120 en 2010 - mais non, mesdames et messieurs, il ne s'agit en aucun cas d'une augmentation. Jean-François reste en vie.
Obama et Kanye West en live sur MTV![]() Après la cérémonie d'investiture, le nouveau président américain doit s'adresser aux forces vives de la nation et prononcer un discours en direction de la jeunesse. A la suite duquel les groupes et chanteurs particulièrement djeunes Kanye West, Fall Out Boy et Kid Rock donneront un concert en live. Le tout sera retransmis en direct sur MTV, à partir de 4h du matin. Pour ceux qui ont école, la chaîne musicale - qui se targue d'en être "l'unique diffuseur intégral" - rediffusera l'événement à 22h20 mercredi soir. (illus. l'affiche officielle créée par Shepard Fairey spécialement pour le jour de l'investiture)
L'avènement de Barack Obama en direct L'avènement de Barack Obama en direct![]() Hier déjà, les réjouissances ont démarré en grande pompe avec des people venus célébrer ce moment historique. Bono, Beyonce, Stevie Wonder, Denzel Washington et d'autres se sont donnés en spectacle devant le fameux Lincoln Memorial. On chuchote dans les médias que le nouveau président chanterait même peut-être en duo demain avec Aretha Franklin. C'est aussi ça, l'effet Obama. Accessoirement et entre deux productions hollywoodiennes, nous pourrons assister à la prestation de serment de Barack, qui devrait rester dans l'histoire. A noter que TF1 met en place sensiblement le même dispositif, et annonce d'ailleurs pour partie les mêmes invités que sur France 2... (illus. Charles Dharapak/AP/SIPA)
Obama à La Maison Blanche : ce n'est plus de la fictionJ-4 avant l'arrivée de Barack Obama à la Maison Blanche, siège du pouvoir exécutif américain. Mais bien avant cette date, la fiction, comme souvent, avait imaginé l'événement à travers différents scénarios, de séries notamment. Aux Etats-Unis, les frontières entre fiction et réalité peuvent être floues. Chacune imite et s'inspire de l'autre, à tel point qu'on ne sait plus qui a commencé. 24 heures avait anticipé l'arrivée d'un président noir à la Maison Blanche, The West Wing (A la Maison Blanche en français) l'avènement d'un homme issu plus largement d'une minorité - et qui ressemblait de manière troublante à la personnalité, le parcours et la famille de Barack Obama. Pour souligner le parallèle, voici le générique de la série d'Aaron Sorkin avec tout le casting de l'équipe Obama :
George Bush demande un dernier 1/4 d'heure d'attention
Les Experts, Grey's Anatomy ou encore The Office vont devoir être repoussés pour donner à W une dernière occasion de briller en public et, si on est chanceux, d'ajouter quelques dernières perles à la longue liste de ses "bushismes". Etait-ce bien utile ? Prononcer un discours d'adieu lorsqu'on a passé huit ans à la tête d'un pays et qu'on s'apprête à retomber dans un quasi anonymat au fin fond du Texas, ça se défend. Mais, quand on n'a justement strictement rien à défendre et qu'on a atteint de tels sommets d'impopularité, s'adresser à la nation en prime time et en live ne manque pas de courage. Pour le plaisir, revoyons un top ten des meilleurs moment de George W. Bush dans le Late Show de David Letterman :
La réforme de l'audiovisuel est-elle populaire ?
Une enquête d'opinion vient-elle appuyer ces affirmations ? "C'est populaire, ça va changer la vie des gens (...) Aucune majorité ne reviendra là-dessus" avait poursuivi le chef de l'Etat, soulignant également qu'il avait une idée très précise "même deux", quant au successeur de Patrick de Carolis à la tête de France Télévisions, qu'il nommera donc lui-même si le Sénat vote la réforme de l'audiovisuel en l'état. Que l'opinion soit pour la fin de la pub, soit, si on met de côté les multiples problèmes de financement et de qualité des contenus qui peuvent en découler, on voit mal comment on pourrait être contre une mesure qui nous débarrasse de la pollution publicitaire (de là à dire que ça va changer notre vie, il y a tout de même un pas). Si ?
