Jean-Christophe Hembert




Plus connu sous le nom de Karadoc, Jean-Christophe Hembert est un comédien talentueux et un metteur en scène de théâtre.

Il revient pour Fluctuat sur l'aventure Kaamelott, et les futures suites possibles.

Le personnage de Karadoc dans Kaamelott ?

Alexandre Astier écrit pour les acteurs. Moi il avait envie de me mettre dans certaines situations donc je devais lui inspirer certaines choses. Comme souvent il écrivait dans la nuit même pour le lendemain, je pense qu'il s'est aperçu que mon personnage avait la qualité de pouvoir être mis partout. C'est un personnage qui n'a pas d'aigreur, le seul problème qu'il a c'est la gestion de la nourriture, mais vis-à-vis de ça il a une espèce de bonne santé. Je pense que dans l'échiquier global de Kaamelott, d'avoir un personnage que d'un coup on peut à mettre à droite à gauche, qu'on peut mettre dans des trucs terribles a priori sur le papier, comme il s'en sort toujours bien, du coup c'est propice à la comédie.

Votre apport au personnage de Karadoc ?

J'ai une bonne humeur naturelle. Je ne suis pas névrosé. Je pense que ça j'ai pu l'apporter au personnage. Après je n'ai jamais réfléchi à la question d'apport ou de pas apport, on avait un texte à jouer le matin, il fallait le savoir et essayer de le donner au mieux, comme il avait été écrit, c'était déjà beaucoup parce que c'est une chance qu'un auteur comme ça ait envie de vous écrire un truc. Donc après derrière il n'y a pas grand-chose à faire.

Le tournage de Kaamelott : studieux ou récréatif ?

Les textes étaient écrits la nuit, donc on arrivait le matin au maquillage et on a quinze pages de texte à apprendre ; une journée de tournage de Kaamelott c'était pas forcément drôle. C'était assez studieux. Par exemple, par souci d'économie, on faisait un décor par jour. Moi j'ai fait des journées de chambre, « chambre Karadoc », où d'un coup il y avait ma femme, d'un coup il y avait Arthur, donc on faisait dix, quinze séquences dans la journée, avec quinze textes différents. En fait il fallait apprendre pour la prochaine, on le fait « hop ! », et puis dès qu'on a fini on fait la suivante. C'était des journées assez studieuse donc.

Propos recueillis par Florence Chartier

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