Auteur-compositeur-interprète animatrice, Marianne James accumule les casquettes avec toujours en toile de fond la musique comme passion. A 11 ans, elle apprend la guitare auprès du musicien de jazz Antoine Petrucciani que le fils Michel accompagnera pendant des séances musicales. A 18 ans, elle quitte son Montélimar natal pour décrocher une licence de musicologie à la Sorbonne. Elle intègre le groupe "Les démones loulous" faisant l'Olympia en 1981 en première partie de
William Sheller. Six ans plus tard alors qu'elle fait la manche à Paris avec son amie de fac Hélène Halevi, Marianne James à l'idée de transposer leurs fausses chamailleries en un spectacle. Sa rencontre avec Véronique Vola (avec laquelle elle formera un duo pour des spectacles privés) finit de parfaire l'idée de ce qui s'appellera l'
Ultima Recital : un spectacle où une cantatrice exubérante et sa discrète pianiste se crêpent le chignon musicalement. Marianne James se crée un personnage colorée en Ulrika Von Glotte, une chanteuse lyrique (ce qu'est Marianne) tyrannique au répertoire aussi large que ses costumes, de Wagner à Debussy en passant par les
Sex Pistols. Si les pianistes qui l'accompagnent (Véronique Vola, Hélène Halevi, Ariane Cadier) et le répertoire changent au cours de la tournée du spectacle, Marianne James réussit à donner plus de caractère et de féminité à son personnage grâce aux conseils avisés du délirant Jango Edwards. L'œil de l'expert voit juste car le spectacle réajusté remporte en 1999 le Molière du meilleur spectacle musical et un franc succès auprès du public. La même année, la chanteuse sort son premier single (
Les Mandarines) et cinq ans plus tard elle devient juré de l'émission musicale de télé-réalité
La Nouvelle Star. Seule femme au sein du quatuor (avec
Manu Katché,
André Manoukian et Dove Attia), la brune s'impose par son franc-parler, son enthousiasme démonstratif et ses coups de gueule. Le succès de l'émission, dû en partie à ce jury éclectique, permet à Marianne James de voir sa notoriété exploser. Elle y tiendra sa place durant 4 ans, montant parallèlement un spectacle musical
Les caprices de Marianne et sortant, en 2006, son premier album sobrement intitulé
Marianne James. Ne rempilant pas pour la saison de l'émission en 2008, Marianne James poursuit sa carrière de chanteuse loin des plateaux oscillant entre le lyrique, le jazz de ses débuts et la comédie musicale en devenant Germaine Pivert, en 2008, dans l'adaptation sur les planches de
Rabbi Jacob.