Prochainement sur nos écrans : Assemblée nationale, le bêtisierPosté par Van le 19.12.08 à 12:11 | tags : télé et politique
Dénoncer l'attitude de ses petits camarades de jeu, qui ont usé de toutes les méthodes pour faire obstruction au projet de loi audiovisuel dont ils ne voulaient pas, tel est, selon le site du Point, l'objectif de Copé dont l'entourage souligne qu'il s'agit d'"illustrer par l'exemple la bêtise de ce genre de comportement". Fair play, le député UMP ne compte pas épargner la droite, qui s'adonne tout autant à "ce genre de comportement" lorsqu'elle se trouve dans l'opposition. Le film devrait être savoureux, on ne soupçonne en effet pas toujours l'ambiance qui règne dans les rangs de nos honorables députés - qui n'hésitent pas à se lancer insultes et quolibets. Au-delà d'une vengeance envers des députés qui l'ont empêché de mener à bien les discussions du projet dans le temps imparti par l'Elysée - la loi devait être à tout prix votée pour entrer en application dès le 5 janvier - il s'agirait pour Copé de préparer le terrain à une modification de la Constitution qui mettrait à mal l'obstruction et déterminerait par avance le temps de débat sur un texte. En disant, images à l'appui, que l'obstruction c'est mal. Il est vrai que passer 27 séances sur un texte dont la portée, bien qu'importante, est tout de même loin d'être cruciale en ces temps de crise, ça peut être rageant. Surtout quand on n'arrive pas à ses fins. La réforme de l'audiovisuel doit maintenant être examinée par le Sénat, où l'UMP ne dispose pas d'une majorité absolue. Les débats promettent d'y être tout aussi houleux. (image Reuters/CHARLES PLATIAU) Et maintenant, plus de page de publicité Histoire d'en finir avec un événement qui a alimenté les pages Médias des journaux et qui risque - malgré le vote de la loi prévue pour mardi soir - de continuer de faire couler de l'encre et des octets, rappelons que depuis vendredi, c'est officiel : l'article concernant la suppression de la publicité entre 20 heures et 6 heures du matin sur France Télévisions a été adopté vendredi soir : 48 votants, 48 exprimés, 30 pour, 18 contre. Il restera aux chaînes publiques la possibilité de diffuser des messages pour « des biens ou services présentés sous leur appellation générique », un peu comme sur Radio France où la collectivité des producteurs de topinambours rappelle régulièrement que ce légume délicieux se déguste à toutes les sauces.Les journalistes (courageux) qui ont suivi les débats notaient néanmoins que même l'opposition n'avait plus l'envie de faire traîner les débats et avait troqué son indignation pour l'humour. Ainsi Olivier Millot de Télérama rapporte la bonne anecdote de l'après-midi de vendredi. Quand le député Frédéric Lefebvre (UMP, Hauts-de-Seine) prend la parole, Jean Glavany (PS, Hautes-Pyrénées) lui lance : « Le valet de TF1 ! ». Quelques minutes après, alors que le même Lefebvre déclare : « Cela fait des années que vous défendez, les uns et les autres (i.e. l'opposition), la suppression de la publicité, certains d'entre vous ayant même défilé dans la rue », Glavany s'insurge : « Vous mentez comme un arracheur de dents ! Vous êtes la petite frappe de TF1 ! ». Un peu plus tard, on demande un rappel au règlement où Michel Herbillon (UMP, Val-de-Marne) reprend Glavany et lui demande de retirer ses propos rajoutant : « Vous n'avez pas le droit de traiter un collègue de cette manière ». Quand Glavany répond dans les minutes qui suivent, il explique : « Je ne sais plus si j'ai vraiment dit 'petite frappe de TF1', et peut-être aurait-il été moins excessif de dire 'Grosse Bertha de TF1' » rajoutant à propos de la première déclaration de Lefebvre : « On peut répéter dix mille fois un mensonge : cela n'en fait pas une vérité ». C'était notre minute : « C'est pas parce qu'on débat sur des lois compliquées qu'il faut pas rigoler ». (désolé pour l'absence d'une partie du texte durant la journée due à l'utilisation d'un caractère qui était mal interprété par l'application de publication) Bouygues : La pub en plus, c'est pas du cadeau
Plaisantant sur ce sujet dans Les échos, il explique : qu' « il y a trois produits surtaxés en France : l'essence, le tabac et la publicité sur TF1 ». Effectivement, comme le remarque très justement Martin Bouygues, les chaînes de la TNT n'ont pas les mêmes obligations que le premier groupe audiovisuel européen. Elles n'ont pas tout à fait le même budget non plus, ni la même couverture de téléspectateurs, ni les mêmes moyens, ni les mêmes stars, ni les mêmes unités de production, ni les mêmes recettes publicitaires et ainsi de suite. En nouveau Caliméro du PAF, il va même jusqu'à vouloir qu'on lui explique « ce qu'a fait TF1 pour mériter ça ». Mériter quoi ? Justement : toutes ces taxes ! D'autant que l'analyse est claire : ce fameux gâteau publicitaire, c'est-à-dire le nombre de publicités à diffuser qui devait accroître « mécaniquement » promettait Copé en juin dernier avec la suppression de la publicité sur les chaînes publiques, se réduit déjà à portion congrue ! Martin Bouygues le dit : « le marché publicitaire est très difficile à prévoir pour 2009 et il est en récession ». Faut-il une preuve supplémentaire ? Alors que le groupe devrait recruter entre 8 000 et 10 000 collaborateurs en France l'année prochaine, il n'y en aura pas un pour Bouygues Immobilier et TF1. Nada ! C'est dire ! La suppression de la publicité sur France Télévisions, c'est en réalité un coup de poing supplémentaire dans le portefeuille du groupe ! Et oui : TF1 va être taxée à 3% sur ses ventes d'espaces publicitaires et en même temps à 0,9% avec Bouygues Telecom (taxe sur les nouvelles technologies). Tout cela pour financer un service audiovisuel public... c'est vraiment trop injuste ! D'autant qu'au même moment, alors que Martin Bouygues se lance dans ces déclarations pétaradantes, surgit de derrière sa retraite dorée un « livre blanc » des grands pontes de la chaîne du bétonneur offert à Nicolas Sarkozy il y a tout juste un an - information confirmée par Nonce Paolini à l'AFP - qui réclame la fin de la publicité sur France Télévisions pour assainir le marché. « Cette "ponction" », y lit-on, « très significative sur le marché publicitaire, est pourtant minoritaire pour les besoins de financement du groupe public ». Et un peu plus loin, le document propose de déréguler la diffusion de la publicité sur les chaînes privées (au nom de l'harmonisation européenne qui a toujours bon dos au bon moment), propositions qui ont été en majorité reprises dans la loi actuellement en discussion au parlement. Étonnant, non ? Mais qu'on ne s'y trompe pas ! L'amitié de Bouygues et de Sarkozy depuis plus de trente ans n'est certainement pas à l'origine de ce « transfert d'idée ». Au contraire, explique Martin Bouygues : « je suis conscient du fait que nos relations ne doivent pas constituer un avantage pour le groupe Bouygues. Mais cela ne doit pas être un handicap non plus ». Ah bah alors si même être l'ami du président ne sert à rien... c'est doublement trop inzuste. Et si Patrick de Carolis décidait lui-même de supprimer la pub
Contexte : le projet de loi sur l'audiovisuel est toujours l'objet d'âpres discussions à l'Assemblée, la gauche fait tout ce qu'elle peut pour faire obstruction, un certain malaise parcourt même les rangs de la droite, à tel point que le gouvernement menace de le faire adopter par décret. Mais Gérard Larcher, président du Sénat qui en a dans le ciboulot, a suggéré hier une solution encore plus confortable pour tout le monde (sauf l'intéressé bien sûr) : Patrick De Carolis n'a qu'à prendre lui-même la décision de supprimer la publicité sur France Télévisions. En tant que président de la chaîne, il peut en effet prendre cette décision et se tirer une balle dans le pied. Car s'il est maître de ses grilles, donc de la pub qui y est présente, ou pas, il n'est pas maître de ses sources de financement. Il a donc toute latitude pour les supprimer, mais pas pour les remplacer. Vu tout le mal que Carolis pense de ce projet de loi audiovisuel concocté par l'Elysée, il doit vraiment se réjouir à l'idée de pouvoir prendre la décision de son plein de gré. |
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